04-10-2014, 22:17
Merci à tous les deux pour ces messages très instructifs.
(Et pour ma part, je suis d'accord avec ta synthèse, cher Círdan)
J'en profite pour vous poser (ou aux autres bien sûr :)) la question suivante. Je suis bien d'accord avec la définition donnée ici de l'allégorie. Le Grand Robert de la langue française donne d'ailleurs pour sa part la définition d'une [emphase]« narration mettant en œuvre des éléments concrets, de manière cohérente (selon une isotopie), chaque élément correspondant métaphoriquement à un contenu de nature différente, en général abstrait. »[/emphase] Ainsi faut-il une correspondance métaphorique. Pourtant, je vois parfois employé, dans les discussions autour de Tolkien notamment, allégorie au sens d'une correspondance disons analogique, terme à terme. Par exemple, dans son article sur « L'esprit de l'espoir » (Tolkien aujourd'hui, 2011), Michaël met en garde contre une correspondance analogique entre l'Estel et la vertu théologale de l'espérance, sous peine de « basculer vers l'allégorie » (p. 48). Autre exemple dans Narnia : Aslan est le Christ (cf. Sosryko) : le Lion meurt et ressuscite, et il apparaît comme l'alpha et l'omega du Royaume de Narnia. Pour vous est-il correct de parler d'allégorie, disons dans un sens étendu ? Ou bien est-ce une appellation tout à fait abusive ?
(Et pour ma part, je suis d'accord avec ta synthèse, cher Círdan)
J'en profite pour vous poser (ou aux autres bien sûr :)) la question suivante. Je suis bien d'accord avec la définition donnée ici de l'allégorie. Le Grand Robert de la langue française donne d'ailleurs pour sa part la définition d'une [emphase]« narration mettant en œuvre des éléments concrets, de manière cohérente (selon une isotopie), chaque élément correspondant métaphoriquement à un contenu de nature différente, en général abstrait. »[/emphase] Ainsi faut-il une correspondance métaphorique. Pourtant, je vois parfois employé, dans les discussions autour de Tolkien notamment, allégorie au sens d'une correspondance disons analogique, terme à terme. Par exemple, dans son article sur « L'esprit de l'espoir » (Tolkien aujourd'hui, 2011), Michaël met en garde contre une correspondance analogique entre l'Estel et la vertu théologale de l'espérance, sous peine de « basculer vers l'allégorie » (p. 48). Autre exemple dans Narnia : Aslan est le Christ (cf. Sosryko) : le Lion meurt et ressuscite, et il apparaît comme l'alpha et l'omega du Royaume de Narnia. Pour vous est-il correct de parler d'allégorie, disons dans un sens étendu ? Ou bien est-ce une appellation tout à fait abusive ?

