06-01-2004, 14:49
<font color=gray><small>Michaël : Marjorie Burns écrit : "The Silmarillion opens with Eru, the One, an image not all incompatible with monotheistic belief. But then - immediately following this - we hear how the One created the Holy Ones. These are the Ainur, the "offspring of [Eru's] thought (...) with him before aught else was made" (S Ain. § 1). He is "the One" ; they are the "Ones", closely related titles, which suggests that the Ainur are, paradoxically, the plurality of Eru's singular state. They are the "s's" added to his indivisibility" (M. Burns, "All in One, One in All", in N.-I. Agoy, éd., Between Faith and Fiction, Arda Special 1, 1998, p. 9, voir le compte rendu dans La Feuille de la Compagnie n°1, p. 109.)<p>Cathy : La traduction des "Saints-Uniques" m'a bien plu pour rendre l'idée de la multiplicité de l'unité, comme il est d'ailleurs bien précisé dans l'Ainulindalë.<p>Vin' : pour ma part, j'avoue que le O majuscule me fait penser ques les "Holy Ones" sont un peu plus que des "Holy ones". [...] Alors traduire "the Ones" (car c'est bien là le nom) par les "Uniques" (en faisant avec ce que la langue française nous permet), pourquoi pas... Je dirai plutôt "Entité", car je ne pense pas, compte tenu de la suite, que Tolkien ai voulu come le suggère cette Marjorie Burns, évoquer dans les Ainurs "la pluralité de l'état singulier d'Eru", la multiplicité de son unicité.</small></font><p><p>Certes :)<p>Mais mon propos ne se situe pas au niveau de la question : <i>"y a-t-il pluralité de l'état singulier d'Eru dans les Ainur ?"</i>. Cette question est très intéressante, et <i>proposer</i> cette lecture ne me choque pas. J'ai d'ailleurs bien aimé les quelques lignes de Michaël à ce sujet dans son article. Ce qui attire mon attention, et qui me fait attirer la vôtre ici, est que traduire l'introduction de l'<i>Ainulindalë</i> de la sorte <i>force</i> cette lecture. Une surtraduction donc à mon sens <small>(les <i>lambendili (q. 'amoureux des langues')</i> sont généralement pinailleurs ;) ...)</small><p>Or, si effectivement on peut lire dans 'Holy Ones', soit 'les Uniques qui sont Saints', soit 'les Entités qui sont Saintes', soit enfin 'Ceux qui sont Saints', et si on peut justifier toutes ces différentes <i>lectures</i> par ailleurs (heureusement), il me semble que la <i>traduction</i>, elle, compte-tenu de ce que j'ai observé plus haut, serait plus fidèle en se contentant d'écrire : 'les Saints' = 'Ceux qui sont Saints' *, parce que 'Holy Ones' vient ici, comme dans les <i>Etymologies (HOME V)</i> d'ailleurs, en traduction de <b>Ainur</b> (comme 'One' vient en traduction de <b>Eru</b>).<p>Dans <b>Ainur</b> il n'y a uniquement et exclusivement que le sens de 'Saint' - plusieurs fois attesté. En elfique comme en français ou en anglais, s'il s'était agit de préciser une dimension supplémentaire, le mot aurait été composé ou issu d'une composition. Exemple : le Saint-Esprit se dit en quenya <b>Aire-fëa</b>. (dans le cas présent, pour marquer la singularité, on aurait sans doute associé la racine √ER )<p>Mais j'ai peut-être manqué quelque chose ; à ce propos, les <i>lambendili</i> sont-ils tous encore au Réveillon ? :) <small>Allons, allons, il y en a au moins un de rentré déjà je le sais re-;)</small><p><p>Jérôme<p><p><small>* Ce qui n'ôte rien à l'analyse de M. B. et Michaël ; mais ma problématique n'est pas là ... :)</small>

