J'avais rédigé une belle réponse, mais j'ai été déconnecté, grmpfff...
Version courte :
@Yyr :
- Oui, appelation abusive si on reprend la définition de Lewis ou celle du Grand Robert e les deux exemples que tu relèves :
- Aslan est le Christ et pour autant Narnia n'est rien d'autre que Narnia et ses habitants (centaures, satyres, dryades, ...) ne sont rien d'autres que ses habitants
- une correspondance de l'Estel avec l'espérance chrétienne ne conduit personne (à ma connaissance) à identifier les personnages ou les objets ou les lieux de la Terre du milieu avec des valeurs morales, des idées ou des notions philosophiques ; là encore, Aragorn, l'Arbre Blanc ou Minas Tirith se sont rien d'autre qu'Aragorn, l'Arbre Blanc ou Minas Tirith. Et quand bien même, dans une lecture analogique (dans le sens où on se contenterait d'établir des analogies en mettant de côté tout ce qui n'entre pas dans les cases toutes faites), on les identifierait avec le Christ, l'arbre et la Jérusalem Céleste de l'Apocalypse, il ne s'agirait pas d'une allégorie mais d'une analogie entre des "objets" de nature identiques (un roi-messie-guerrier-guérrisseur, un arbre, une cité).
@Círdan :
Tout à fait d’accord avec toi. Je pensais avoir dit d’ailleurs la même chose ;-) Tom Bombadil n’est certainement pas une allégorie, mais avant tout le Maître de la maison sous la Colline. Seulement le lecteur qui veut relire le récit bombadilien pour en relever « certaines fonctions » (au sujet de la Puissance) est libre de lui attribuer une nature allégorique (un personnage devant figure d’une forme de connaissance) sans pour autant dénaturer son rôle dans le récit.
Version courte :
@Yyr :
- Oui, appelation abusive si on reprend la définition de Lewis ou celle du Grand Robert e les deux exemples que tu relèves :
- Aslan est le Christ et pour autant Narnia n'est rien d'autre que Narnia et ses habitants (centaures, satyres, dryades, ...) ne sont rien d'autres que ses habitants
- une correspondance de l'Estel avec l'espérance chrétienne ne conduit personne (à ma connaissance) à identifier les personnages ou les objets ou les lieux de la Terre du milieu avec des valeurs morales, des idées ou des notions philosophiques ; là encore, Aragorn, l'Arbre Blanc ou Minas Tirith se sont rien d'autre qu'Aragorn, l'Arbre Blanc ou Minas Tirith. Et quand bien même, dans une lecture analogique (dans le sens où on se contenterait d'établir des analogies en mettant de côté tout ce qui n'entre pas dans les cases toutes faites), on les identifierait avec le Christ, l'arbre et la Jérusalem Céleste de l'Apocalypse, il ne s'agirait pas d'une allégorie mais d'une analogie entre des "objets" de nature identiques (un roi-messie-guerrier-guérrisseur, un arbre, une cité).
@Círdan :
Tout à fait d’accord avec toi. Je pensais avoir dit d’ailleurs la même chose ;-) Tom Bombadil n’est certainement pas une allégorie, mais avant tout le Maître de la maison sous la Colline. Seulement le lecteur qui veut relire le récit bombadilien pour en relever « certaines fonctions » (au sujet de la Puissance) est libre de lui attribuer une nature allégorique (un personnage devant figure d’une forme de connaissance) sans pour autant dénaturer son rôle dans le récit.

