Philippe Walter, le Devin maudit: Merlin, Lailoken, Suibhne : textes et étude, parle des triples morts prédites par Merlin, en renvoyant à divers ouvrages dont ceux de Le Roux & Guyonvarc'h (le lien donné pointe sur la page concernée dans Google Books)
En continuant mes recherches, j'ai aussi déniché un mémoire de thèse (Gaël Hily, Universite Rennes 2, 2012) sur "le dieu Lugus" -- mais qui aborde le sujet qui nous intéresse, la "triple mort" (cf. chapitre 2), avec de nombreux exemples irlandais (Lleu et Merlin sont cités, entre autres, ainsi que Lailoken) et deux exemples de traces de triple mort sur le continent. Un PDF est téléchargeable, via la notice.
La wikipédia anglaise a aussi une page, quoique peu détaillée, sur la question.
Plusieurs autres ressources aussi dudit G. Hily déjà mentionné, mais auquel je n'ai pas accès, par ex. "Triple mort et chasse au cerf dans la littérature galloise médiévale", cf. notice bibliographique.
D'autres référence dans Dans l'eau, sous l'eau: le monde aquatique au moyen âge de Danièle James-Raoul & Claude Alexandre Thomasset (lien Google Books sur la page 378 concernée à nouveau, mais la p. 379 n'est pas consultable, la p. 380 poursuit sur le même thème).
Pour répondre à ton objection ("sériel"), je n'ai pas lu que la triple mort sacrificielle devait survenir "simultanément" (comme dans le cas de la mort du jeune homme prophétisée par Merlin), mais il semble que les accidents peuvent se succéder, comme dans la mort de Diarmaid, qui est mortellement blessé, se refugie chez lui mais se noie dans le tonneau de bière où il cherche à éviter le feu mis à sa demeure, et enfin se prend une poutre enflammée. Certes, les éléments sont rapprochés, mais c'est aussi le cas pour Gandalf, qui tombe, tout en brûlant, dans l'eau (le tout filé dans une même phrase de son récit !).
Quant à des motifs de triples morts (et pas uniquement de morts extraordinaires) hors de la sphère celtique, ils semblent rares, même si des traces (morts doubles, etc.) sont évoquées -- Cf. par ex. quelques premiers éléments de recherche et de comparatisme dumézilien dans "Les trois morts fictives d'Arès au chant V de l'Iliade"
Ceci dit, pour Gandalf et le Balrog, ce n'est qu'une intuition de ma part, et quand bien même elle serait peut-être fondée, je ne sais pas encore où elle peut mener (juste un motif isolé ?).
Didier.
En continuant mes recherches, j'ai aussi déniché un mémoire de thèse (Gaël Hily, Universite Rennes 2, 2012) sur "le dieu Lugus" -- mais qui aborde le sujet qui nous intéresse, la "triple mort" (cf. chapitre 2), avec de nombreux exemples irlandais (Lleu et Merlin sont cités, entre autres, ainsi que Lailoken) et deux exemples de traces de triple mort sur le continent. Un PDF est téléchargeable, via la notice.
La wikipédia anglaise a aussi une page, quoique peu détaillée, sur la question.
Plusieurs autres ressources aussi dudit G. Hily déjà mentionné, mais auquel je n'ai pas accès, par ex. "Triple mort et chasse au cerf dans la littérature galloise médiévale", cf. notice bibliographique.
D'autres référence dans Dans l'eau, sous l'eau: le monde aquatique au moyen âge de Danièle James-Raoul & Claude Alexandre Thomasset (lien Google Books sur la page 378 concernée à nouveau, mais la p. 379 n'est pas consultable, la p. 380 poursuit sur le même thème).
Pour répondre à ton objection ("sériel"), je n'ai pas lu que la triple mort sacrificielle devait survenir "simultanément" (comme dans le cas de la mort du jeune homme prophétisée par Merlin), mais il semble que les accidents peuvent se succéder, comme dans la mort de Diarmaid, qui est mortellement blessé, se refugie chez lui mais se noie dans le tonneau de bière où il cherche à éviter le feu mis à sa demeure, et enfin se prend une poutre enflammée. Certes, les éléments sont rapprochés, mais c'est aussi le cas pour Gandalf, qui tombe, tout en brûlant, dans l'eau (le tout filé dans une même phrase de son récit !).
Quant à des motifs de triples morts (et pas uniquement de morts extraordinaires) hors de la sphère celtique, ils semblent rares, même si des traces (morts doubles, etc.) sont évoquées -- Cf. par ex. quelques premiers éléments de recherche et de comparatisme dumézilien dans "Les trois morts fictives d'Arès au chant V de l'Iliade"
Ceci dit, pour Gandalf et le Balrog, ce n'est qu'une intuition de ma part, et quand bien même elle serait peut-être fondée, je ne sais pas encore où elle peut mener (juste un motif isolé ?).
Didier.

