MAR. [En parlant d'un bâtiment; corresp. à atterrir2] Action d'atterrir, de prendre terre.(...) "J'aurais donné je ne sais quoi pour pénétrer sous ces mystérieux ombrages et rien n'était plus simple que de dire au capitaine de s'arrêter, puisqu'il était convenu que nous disposions à notre gré du navire. Précisément l'on passa devant plusieurs points, dépouillés de roseaux, où l'atterrissage eût été des plus faciles."
GIDE, Voyage au Congo, 1927, p. 845.
Les sens pour l'aéronautique et l'astronautique sont indiqués "par analogie".
Idem pour "atterrir":
"On désancra pour gagner la rade et le port de Baltimore : en approchant, les eaux se rétrécirent; elles étaient lisses et immobiles; (...). Nous amarrâmes au quai du port. Je dormis à bord et n'atterris que le lendemain."
CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 1, 1848, p. 275.
"« Au rivage, Pencroff! » dit Cyrus Smith. En quelques coups d'aviron, la pirogue atterrissait au fond d'une petite anse, et ses passagers sautaient sur la grève."
VERNE, L'Île mystérieuse, 1874, p. 221.
On resterait donc dans le vocabulaire maritime, avec un terme un peu vieillot certes par rapport à son acceptation moderne, mais tout à fait dans le ton sans qu'il soit utile de réviser la traduction. Ledoux n'est pas si mauvais ;-)
Didier

