Et mené de main de maître :)
Je suis aussi stupéfait de ce qui me manque, de n'avoir pu prendre le temps encore de lire On Fairy-Stories. Un immense merci, cher Sosryko !!! Un merci immense et ému. Avais-je oublié à quel point le regard du Professeur pouvait voir au loin, et sa poésie nous parler ... de nous ? Et combien elle m'avait apporté et m'apporte toujours ?
Comme Silmo l'a dit, je suis hors-jeu pendant un mois absolument incompressible (en revanche, cher François, je n'avais pas exposé l'idée « que la Machine prenant le dessus, l'humain ne parviendra plus à la maitriser » mais que cela est déjà le cas et encore que c'est la technique qui adapte maintenant l'homme à ses besoins ; hé ! hé ! ton optimisme a-t-il déjà, le temps d'une nuit, atténué la portée de mon accusation ? ;) moi aussi, je dois argumenter, je sais, mais je suis privilégié : lorsque mes examens seront terminés, Sosryko aura déjà fait tous les plis ; j'espère juste qu'il lui manque un roi et que je serai appelé :)) ; je passe juste le temps de (re)donner deux références.
La première, parce qu'elle est celle justement qui clôturait le fuseau du sens de l'histoire (le 22 mai 2003), référence qui me semble-t-il épousait parfaitement la première citation de Tolkien donnée par Sosryko au début de la nouvelle discussion ([emphase]« l'intention première dans la magia [...] »[/emphase]). Ainsi les deux références, l'une à la fin de l'ancien fuseau, l'autre au début du nouveau, se répondent-elles parfaitement :)
La deuxième est tirée de l'histoire qui, nous le verrons (je suppose que Sosryko l'a gardé pour la suite, sinon j'aurai quelques idées à partager), résume tellement de choses, cette histoire du Maître Anneau, l'artefact ultime de la Magie, l'Anneau de Puissance :
Lorsque je lis des réactions comme celle de Stéphanie ;) je vois ce que ce thème a de vivant et de parlant ici et maintenant. Face à la [emphase]« richesse et la beauté »[/emphase] du progrès, la [emphase]« perfection »[/emphase] de son développement, quoi de plus naturel que de le trouver [emphase]« admirable et grandement précieux »[/emphase] ! Mais sommes-nous libres ? Pouvons-nous [emphase]« [nous] propos[er] de le jeter loin de [nous] »[/emphase] ? essayer de le [emphase]« soupeser »[/emphase] en nous [emphase]« efforçant de penser à tout ce que [nous ont] dit »[/emphase] Tolkien, Valéry, ... ? Rien qu'un instant ? En fait, l'aventure paraît jouée d'avance : comment, écrivait Ellul (je paraphrase), comment l'homme pourrait-il critiquer le phénomène technicien, lequel a déjà modifié l'homme en un homme technicien c-à-d. qui correspond à la technique ? Que l'on essaie un instant [emphase]« de le jeter loin de soi »[/emphase], l'on s'aperçoit [emphase]« qu'[on] l'a déjà remis dans sa poche »[/emphase] !
Il y a, pour répondre à Stéphanie, entre Internet et Faërie, la même différence qu'entre Magie et Enchantement ;). Et cette confusion explique sans doute quelques-unes des divergences apparues par-ici (à partir de là exactement) entre autres. Je me souviens toujours avec un amusement complice, de cet été, pas si lointain, où un bon nombre de jrrvfiens s'étaient retrouvés au Jardin des Plantes à paris, et tous étaient toujours sans téléphone portable (quoique, je crois que Cathy en avait un mais c'était celui de sa fille, c'était donc un accident :)) ; mes collègues de travail me regardaient partir à ce rendez-vous comme un extra-terrestre :). À ce sujet, l'un de nos amis communs, spécialement arbresque devrais-je dire :), a récemment cédé à l'acquisition d'un téléphone portable, « par nécessité » ; il l'a nommé Bauglir (s. lit. 'la contrainte', surnom de Morgoth) et l'utiliser se dit pour lui « chevaucher Bauglir » ;)
Yyr

