15-12-2014, 09:47
POUR CEUX QUI VEULENT PAS TOUT LIRE: RÉSUMÉ DE MON IMPRESSION
Je m'excuse tout d'abord de ce gros pâté de phrases amères, mais il reflète simplement l'ampleur de ma déception.
Pour résumer, ce film comme la trilogie dont il fait partie m'ont laissé profondément déçu. Selon moi, le principal défaut vient de ce que P.J. n'arrive pas à choisir entre se détacher de LOTR et rester dans la continuation de ce dernier. Tantôt il fait des références parfois très lourdes à la première trilogie, tantôt par le ton et l'humour il tente de s'en éloigner. En plus, il multiplie les incohérences (yeux de Legolas, apparence des Nazgûls entre autres), qui sèment la confusion dans l'esprit du public.
Cela m'a laissé l'impression d'un patchwork dont on voit toutes les reprises et les coutures grossières.
Si le premier film est assez divertissant pour faire oublier ces coutures, ce n'est pas le cas des deux autres.
De plus la conclusion est à mon sens bâclée, mais il faudra attendre la version longue pour en juger pleinement. Le Retour du Roi était bien mieux achevé, l'histoire bouclée. Dans la Bataille des Cinq Armées, beaucoup trop de choses restent en suspension.
Au final, mauvais film et très mauvaise adaptation.
Bon courage si vous lisez la suite :p
Je suis allé voir le film le jour de sa sortie, en plein après-midi (30 personnes tout au plus dans la salle, donc la paix). Je n'en espérais pas grand-chose, sinon une belle bataille finale comme P.J. sait les faire et voir Erebor restaurée. Mais je n'ai eu ni l'un ni l'autre.
J'ai toujours été bon public, et bien que j'aie déploré que la trilogie du Hobbit ne soit pas une bonne adaptation, j'avais pu apprécier le premier volet car c'était tout de même un film divertissant, agréable à regarder. Le deuxième chapitre n'avait pas été assez bon pour me faire oublier les petites "trahisons" de P.J., et le troisième fut encore pire.
Si les trailers m'avaient déjà fait comprendre que Smaug serait rapidement évacué au profit de la bataille finale, je ne m'attendais pas pour autant à le voir mourir après cinq minutes, tué par Bard (normal), d'une flèche noire sauce baliste lancée par un arc brisé (moins normal). Ironiquement, le titre du film n'apparaît qu'après la défaite du dragon, et j'ai eu l'impression d'entendre Jackson à côté de moi criant "Voilà Smaug est mort, maintenant on passe à autre chose".
Après l'épisode du dragon vient le tour de Dol Guldur, où Gandalf est sauvé par le Conseil Blanc, lequel affronte non pas Sauron mais ses serviteurs spectraux (dont seul le nombre - 9 - m'a permis de comprendre qu'il s'agit des Nazgûls, tant leur apparence diffère de celle qu'ils ont dans le Seigneur des Anneaux ainsi que dans le premier Hobbit). Elrond et Saroumane combattent donc seuls et sans difficultés aucune les Cavaliers Noirs dans une scène qui m'a semblé sortir tout droit d'Avengers.
Le duel Sauron/Galadriel est tout aussi décevant, se résumant à un face à face entre Galadriel en mode sérieux (il s'agit vraisemblablement du même mode sérieux que Frodon peut voir dans la Communauté de l'Anneau, mais il est ici très différent et je dois dire bien moins impressionnant alors que 10 ans d'effets spéciaux séparent les deux films) et Sauron le Kaléidoscope. Galadriel gagne donc de justesse et Sauron s'enfuit, mais les Avengers blancs ne peuvent le poursuivre: Gandalf et Galadriel sont fort mal en point, doivent être ramenés à la maison par respectivement Radagast et Elrond. Saroumane se charge de poursuivre Sauron, lâchant un magnifique "Je m'occupe de Sauron", puis ON EN PARLE PLUS; on comprend grâce à la première trilogie que Sauron retourne en Mordor mais personne ne s'étonnera que Saroumane passera les 60 prochaines années à comploter dans sa tour sans rien faire contre le Seigneur des Anneaux... "Voilà, Sauron est en fuite, on passe à autre chose" hurle alors Jackson.
Sauron et Smaug ainsi évacués, place à la guerre! La compagnie de Thorin est au complet dans la montagne (Fili, Kili, Bofur et Oìn les ont rejoints après avoir quitté Lacville), occupée à chercher l'Arkenstone, et Thorin soumis au Souffle du Dragon commence à péter les plombs, ce qui inquiète Bilbon qui décide d'attendre avant de lui remettre la pierre, qu'il a trouvée dans le deuxième opus.
