20-11-2007, 19:50
Bonjour à tous,
Une prolepse ou une anticipation se trouve grâce au futur de l'indicatif. Il suffit d'imaginer qu'on connaît l'avenir. Dans Bilbo, Gandalf et le narrateur ne cessent d'en employer.
Un exemple que je développe dans mon livre "La quête du sens dans ........":
Alain a écrit :
L’endroit où les aigles vont déposer la compagnie ne ressemble pas aux étendues désertes qui indiquent un danger.
Le lieu est rassurant, du moins connu, civilisé : « il y avait des arbres, des chênes et des ormes », « de vastes étendues d’herbages », « une rivière ». Les aigles laissent leurs passagers sur une colline de pierre : les aigles et Gandalf se saluent courtoisement.
Comme ce moment du récit est peu palpitant, le narrateur va, par prolepse, intéresser son lecteur.
Deux nouvelles sont importantes. La première concerne le futur du Seigneur des Aigles qui portera une couronne d’or dont le métal sera offert par les Nains. Or les Aigles et les Nains ne s’apprécient pas beaucoup, si les Nains offrent de l’or aux aigles, c’est qu’ils vont devenir amis.
En outre, les Nains ont été dépossédés de leur or - c’est le but de leur quête -. Le lecteur connaît donc le résultat de la quête : les Nains vont récupérer leur or en tuant le dragon.
La fin de l’aventure est donc dévoilée. Pourquoi le lecteur continuerait-il sa lecture ? Le narrateur vient de mettre fin à tout suspense !
Dans la même prolepse, le narrateur nous avertit que « Bilbo ne le revit jamais, hormis de très loin et de très haut dans la bataille des Cinq Armées ».
Désormais, le lecteur sait que l'événement le plus important est ailleurs, dans une histoire - la guerre - dont le narrateur a habilement noué les intrigues.
Le lieu est rassurant, du moins connu, civilisé : « il y avait des arbres, des chênes et des ormes », « de vastes étendues d’herbages », « une rivière ». Les aigles laissent leurs passagers sur une colline de pierre : les aigles et Gandalf se saluent courtoisement.
Comme ce moment du récit est peu palpitant, le narrateur va, par prolepse, intéresser son lecteur.
Deux nouvelles sont importantes. La première concerne le futur du Seigneur des Aigles qui portera une couronne d’or dont le métal sera offert par les Nains. Or les Aigles et les Nains ne s’apprécient pas beaucoup, si les Nains offrent de l’or aux aigles, c’est qu’ils vont devenir amis.
En outre, les Nains ont été dépossédés de leur or - c’est le but de leur quête -. Le lecteur connaît donc le résultat de la quête : les Nains vont récupérer leur or en tuant le dragon.
La fin de l’aventure est donc dévoilée. Pourquoi le lecteur continuerait-il sa lecture ? Le narrateur vient de mettre fin à tout suspense !
Dans la même prolepse, le narrateur nous avertit que « Bilbo ne le revit jamais, hormis de très loin et de très haut dans la bataille des Cinq Armées ».
Désormais, le lecteur sait que l'événement le plus important est ailleurs, dans une histoire - la guerre - dont le narrateur a habilement noué les intrigues.
A +

