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Mémoire sur le SdA (mythologie gréco-latine)
#19
Yyr a dit :
Pour le « latin des haut-Elfes » l'expression ne nous renverra sur rien, je pense, en matière de symbole ou de mythe ... il s'agissait juste d'une expression pour faire comprendre au lecteur la différence, à l'époque de la Guerre de l'Anneau, entre le quenya et une langue elfique demeurée vivante comme le sindarin : le quenya n'était plus utilisée que dans les livres ou les cérémonies ...

C'est oublier que son statut de langue valinorienne lui donne un statut comparable à celui du latin avant Vatican 2 : c'est non seulement la langue de la connaissance, mais elle est, en quelque sorte, bénie.

Par ailleurs, il existe d'importants rapprochements entre le latin et le quenya, comme l'indique Tolkien dans la Lettre n° 144 :

Tolkien a écrit :
The archaic language of lore is meant to be a kind of ‘Elven-latin’, and by transcribing it into a spelling closely resembling that of Latin (except that y is only used as a consonant, as y in E. Yes) the similarity to Latin has been increased ocularly. Actually it might be said to be composed on a Latin basis with two other (main) ingredients that happen to give me ‘phonaesthetic’ pleasure: Finnish and Greek. It is however less consonantal than any of the three. This language is High-elven or in its own terms Quenya (Elvish).

Ces similarités ont été étudiées par les spécialistes. On trouve ici un des résumés les plus détaillés.
Priscille a dit :
En parlant de Denethor, assurément caractérisé par l'ubris/hybris (de même, d'ailleurs, que Sarouman), je me demandais si ce "défaut", provenant clairement de la tragédie grecque, était également un lieu commun, qu'on retrouve également dans la mythologie nordique, que je connais relativement peu.

Pour autant que je puisse en juger, étant loin d'être un spécialiste du sujet, la problématique de l'hybris n'existe tout simplement pas dans la culture germano-scandinave antérieure à la christianisation. Tolkien s'attache justement à la question de l'ofermod dans The Homecoming of Beorhtnoth Beorhthelm's Son, estimant que le poète condamnait l'orgueil de Beorhtnoth, ce qui était inhabituel. Cela dit, cette interprétation fait toujours débat, Tom Shippey estimant qu'il s'agit là d'un point où Tolkien se serait fourvoyé.
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