On entre dans la période "remplissage" du film, qui voit progresser la folie de Thorin, les survivants de Lacville guidés par Bard se réfugier dans Dale, houspillés par un Alfrid désormais inutile et réduit à des interventions aussi absurdes qu'agaçantes. Arrive alors Thranduil et ses Elfes des bois en armure lourde avec deux-trois chariots de salades pour les Humains affamés.
Pendant ce temps, Legolas et Tauriel partent au Nord à la poursuite de Bolg, lui-même envoyé chercher des renforts par son paternel à... Gundabad, à quelque mille km de là (mais le voyage s'effectue, qu'on soit à pied ou à cheval, dans un sens où dans l'autre, en moins de 48h). Nos deux Elfes voient alors sortir de l'antique forteresse orque (dont P.J. fait un avant-poste d'Angmar) une seconde armée d'Orque et une armée de chauves-souris géantes. Elfes et armée reprennent illico la route d'Erebor.
À la Montagne les palabres Nains/Humain et Elfes foirent et on se prépare à la bataille, et Thorin envoie un corbeau (non-parlant et semble-t-il pris au pif) prévenir son cousin Daïn (lequel mobilisera ses troupes et viendra des Monts de fer en moins de 48h aussi). Bilbon va refiler sa pierre à l'ennemi et rencontre Gandalf, remis de Dol Guldur et en possession d'un bâton flambant neuf qu'il a sans doute piqué à Radagast (le film ne donne aucune explication). Gandalf explique alors pourquoi Erebor est si important pour Sauron: la montagne est une place forte de grande importance stratégique dont la conquête permettra de recréer le royaume d'Angmar.
Petit apparté donc sur ces considérations stratégiques: si on s'attendait bien, par le rattachement de Sauron à l'histoire, voir disparaître la motivation des Gobelins du livre (vengeance et pillage), P.J. nous offre en échange une histoire pour le moins abracadabrantesque: on ne peut nier l'importance stratégique de la Montagne mais vu que des milliers d'Orques viennent de sortir de Gundabad (un arsenal d'Angmar dans le film), il semble qu'Angmar se porte pas si mal au fond...
Bref Daïn arrive sur ces entrefaites et alors que Nains et Elfes vont se taper dessus arrive l'armée d'Azog (la première des deux armées Orques, pour faire cinq en tout, comme dans le titre). Petit détail piquant, Azog est alors sur Ravenhill, à l'opposé d'où arrive son armée (logique). Gros détail qui me transperce de part en part, l'armée en question déboule de sous la montagne, par des tunnels commodément creusés par les vers de Dune, qui viennent, repartent et on en parlera plus.
Les troupes d'Azog comprennent des orcs en armure de plates (visiblement les forgerons de Gundabad et Dol Guldur ont plus de moyen que ceux du Mordor. Qu'on se rassure cependant; chez P.J., les armures sont en carton en fait et n'importe quel objet un peu tranchant passe à travers comme en témoignent les scènes de combat), des trolls normaux en armures de plates et des trolls plus ou moins géants avec des catapultes sur le dos ou diverses prothèses (meilleur exemple: des massues à pics à la place des pieds, véridique!).
Commence alors une bataille que j'avais attendue tout le long du film, une bataille bourrée à ras bord d'absurdités militaires (mais ça passait encore tant que ça reste spectaculaire) mais surtout affligée d'un montage catastrophique qui la rend incompréhensible malgré la bonne volonté d'Azog sur sa montagne qui nous explique aimablement chaque phase de son plan. Tantôt devant la Montagne, tantôt dans Dale où sont planqués femmes et enfants de Lacville, les combats sont désordonnés et brouillons, émaillés de quelques scènes où l'on voit divers héros (Thranduil, Bard, Daïn, Thorin) hacher de l'orque.
Les orques étant trop nombreux, Thorin, qui a finalement rejoint la bataille après s'être débarrassé de sa folie (la scène qui le montre est assez bonne quand même) décide de tuer le chef (parce que c'est comme ça qu'on gagne les guerres au fond) et part avec un commando d'élite (Dwalin, Fili et Kili) sur... des BOUQUETINS géants, lesquels apparaissent de nulle part alors qu'ils ne sont visibles à aucun moment sur les plans montrant l'armée naine au complet.
