10-06-2009, 17:28
Mouais... Il me semble que cette façon d'utiliser le mot "pitié" est la plus usuelle. "What a pity" ou "tu me fais pitié" n'impliquent aucune action charitable. C'est peut-être là que ce trouve la différence entre la pitié "théologique", celle de Gandalf, et la pitié courante. Il me semble que Sam, même s'il se méfie de Gollum comme de la peste, le trouve bel et bien "pitoyable". Je peux aussi avoir pitié de bien des gens sans pouvoir agir pour eux. A l'opposé, je crois que ce sentiment de pitié est loin d'être indispensable à l'action en faveur des personnes dans la détresse. Un médecin, un assistant social, un prêtre (ou un gardien de prison) peuvent adoucir ou guérir bien des souffrance sans pitié. Avec de la compétence, de la confiance, de l'amour ou les trois.
Quant au libre-arbitre, c'est un vaste sujet. Oui, en théorie, nous avons tous la possibilité de dire "non", et dans les faits, la plupart des gens le disent. D'ailleurs, même, la plupart des gens qui descendent la première marche n'iront pas bien loin et ne sombreront pas dans la déchéance. Le premier joint n'est que rarement la première étape vers l'overdose d'héroïne. Mais l'overdose d'héroïne vient rarement sans un premier joint.
Et le libre-arbitre d'un enfant timide et maltraité n'est pas le même que celui d'un gamin aimé, aidé et bien dans sa peau.

