Mais dès le second message, les balises deviennent actives et tout fonctionne normalement :)
Intéressants d'ailleurs, ces détails sur l'édition de 72. La remarque sur la carte me fait penser que j'ai lu cet été Le Silmarillion en anglais pour la première fois, dans une "belle" édition ; j'avais emprunté le livre à la Grande Bibliothèque de Montréal, pestant un peu parce que, lisant énormément dans les transports en commun, je préfère d'ordinaire les éditions de poche, plus maniables. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir dans la couverture une immense et splendide carte pliée en quatre! Je m'y suis constamment référé, et ça a radicalement amélioré mon expérience de lecture!
À part ça, ma relecture du Seigneur est achevée. Je posterai mes différentes notes un peu plus tard (bien qu'au bout d'un moment j'aie cessé d'en prendre, ne voulant plus décrocher du livre ; espérons que ma mémoire compense ma paresse!), mais globalement j'ai constaté, ou plutôt reconstaté deux choses (ce ne sont pas des scoops). D'abord, il s'agit vraiment d'un livre qui gagne à être relu, par rapport aux lectures connexes bien sûr (il faut avoir lu Le Silmarillion, au moins, pour l'apprécier à sa juste valeur), mais aussi à différentes époques de la vie. Je l'ai lu pour la première fois à 14 ans, j'en aurai bientôt 26, et je suis sûr que dans dix ans comme dans cinquante, j'y trouverai encore de la beauté, de l'émotion et matière à réflexion. Comme dit Frodo : "La Comté ne sera plus la même, parce que je ne serai plus le même" ; il en va de même des grands livres, mais dans leur cas, c'est une bonne chose.
Et aussi, je suis frappé de constater à quel point Le Seigneur des Anneaux est une lecture qui fait bien. C'est difficile à expliquer. Ce livre ne nie ni le mal, ni la perte, ni l'affliction, ni de le désespoir, et pourtant il s'en dégage une sorte d'optimisme mélancolique. Il faut faire ce qu'on a à faire du mieux qu'on peut, et cela suffira ou pas - mais normalement, ça suffit ; et les Elfes quittent la Terre du Milieu, car c'était le prix à payer pour qu'elle reste libre - moins belle, moins magique, mais libre. J'ai pas les mots pour l'exprimer comme je le voudrais, mais c'est vraiment un livre qui me donne du courage.