Les Nains montent donc sur Raven Hill mais c'est un piège! Bolg et les éclaireurs de son armée arrivent, Fili, stupidement séparé de son frère alors qu'il cherchait Azog, se fait capturer et exécuter par ce dernier devant ses amis et son frère. Ivre de rage, Kili se met à massacrer les Orques mais voit que Tauriel, arrivée avec Legolas un peu plus tôt, est en danger, aux prises avec Bolg. Combat, défaite et mort de Kili, fin d'une histoire d'amour qui n'intéressait personne. Tauriel combat alors Bolg et échoue dans la seule tâche que j'attendais d'elle dans ce film: mourir. Legolas la sauve grâce à ses pouvoirs (piloter une chauve-souris géante, construire des ponts avec des tours effondrées, etc.) et tue Bolg.
Commence alors le duel entre Thorin et Azog, lequel dispose d'une arme redoutable: un pavé au bout d'une chaîne, arme idéale pour combattre sur une rivière gelée. Bref, le pâlichon passe à la flotte mais malgré son armure il ne coule pas. Il n'est que bloqué par la glace, ce qui lui permet de feindre habilement la noyade quand Thorin s'approche et BIM! Un coup de bras-épée dans le pied (à travers la glace) un saut acrobatique pour remonter (en armure et à travers la glace). C'est alors le cliché du duel de force avec les héros au sol et une arme pointue qui s'approche lentement de sa poitrine, que Thorin perd: coup de bras-épée dans le torse mais c'est une feinte! Thorin parvient à transpercer Azog.
Bilbon qui était venu prévenir Thorin de l'arrivée de Bolg et avait été assommé par un revers distrait de ce dernier voit arriver les Aigles, transportant Radagast et Beorn et voilà! la bataille est gagnée. Bilbo assiste au derniers moments de Thorin, rejoint on ne sait comment par le reste de la compagnie.
Puis vient ma deuxième grosse déception personnelle; exit les funérailles de Thorin, le couronnement de Bard et Daïn, Erebor restaurée. Bilbo s'en va comme un voleur (ou plutôt un cambrioleur) après un vague échange de signe de la main devant Erebor, puis, vêtu d'un superbe poncho, il prend congé de Gandalf à la frontière de la Comté et retrouve son chez-lui en plein pillage. Le film s'achève sur la scène du premier Seigneur des Anneaux avec Bilbon accueillant Gandalf chez-lui (pour bien faire le lien).
Je m'excuse tout d'abord de ce gros pâté de phrases amères, mais il reflète simplement l'ampleur de ma déception.
Pour résumer, ce film comme la trilogie dont il fait partie m'ont laissé profondément déçu. Selon moi, le principal défaut vient de ce que P.J. n'arrive pas à choisir entre se détacher de LOTR et rester dans la continuation de ce dernier. Tantôt il fait des références parfois très lourdes à la première trilogie, tantôt par le ton et l'humour il tente de s'en éloigner. En plus, il multiplie les incohérences (yeux de Legolas, apparence des Nazgûls entre autres), qui sèment la confusion dans l'esprit du public.
Cela m'a laissé l'impression d'un patchwork dont on voit toutes les reprises et les coutures grossières.
Si le premier film est assez divertissant pour faire oublier ces coutures, ce n'est pas le cas des deux autres.
De plus la conclusion est à mon sens bâclée, mais il faudra attendre la version longue pour en juger pleinement. Le Retour du Roi était bien mieux achevé, l'histoire bouclée. Dans la Bataille des Cinq Armées, beaucoup trop de choses restent en suspension.
Au final, mauvais film et très mauvaise adaptation.
Bon courage si vous lisez la suite :p
Je suis allé voir le film le jour de sa sortie, en plein après-midi (30 personnes tout au plus dans la salle, donc la paix). Je n'en espérais pas grand-chose, sinon une belle bataille finale comme P.J. sait les faire et voir Erebor restaurée. Mais je n'ai eu ni l'un ni l'autre.
J'ai toujours été bon public, et bien que j'aie déploré que la trilogie du Hobbit ne soit pas une bonne adaptation, j'avais pu apprécier le premier volet car c'était tout de même un film divertissant, agréable à regarder. Le deuxième chapitre n'avait pas été assez bon pour me faire oublier les petites "trahisons" de P.J., et le troisième fut encore pire.
Si les trailers m'avaient déjà fait comprendre que Smaug serait rapidement évacué au profit de la bataille finale, je ne m'attendais pas pour autant à le voir mourir après cinq minutes, tué par Bard (normal), d'une flèche noire sauce baliste lancée par un arc brisé (moins normal). Ironiquement, le titre du film n'apparaît qu'après la défaite du dragon, et j'ai eu l'impression d'entendre Jackson à côté de moi criant "Voilà Smaug est mort, maintenant on passe à autre chose".
