Merci pour toutes ces clarifications, Sosryko!
Concernant les moments et/ou personnages d'allégorie nécessaire chez Tolkien, je pense que l'exemple de Tom que tu cites est le plus judicieux. Pourtant, dans son mode même cette "allégorie" ne reprend pas totalement le principe - encore une fois le personnage peut être apprécié et la lecture des chapitres le concernant font sens même sans la référence allégorique.
Je te concède tout à fait que l'aspect allégorique de Tom est plus marqué du Légendaire. C'est notamment ce que montre, à mon avis, l'immanquable sentiment de mystère autour du personnage qui saisit un grand nombre de lecteurs (il suffit de se rappeler le nombre de messages posant la question "Qui est Tom Bombadil?", messages auxquels tu as apporté à plusieurs reprise la réponse la plus complète que j'ai pu lire).
Je me dis que cela tient aussi et surtout à cette absence de complétude "romanesque" : Tom est mystérieux parce qu'il n'entre pas dans une grille de lecture comparable aux autres personnages : sa "nature allégorique", il la conserve en effet "jusqu'au sein du Légendaire" car c'est bien elle qui fait qu'il ne prend pleinement sens qu'en étant envisagé à cheval entre le Légendaire et des références hors du Légendaire. Mais s'il était totalement allégorique, il aurait sans doute cette apparence de personnage en carton creux que peuvent être, par exemple, les déesses de Raison, Justice et Droiture dans La Cité des Dames de Christine de Pizan et on ne s'intéresserait alors qu'au contenu de son discours, ou bien on ne chercherait le sens de ses actes que dans la référence externe. Ce que l'esthétique du SdA n'aurait pas pu admettre - cela aurait créer une rupture vis-à-vis du traitement général des personnage beaucoup trop marquée. Qu'en-penses-tu?
Concernant les moments et/ou personnages d'allégorie nécessaire chez Tolkien, je pense que l'exemple de Tom que tu cites est le plus judicieux. Pourtant, dans son mode même cette "allégorie" ne reprend pas totalement le principe - encore une fois le personnage peut être apprécié et la lecture des chapitres le concernant font sens même sans la référence allégorique.
Je te concède tout à fait que l'aspect allégorique de Tom est plus marqué du Légendaire. C'est notamment ce que montre, à mon avis, l'immanquable sentiment de mystère autour du personnage qui saisit un grand nombre de lecteurs (il suffit de se rappeler le nombre de messages posant la question "Qui est Tom Bombadil?", messages auxquels tu as apporté à plusieurs reprise la réponse la plus complète que j'ai pu lire).
Je me dis que cela tient aussi et surtout à cette absence de complétude "romanesque" : Tom est mystérieux parce qu'il n'entre pas dans une grille de lecture comparable aux autres personnages : sa "nature allégorique", il la conserve en effet "jusqu'au sein du Légendaire" car c'est bien elle qui fait qu'il ne prend pleinement sens qu'en étant envisagé à cheval entre le Légendaire et des références hors du Légendaire. Mais s'il était totalement allégorique, il aurait sans doute cette apparence de personnage en carton creux que peuvent être, par exemple, les déesses de Raison, Justice et Droiture dans La Cité des Dames de Christine de Pizan et on ne s'intéresserait alors qu'au contenu de son discours, ou bien on ne chercherait le sens de ses actes que dans la référence externe. Ce que l'esthétique du SdA n'aurait pas pu admettre - cela aurait créer une rupture vis-à-vis du traitement général des personnage beaucoup trop marquée. Qu'en-penses-tu?

