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Expositions temporaires & musées
#5
<br>infos sur des expos parisiennes:<p>L'été approche et bientôt l'exposition "<b><a href="http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/prochainement/tarzan/index.html"target="TARZAN"> TARZAN </a></b>" qui réjouira les elfes sylvains et autres funambules arboricoles du 16 juin au 27 septembre au Musée du Quai Branly.<p>Histoire de patienter, une double exposition va ouvrir dans les prochains jours simultanément au musée national du Moyen-Age (à l'Hotel de Cluny dans le 5ème) et au musée national de la Renaissance (au château d'Ecouen).<p>Cette manifestation est intitulée "<b><u>Le miroir et le bain</u></b>". <p>Elle est consacrée, du 20 mai au 21 septembre, aux soins du corps et à la toilette depuis l'antiquité.<p><img src="http://www.musee-renaissance.fr/images/pages/bitmaps/visuel%20beaute%20dijon.JPG"><p><a href="http://www.rmn.fr/Le-bain-et-le-miroir-Cluny"target="musée national du Moyen-Age">musée national du Moyen-Age </a> : <SMALL> En donnant à voir l’importation d’un modèle gréco-romain et l’héritage antique dans la pratique des soins du corps au Moyen Âge, l’exposition réunit un ensemble exceptionnel de deux cent cinquante œuvres venues des grandes collections publiques européennes qui renouvellent notre regard sur la société antique et la civilisation médiévale. A l’occasion de la réouverture du frigidarium restauré des thermes de Cluny, le musée propose une exposition qui traite du thème de la toilette et du bain et de la question de la cosmétique et du soin du corps que l’on découvre essentielle à l’Antiquité et au Moyen Âge. Les deux périodes sont représentées à travers une large variété d’objets : nécessaires de toilette comportant des boîtes à fards, vases à parfum, peignes, miroirs, des objets précieux et ordinaires mais aussi des petits outils de propreté. Des sculptures (portraits antiques et statues médiévales), peintures sur vases et peintures sur bois du XVe siècle complètent ce panorama de la beauté entre Antiquité et Moyen Âge. Une analyse chimique menée sur des produits cosmétiques apporte une dimension inédite au projet.<br><u>L’Antiquité</u><br>Le parcours de l’exposition est chronologique. Les sections consacrées à l’Antiquité évoquent les thermes et leurs décors avec notamment un ensemble de statues d’Aphrodite au bain, un thème hérité du IVe siècle et souvent repris par les copistes romains. Vestige de Pompéi, la peinture murale Echo et Narcisse, prêtée par le musée archéologique de Naples, côtoie des coquilles contenant des fards, issues du même site. L’évocation des soins du corps se poursuit avec des objets de la vie quotidienne, des fards, onguents et parfums. Le grand ensemble funéraire du tumulus d’Herstal (musées royaux de Belgique) souligne le souci de la beauté dans l’au-delà. La cosmétique et les parfums ont inspiré une véritable industrie du luxe. Des objets en métaux précieux provenant d’Italie (miroir de Boscoréale, trésor de l’Esquilin, ...) et des routes septentrionales de l’Empire comme le trésor de Augst (Augst, Römermuseum) voisinent avec des verreries, notamment les célèbres flacons provenant du musée romain-germanique de Cologne. La section de l’exposition consacrée aux formes qui traversent le temps - comme le miroir, le peigne et la pyxide – témoigne de la continuité des usages d’une époque à l’autre.<br><u>Le Moyen Âge</u><br>Les salles consacrées à l’ère médiévale, rompant avec l’image encore tenace d’un Moyen Âge obscur, montrent au contraire la variété et parfois le luxe des accessoires et des rituels de la toilette. La parure cosmétique d’Erfut (Weimar, TLDA) et les peignes gothiques délicatement sculptés sont des exemples du raffinement que pouvait atteindre certaines pièces. D’une grande complexité, l’art de la coiffure est évoqué à travers de remarquables sculptures dont l’élégante Marie-Madeleine en bois du musée de Cluny.<br>Loin d’être oubliés, les grands textes antiques sur la question des soins du corps sont reproduits dans des manuscrits somptueusement ornés que l’on pourra découvrir. Certains d’entre eux offrent des images exceptionnelles des bains médiévaux, tout comme la célèbre tapisserie du bain de la vie seigneuriale (musée de Cluny) qui clôt l’exposition.