Après l'épisode du dragon vient le tour de Dol Guldur, où Gandalf est sauvé par le Conseil Blanc, lequel affronte non pas Sauron mais ses serviteurs spectraux (dont seul le nombre - 9 - m'a permis de comprendre qu'il s'agit des Nazgûls, tant leur apparence diffère de celle qu'ils ont dans le Seigneur des Anneaux ainsi que dans le premier Hobbit). Elrond et Saroumane combattent donc seuls et sans difficultés aucune les Cavaliers Noirs dans une scène qui m'a semblé sortir tout droit d'Avengers.
Le duel Sauron/Galadriel est tout aussi décevant, se résumant à un face à face entre Galadriel en mode sérieux (il s'agit vraisemblablement du même mode sérieux que Frodon peut voir dans la Communauté de l'Anneau, mais il est ici très différent et je dois dire bien moins impressionnant alors que 10 ans d'effets spéciaux séparent les deux films) et Sauron le Kaléidoscope. Galadriel gagne donc de justesse et Sauron s'enfuit, mais les Avengers blancs ne peuvent le poursuivre: Gandalf et Galadriel sont fort mal en point, doivent être ramenés à la maison par respectivement Radagast et Elrond. Saroumane se charge de poursuivre Sauron, lâchant un magnifique "Je m'occupe de Sauron", puis ON EN PARLE PLUS; on comprend grâce à la première trilogie que Sauron retourne en Mordor mais personne ne s'étonnera que Saroumane passera les 60 prochaines années à comploter dans sa tour sans rien faire contre le Seigneur des Anneaux... "Voilà, Sauron est en fuite, on passe à autre chose" hurle alors Jackson.
Sauron et Smaug ainsi évacués, place à la guerre! La compagnie de Thorin est au complet dans la montagne (Fili, Kili, Bofur et Oìn les ont rejoints après avoir quitté Lacville), occupée à chercher l'Arkenstone, et Thorin soumis au Souffle du Dragon commence à péter les plombs, ce qui inquiète Bilbon qui décide d'attendre avant de lui remettre la pierre, qu'il a trouvée dans le deuxième opus.
On entre dans la période "remplissage" du film, qui voit progresser la folie de Thorin, les survivants de Lacville guidés par Bard se réfugier dans Dale, houspillés par un Alfrid désormais inutile et réduit à des interventions aussi absurdes qu'agaçantes. Arrive alors Thranduil et ses Elfes des bois en armure lourde avec deux-trois chariots de salades pour les Humains affamés.
Pendant ce temps, Legolas et Tauriel partent au Nord à la poursuite de Bolg, lui-même envoyé chercher des renforts par son paternel à... Gundabad, à quelque mille km de là (mais le voyage s'effectue, qu'on soit à pied ou à cheval, dans un sens où dans l'autre, en moins de 48h). Nos deux Elfes voient alors sortir de l'antique forteresse orque (dont P.J. fait un avant-poste d'Angmar) une seconde armée d'Orque et une armée de chauves-souris géantes. Elfes et armée reprennent illico la route d'Erebor.
À la Montagne les palabres Nains/Humain et Elfes foirent et on se prépare à la bataille, et Thorin envoie un corbeau (non-parlant et semble-t-il pris au pif) prévenir son cousin Daïn (lequel mobilisera ses troupes et viendra des Monts de fer en moins de 48h aussi). Bilbon va refiler sa pierre à l'ennemi et rencontre Gandalf, remis de Dol Guldur et en possession d'un bâton flambant neuf qu'il a sans doute piqué à Radagast (le film ne donne aucune explication). Gandalf explique alors pourquoi Erebor est si important pour Sauron: la montagne est une place forte de grande importance stratégique dont la conquête permettra de recréer le royaume d'Angmar.
Petit apparté donc sur ces considérations stratégiques: si on s'attendait bien, par le rattachement de Sauron à l'histoire, voir disparaître la motivation des Gobelins du livre (vengeance et pillage), P.J. nous offre en échange une histoire pour le moins abracadabrantesque: on ne peut nier l'importance stratégique de la Montagne mais vu que des milliers d'Orques viennent de sortir de Gundabad (un arsenal d'Angmar dans le film), il semble qu'Angmar se porte pas si mal au fond...
