merci de consacrer quelques instants de ton précieux temps de chercheur bien occupée au vilain canard - ton serviteur - qui s'est fait la spécialité - décidemment - des critiques fort peu fondées...
j'adore ces petites remarques in cauda vananum, qui dénotent à quel point certaines interventions sont authentiquement dénuées d'acrimonie.
Je pense que tu n'est pas sans savoir que les données linguistiques, lorsqu'elles sont présentées sorties telles quelles du texte et sans un minimum d'analyse plus large du contexte, peuvent amener aussi directement à une interprétation personnelle et discutable.
En ce qui concerne le Conseil d'Elrond, comme le rappelle Silmo, il faut bien distinguer deux choses : tout d'abord que le rassemblement des personnages à Imladris en cet automne 3018 n'est pas le fait d'une convocation d'Elrond. Puis que le Conseil d'Elrond proprement dit est une assemblée où sont conviés - c'est dans cet esprit qu'il faut interpréter le terme summon, évoqué à une seule reprise par Gloin, personnage particulièrement essentiel au regard de ce qui se trame, lors d'une conversation amicale avec Frodo.
Au regard des autres termes que tu soulignes : wanted et bidden, je ne vois vraiment pas - sauf ton respect - où est l'argumentation linguistique pour soutenir l'hypothèse d'une convocation...
Enfin, c'est l'interprétation qui découle de cette idée de "convocation" que je persiste à contester ouvertement. En effet, dans ton essai sur les Seigneurs du Seigneur des Anneaux, tu ajoutes (p 134 du Livre) que "c'est là sans doute manoeuvre habile de la part d'[Elrond] qui aimerait faire croire à ses interlocuteurs qu'ils sont venus de leur plein gré, ceux qui est faut comme chacun des membres présents le sait".
C'est surtout cette phrase qui m'avait fait bondir à l'époque et qui continue de me faire bondir aujourd'hui, d'autant qu'elle tranche impitoyablement avec le reste de la très bonne qualité de ton essai. Nous sommes en effet ici dans ce que tu sembles conspuer, à savoir une interprétation personnelle et discutable.
Par ailleurs, je suis un pauvre petit agent administratif bien occupée et n'ai pas le temps de m'atteler à une réponse plus circonstanciée aujourd'hui, vu que le devoir m'appelle et que je n'ai toujours pas pris le temps de grignoter un morceau.
Mais l'ensemble du fuseau ici présent, si on prend la peine de le lire en entier sans tout prendre comme une attaque personnelle - il n'y en a aucune, à ce que j'ai pu relire, et surtout pas de ma part - récapitule à lui seul l'analyse du problème.
Pendant que j'y pense, voici au passage le lien vers la critique plus globale que j'ai voulu la plus objective possible du livre dirigé par Leo Carruthers : http://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/col-tma.
I.