<br><u>Une dimension scientifique inédite</u><br>Afin de mieux connaître la composition des cosmétiques et leurs usages, une étude menée par le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF-CNRS) et un laboratoire privé a permis l’analyse de 144 échantillons de produits.<br>Des manuscrits antiques et médiévaux comme le Livre des simples médecines (Bibliothèque nationale de France, 1232) présentent les ingrédients utilisés et les différentes étapes pour la fabrication des cosmétiques. Ces recettes sont confrontées aux résultats des analyses scientifiques.</SMALL><p><a href="http://www.rmn.fr/Le-bain-et-le-miroir-Ecouen"target="musée national de la Renaissance">musée national de la Renaissance</a> : <SMALL> Cent trente objets et œuvres d’art réunis pour restituer au cérémonial de la beauté à la Renaissance toute sa dimension esthétique et sociale. Nécessaires de toilette, palettes à onguents et flacons à parfums, boîtes à fards, miroirs, peignes, éléments de parure des cheveux, sont replacés dans leur contexte et mis en regard de représentations peintes et sculptées. Cette confrontation entre la beauté parfois idéalisée propre aux artistes de la Renaissance et ces témoignages de la culture matérielle et quotidienne permet de mieux comprendre les usages d’une civilisation où l’apparence autant que le soin de soi joue un rôle non négligeable.<br><u>Du bain collectif au délassement aristocratique</u><br>Si les étuves populaires héritées de la période médiévale n’ont pas encore disparu, le bain incarne au XVIe siècle une forme de sociabilité nouvelle réservée à une élite cultivée et savante, emblématique du mode de vie aristocratique en Europe. Peintures, dessins et gravures de Primatice, Jean Mignon, et Luca Penni laissent entrevoir le luxe des appartements des bains à cette époque. Sobre et imposant, celui du château d’Ecouen, ouvert exceptionnellement le temps de l’exposition, est une éloquente démonstration de cet art de vivre au temps des Valois.<br><u>La cosmétologie : traités et « secrets de beauté »</u><br>Les soins de beauté complètent l’hygiène du corps. Grâce à l’imprimerie, savoirs et secrets font l’objet d’une diffusion sans précédent. La cosmétologie moderne n’est cependant constituée que de recettes empiriques d’onguents, d’eaux et de poudres.<br>Pour éviter les « enlevures » (boutons) ou « macules » (taches), pour combattre les ulcères et « oster les rides du visage », on se réfère à des formules testées par des proches. Conservé à la BnF l’étonnant recueil manuscrit de Claude Gouffier, Grand Ecuyer du roi, en fait l’inventaire. Ces recettes sont toutes datées et identifiées par les noms des personnes qui les fournirent telles Louise de Savoie ou Catherine de Médicis.<br><u>La toilette et ses accessoires</u><br>Le cérémonial de la toilette au cours duquel sont prodigués les soins de la peau et des cheveux, devient au cours du XVIe siècle l’un des privilèges du mode de vie raffiné adopté à la cour, au masculin comme au féminin.<br>Un genre pictural nouveau se développe : le portrait nu. A mi-corps devant sa table de toilette, dévêtue dans l’environnement familier de sa chambre, espace de réception et non d’intimité, la Dame à sa toilette (musée des Beaux-Arts de Dijon) se définit par une beauté radieuse inspirée des canons antiques, un corps à la fois sacralisé et sensuel.<br>Cette vocation sociale de la chambre justifie qu’on dispose sur la table de toilette des accessoires composés de matières précieuses : miroirs, peignes et brosses, cure-dents et cure-oreille, éléments de parure, un rarissime coffret-nécessaire de toilette du musée historique de Bâle, têtes de martres (en cristal de roche) censées éloigner les puces, etc…<br>L’exposition se conclut par une évocation des fragrances utilisées à travers la présentation de toute une variété de luxueux conditionnements : délicat flacon en or serti d’opales prêté par le musée de Londres, étonnants bijoux en forme de pommes de senteurs qui s’ouvrent en plusieurs compartiments parfumés, perles de rosaires imprégnées de senteurs. Tous ces objets précieux et insolites, attestent du raffinement de la civilisation de la Renaissance jusque dans ses aspects les plus intimes.</small><p>Je connais des visiteurs (et -teuses) du marché médiéval de Pontoise qui vont pouvoir compléter leurs connaissances et leur panoplie.<p>Silmo
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