28-01-2004, 19:16
Bon, je n'ai pas encore achevé ma lecture, mais vu que c'est un pavé, je préfère faire mes premiers commentaires en attendant la suite.<p>Tout d'abord, je précise que je lis ce livre dans l'ordre, et que c'est franchement un labeur. Je pense que les articles auraient dûs être mis en première partie, parce qu'ils éveillent l'esprit à la "fantaisie", et émoustillent notre goût incomparable pour le merveilleux. Nous faire entrer tout de suite dans des études de spécialiste est très fastidieux, et a failli me faire oublier qu'ils y avait un tas d'excellent articles derrière.<br>Même la letre de Tolkien, étant donnée qu'elle est explicitement mentionnée sur la couverture, aurait dû être placée en fin d'ouvrage (qu'on aurait voulu poursuivre ne serait-ce que pour aboutir à cette lettre si fameuse).<p>Là, j'ai le sentiment de sortir d'une champs de ronce, parmis lesquels se trouvaient évidemment quelques trésors, avant d'entrer enfin, avec les articles de Michaël et d'Irène Fernandez, dans la forêt de Lothlorien. Je doute que des elcteurs non convaincus d'avance fassent autant d'efforts !<p>Sinon, j'admire encore une fois la qualité des recherches entreprises, et en particulier celles de Michaël qui est allé jusqu'à retrouver toutes les références culturelles utiles à la compréhension des écrits du père Bouyer.<br>L'étude qui précède les textes est cependant un peu trop longue, et en dit plus que ce que les textes finalement livrés ne nous disent. J'étais presque un peu déçu par la sobriété des mentions faites à Tolkien par le père Bouyer après une étude aussi poussée de Michaël.<p>De même, l'article sur Numinor est finalement moins intéressante que ne le prévoyait le titre, puisqu'il ne s'agit que d'une étude de terminologie. j'ai quand même été intéressé de voir comment Bergier était capable de prendre n'importe quel témoignage pour argent comptant... ce qui explique sans doute le contenu étonnant de son livre : <i>le matin des magiciens</i> !<p>Et pour terminer, je doisavouer n'être pas satisfait des traduction de l'anglais généralement utilisée dans cette première partie. La lettre 131 est extrèmement difficile, car l'original lui même est tout sauf limpide, mais le texte français obscurcit le texte plus encore que l'anglais, pour vouloir conserver des formules courtes, sans doute. Certains choix de traduction m'ont d'ailleurs ennuyés. Tout comme les rares traduction du Home V dans l'étude d'Eriol.<br>Je trouve qu'en général elles obscurcissent (bien qu'elles ne le trahissent pas) le sens du texte original.<p>Voilà, un peu trop de critiques, mais je parcoure désormais les vertes prairies des études merveilleuses, et l'article d'Irène Fernadez m'enchante déjà comme un sortilège !

