20-08-2019, 20:49
Ce soir, Esteldil me racontait les premiers épisodes de Starwars (qu'il n'a pas vu mais lu) et cela m'a fait me rappeler un enchaînement fatal qui a lieu parce que l'on a essayé de l'empêcher — avec là encore quelqu'un à la manœuvre qui avait un certain pouvoir, mais surtout dans ses tromperies. Il s'agit de la mort de Padme Amidala en couches, ce qu'Anakin Skylwalker avait entrevu en songe (envoyé par Darth Sidious ?). Il va vouloir à tout prix l'empêcher, quitte à basculer du Côté Obscur ... Et c'est ce basculement qui, visiblement (enfin, je l'ai compris comme cela), va faire mourir son épouse de chagrin ...
Un mot ici de Peter J. Kreeft qui, dans The philosophy of Tolkien, propose une lecture philosophique du SdA.
Là encore, la question de la liberté s'inscrit volontiers dans le cadre de la dialectique entre le destin et le libre arbitre :
- La providence (« ce qui pourvoit », provide, concept chrétien se substituant aux concepts païens de destin, fate, et hasard,chance) est ce qui forme le dessin de la tapisserie, de l'intrigue, du Sda.
- Dans ce cadre, la question de savoir si nous sommes libres ou destinés est une énigme.
- En fait, nous ne pouvons pas ne pas être les deux à la fois : avec un accent très tolkienien, l'auteur suggère il n'y a pas d'histoire sans « prédestination » car ce serait une histoire sans auteur, ni sans libre arbitre car ce serait une histoire de machines : dans les deux cas ça ne serait pas une histoire.
- Des arguments philosophiques en faveur de la compatibilité entre les deux ont été donnés par saint Thomas d'Aquin (la toute puissance de Dieu qui garantit la possibilité du libre arbitre de l'homme) et par Boèce (cf. supra ; l'auteur renvoie aussi à un passage de C. S. Lewis dans Mere Christianity).
- Nous faisons tous l'expérience du libre arbitre et aussi de ce que ce libre arbitre est parfois à la merci d'une force interne, comme dans une addiction, où notre liberté peut avoir tourné à l'esclavage en fonction des choix posés précédemment (nous pouvons aliéner notre liberté) : ainsi de l'Anneau — & cela nous renvoie à la très belle et touchante réflexion initiée par Lambertine : se forger son propre anneau.
Un mot ici de Peter J. Kreeft qui, dans The philosophy of Tolkien, propose une lecture philosophique du SdA.
Là encore, la question de la liberté s'inscrit volontiers dans le cadre de la dialectique entre le destin et le libre arbitre :
- La providence (« ce qui pourvoit », provide, concept chrétien se substituant aux concepts païens de destin, fate, et hasard,chance) est ce qui forme le dessin de la tapisserie, de l'intrigue, du Sda.
- Dans ce cadre, la question de savoir si nous sommes libres ou destinés est une énigme.
- En fait, nous ne pouvons pas ne pas être les deux à la fois : avec un accent très tolkienien, l'auteur suggère il n'y a pas d'histoire sans « prédestination » car ce serait une histoire sans auteur, ni sans libre arbitre car ce serait une histoire de machines : dans les deux cas ça ne serait pas une histoire.
- Des arguments philosophiques en faveur de la compatibilité entre les deux ont été donnés par saint Thomas d'Aquin (la toute puissance de Dieu qui garantit la possibilité du libre arbitre de l'homme) et par Boèce (cf. supra ; l'auteur renvoie aussi à un passage de C. S. Lewis dans Mere Christianity).
- Nous faisons tous l'expérience du libre arbitre et aussi de ce que ce libre arbitre est parfois à la merci d'une force interne, comme dans une addiction, où notre liberté peut avoir tourné à l'esclavage en fonction des choix posés précédemment (nous pouvons aliéner notre liberté) : ainsi de l'Anneau — & cela nous renvoie à la très belle et touchante réflexion initiée par Lambertine : se forger son propre anneau.

