Voici l'idée : au cours de ma relecture, plusieurs réflexions me sont venues à l'esprit qui ne méritent pas à un sujet chacune. Ce fuseau pourra donc servir de fourre-tout à ceux qui, lisant ou relisant l'un des écrits de Tolkien, souhaitent partager une remarque, une petite réflexion, voire un sentiment ou une simple impression.
Pour ma part, j'ai commencé par prendre des notes que je retranscris ici. Comme vous pouvez le voir, j'ai été rapidement pris dans l'histoire et je n'avais plus envie d'en ressortir ; ces réflexions concernent donc surtout les premiers chapitres... Bien sûr, chacun est libre de participer à sa façon!
"La Communauté de l'Anneau", chapitre 1 (Une réception depuis longtemps attendue): Le ton de ce chapitre est radicalement différent des autres, beaucoup plus proche du Hobbit, d'une certaine manière. Je comprends qu'il puisse sembler longuet au lecteur pressé d'entrer dans le vif du sujet, mais c'est un véritable régal pour qui veut prendre son temps (en fait, cette dernière remarque vaut d'ailleurs pour l'ensemble du livre). On sent que l'auteur s'amuse, et je ne peux m'empêcher de l'imaginer sa pipe à la bouche et le sourire aux lèvres contant l'histoire à un parterre d'enfants tout ouïe (oui, ça ne s'est pas passé comme ça, mais rêvons un peu!). Prenons par exemple la liste de cadeaux avec les messages personnels adressés par Bilbo : quelque chose me dit que Tolkien se fait rire lui-même à ce moment, et qu'il a dû se retenir de ne pas prolonger cette liste indéfiniment!
"La Communauté de l'Anneau", chapitre 2 (L'ombre du passé): Il s'agit de ma je-ne-sais-quantième relecture, et c'est pourtant la première fois que je remarque ce qui m'apparaît maintenant comme le nez au milieu de la figure : "La peur semblait étendre une vaste main, comme un nuage sombre qui se lèverait à l'Orient pour l'engloutir." Cette phrase présage de façon très exacte le trépas de Sauron à la fin du Retour du Roi! On sait que c'est un procédé auquel Tolkien a souvent recours. Je me demande si j'aurai beaucoup de "surprises" de ce genre au fil de ma relecture?
"La Communauté de l'Anneau", chapitre 6 (La Vieille Forêt): À mon avis, il n'est pas anodin que des quatre Hobbits, ce sont Merry et Pippin qui se font absorber par l'Homme-Saule : en mettant ce passage en parallèle avec leur rencontre avec Sylvebarbe, on constate qu'ils ont fait tous deux les expériences opposées de la malveillance puis de la bienveillance des arbres. Il me semble qu'il ne leur arrive rien de particulier dans la Lorien, l'autre forêt qu'ils traverseront, mais celle-ci diffère des deux autres dans le fait qu'elle est habitée par tout un peuple relativement proche des humains, "civilisée" pourrait-on dire. Ce que Merry et Pippin sont les seuls à vivre est encore plus primordial, encore plus proche des forces de la nature, car c'est à la Nature même ou à ses avatars qu'ils ont affaire, à des arbres "vivants", non à aux êtres "intermédiaires" que sont les Elfes.
"Les Deux Tours", chapitre 4 (Sylvebarbe) : En rapport avec la remarque précédente, je remarque une sorte de symétrie symbolique dans le comportement des deux "arbres" : là où l'Homme-Saule avale les deux Hobbits, comme pour les ingérer, Sylvebarbe au contraire les nourrit avec sa propre boisson (avec les effets corporels positifs que l'on sait, tandis qu'ils seraient certainement morts à l'intérieur de l'Homme-Saule, que soit coupés en deux ou asphyxiés/déshydratés/morts de faim).
Voilà où j'en suis dans ma lecture. Je posterai sans doute pas mal d'autres remarques, en espérant lire les vôtres!
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Heu, les balises ne fonctionnent pas? Je n'arrive ni à souligner, ni à citer, ni à mettre en italiques... Pourtant, ça marchait sur le fuseau de "An Unexpected Journey". Tant pis, recours massif aux guillemets.