Bref Daïn arrive sur ces entrefaites et alors que Nains et Elfes vont se taper dessus arrive l'armée d'Azog (la première des deux armées Orques, pour faire cinq en tout, comme dans le titre). Petit détail piquant, Azog est alors sur Ravenhill, à l'opposé d'où arrive son armée (logique). Gros détail qui me transperce de part en part, l'armée en question déboule de sous la montagne, par des tunnels commodément creusés par les vers de Dune, qui viennent, repartent et on en parlera plus.
Les troupes d'Azog comprennent des orcs en armure de plates (visiblement les forgerons de Gundabad et Dol Guldur ont plus de moyen que ceux du Mordor. Qu'on se rassure cependant; chez P.J., les armures sont en carton en fait et n'importe quel objet un peu tranchant passe à travers comme en témoignent les scènes de combat), des trolls normaux en armures de plates et des trolls plus ou moins géants avec des catapultes sur le dos ou diverses prothèses (meilleur exemple: des massues à pics à la place des pieds, véridique!).
Commence alors une bataille que j'avais attendue tout le long du film, une bataille bourrée à ras bord d'absurdités militaires (mais ça passait encore tant que ça reste spectaculaire) mais surtout affligée d'un montage catastrophique qui la rend incompréhensible malgré la bonne volonté d'Azog sur sa montagne qui nous explique aimablement chaque phase de son plan. Tantôt devant la Montagne, tantôt dans Dale où sont planqués femmes et enfants de Lacville, les combats sont désordonnés et brouillons, émaillés de quelques scènes où l'on voit divers héros (Thranduil, Bard, Daïn, Thorin) hacher de l'orque.
Les orques étant trop nombreux, Thorin, qui a finalement rejoint la bataille après s'être débarrassé de sa folie (la scène qui le montre est assez bonne quand même) décide de tuer le chef (parce que c'est comme ça qu'on gagne les guerres au fond) et part avec un commando d'élite (Dwalin, Fili et Kili) sur... des BOUQUETINS géants, lesquels apparaissent de nulle part alors qu'ils ne sont visibles à aucun moment sur les plans montrant l'armée naine au complet.
Les Nains montent donc sur Raven Hill mais c'est un piège! Bolg et les éclaireurs de son armée arrivent, Fili, stupidement séparé de son frère alors qu'il cherchait Azog, se fait capturer et exécuter par ce dernier devant ses amis et son frère. Ivre de rage, Kili se met à massacrer les Orques mais voit que Tauriel, arrivée avec Legolas un peu plus tôt, est en danger, aux prises avec Bolg. Combat, défaite et mort de Kili, fin d'une histoire d'amour qui n'intéressait personne. Tauriel combat alors Bolg et échoue dans la seule tâche que j'attendais d'elle dans ce film: mourir. Legolas la sauve grâce à ses pouvoirs (piloter une chauve-souris géante, construire des ponts avec des tours effondrées, etc.) et tue Bolg.
Commence alors le duel entre Thorin et Azog, lequel dispose d'une arme redoutable: un pavé au bout d'une chaîne, arme idéale pour combattre sur une rivière gelée. Bref, le pâlichon passe à la flotte mais malgré son armure il ne coule pas. Il n'est que bloqué par la glace, ce qui lui permet de feindre habilement la noyade quand Thorin s'approche et BIM! Un coup de bras-épée dans le pied (à travers la glace) un saut acrobatique pour remonter (en armure et à travers la glace). C'est alors le cliché du duel de force avec les héros au sol et une arme pointue qui s'approche lentement de sa poitrine, que Thorin perd: coup de bras-épée dans le torse mais c'est une feinte! Thorin parvient à transpercer Azog.
Bilbon qui était venu prévenir Thorin de l'arrivée de Bolg et avait été assommé par un revers distrait de ce dernier voit arriver les Aigles, transportant Radagast et Beorn et voilà! la bataille est gagnée. Bilbo assiste au derniers moments de Thorin, rejoint on ne sait comment par le reste de la compagnie.
Puis vient ma deuxième grosse déception personnelle; exit les funérailles de Thorin, le couronnement de Bard et Daïn, Erebor restaurée. Bilbo s'en va comme un voleur (ou plutôt un cambrioleur) après un vague échange de signe de la main devant Erebor, puis, vêtu d'un superbe poncho, il prend congé de Gandalf à la frontière de la Comté et retrouve son chez-lui en plein pillage. Le film s'achève sur la scène du premier Seigneur des Anneaux avec Bilbon accueillant Gandalf chez-lui (pour bien faire le lien).

