01-03-2004, 13:44
<font color=#808080><small>Sosryko : <i>Il y eut Eru, Celui qui est Un, qu’en Arda on appelle Ilúvatar ; et il créa d’abord les Ainur, Ceux qui sont Saints, qu’il engendra de sa pensée, […] [Sil.]</i></small></font><p>Pour "Celui qui est Un", je lui ferai le même reproche que pour "l'Un", à savoir une connotation trop explicitement philosophique par rapport à ce que dit le texte, comme je l'évoque ici : dans les traditions elda-númenóréennes, Eru n'est pas tant ineffable que cela ; il est dit, je crois, et ce, bien plus théologiquement que philosophiquement. Ce qui, en lien avec la forme du nom en <b>er-</b> 'singularité, unicité' (cf. Bertrand plus haut, là aussi, et encore l'index du <i>Silmarillion</i> : 'Celui qui est Seul'), me fait préférer "l'Unique".<p>L'idée de l'assonance me plaît ; reste à voir si, en transposant, "Celui qui est Unique" ne renforce pas trop la sémantique d'unicité <small>(Voir alors, à l'occasion, si elle est intéressante en dehors de l'écrit de Christopher pour les textes de HOME qui eux ne mettent pas les deux termes en rapport).</small> Poétiquement c'est très beau ; mais sémantiquement, ne forçons-nous pas trop la traduction ? ... Arrivés ici, il y a sans doute plusieurs réponses possibles ... et toutes sont utiles ne serait-ce qu'à contempler et faire résonner :)<p>Enfin, même s'il est intéressant d'aborder une sémantique plus "glorieuse" que "sainte" <small>(il y aurait là à discuter de chose passionnantes ... :))</small>, je trouve que l'on s'écarte de la sémantique originelle stricte. Comme cette sémantique de sainteté sera reprise en quelques occasions dans le Conte d'Arda, sauf erreur de ma part, autour d'Aman et des Valar (principalement de Manwë et Varda), elle me paraît devoir être reproduite le plus fidèlement possible.<p>Jérôme ;)

