La contradiction est tout de même à nuancer. D'un côté, dans les Laws, il n'est pas dit que l'art de la chasse et de la guerre empêche les talents de guérison mais qu'il les diminue (Home X, 213). D'un autre côté — j'insiste :) —, Elrond, Aragorn, Beleg, ne se montrent pas des amoureux de la bataille ; et, même s'il ne s'agit pas d'un guérisseur, je renvoie à l'exemple de Faramir quant à son rapport à la guerre, et à ce qui le distingue de Boromir d'extérieur si semblable (cf. ici, et avec force détail là (le 06-07-2008 à 18:40)).
D'ailleurs, Beleg est de loin le plus actif je dirais sur ce terrain, d'entre les trois illustres personnages évoqués (et si l'on compare avec Túrin, tous deux confrontés aux mêmes nécessités de l'époque, Beleg n'était pas encore ce qu'on pouvait faire de plus actif) et il est aussi me semble-t-il parmi ces trois-là le moins remarquable en matière de guérison. Elrond ne s'avance pas comme chef de guerre au moment de la Guerre de l'Anneau, tandis qu'il n'est pas présenté comme un grand guérisseur à l'époque où il était le héraut de Gil-Galad.
L'on peut penser, quoiqu'il en soit, que le pouvoir de guérison de ces trois-là était donc tout de même diminué. Qu'est-ce que ça devait être alors en principe ?! :)
Yyr
PS : C'est Laegalad qu'il faut rassurer : malgré force de plaidoiries, elle ne parvient pas à reconnaître à Túrin quelque circonstance atténuante que ce soit ... ;)
PPS : Je serais surpris que Tolkien n'infère pas sur ma thèse comme en beaucoup de choses ; je me suis d'ailleurs offert le luxe de faire l'an dernier mon exposé d'anglais en appliquant le Lai d'Aotrou & Itroun au cœur des enjeux actuels des biotechnologies :)
PPPS : Avant mes études médicales, j'ai fait des études elfiques, et les Elfes c'est ce qui me plaisait le plus :).

