Comme tu évoques Olórin, on peut reprendre le passage de la Valaquenta le concernant. Il est présenté comme 'wisest of the Maiar'. Cela semble être une caractéristique en partie acquise, longuement cultivée durant des millénaires par la fréquentation notamment de Nienna, puis durant les longs siècles de sa vie en tant que Gandalf qui constituent une mise en pratique de ces vertus (ces longs "stages" chez cette Valië, qu'un Sauron ou qu'un Saruman une fois corrompus ne comprendraient pas ou regarderaient avec le plus grand mépris - Manwë aurait dû obliger les autres Istari à passer par là, peut-être). Mais je m'éloigne du sujet : Tolkien présente Olórin comme s'intéressant aux peines et aux tourments des Elfes dans les deux premiers Âges, en allant parmi eux soit sous forme elfique, soit invisible, et en leur inspirant des visions d'espérance (influence de Lórien). Cette compassion qu'il entretient fait en sorte qu'il reste proche des souffrances des Enfants d'Eru, avant même de devenir Gandalf, donc il est dans une situation un peu particulière par rapport aux autres Maiar. D'un autre côté, c'est le problème de Valinor et d'Aman : si l'on excepte les exactions des Exilés, puis l'intervention des Eldar de Valinor et des Maiar pendant la War of Wrath, les habitants du continent béni vivent en effet dans un otium sans doute agréable mais tout sauf aventureux (je crois qu'on compatit avec les Noldor qui ont voulu partir).
Au passage, la Valaquenta précise que personne n'est plus fort en matière de combat armé (par opposition à la force physique brute, domaine de Tulkas le Vala) qu'Eonwë, qui est un Maia, ce qui signifie que dans ce domaine qui est sa spécialité, il est même plus capable, plus "puissant", que les Valar (pour revenir sur la question de la puissance, ici dans un domaine précis).
Cependant je ne sais pas si l'on peut dire que les autres Maiar n'ont pas de "but défini". Tolkien ne donne pas trop de précisions par rapport aux Maiar "moindres" qui ne sont pas dénombrés. Le texte semble signifier que même en Aman les Elfes ne les connaissaient pas tous et que peu avaient de noms dans leurs langues, ce que j'interprète comme la survivance de l'idée originelle de l'existence d'esprits Maiar vraiment "mineurs". Il me semble au contraire qu'ils ont chacun un ou des buts ou des activités, qui seraient alors fort restreints ou très spécialisés, selon leur ou leurs domaine(s) de spécialité, héritage de la facette de la pensée d'Eru qui leur a donné naissance et de leur compréhension relative de la Grande Musique. Les "grands" Maiar quant à eux sont un peu moins déterminés par ces sortes de limitations, à part lorsque, corrompus, ils finissent par ne suivre que des idées fixes (c'est le cas de Sauron au troisième âge, du moins en ce qui concerne ses intentions ultimes). Tandis que les Enfants d'Eru relèvent d'une sphère différente, et que les Hommes en particulier disposent d'un libre-arbitre au sens le plus fort du terme et ne sont pas, contrairement aux Elfes, confinés ontologiquement dans les limites d'Arda.
Pour revenir à Galadriel, si l'on suit les textes, malgré sa sagesse et sa pénétration d'esprit, elle est inférieure sur ce dernier point au moins à Círdan : "for Círdan saw further and deeper than any other in Middle-earth".
Au passage, la Valaquenta précise que personne n'est plus fort en matière de combat armé (par opposition à la force physique brute, domaine de Tulkas le Vala) qu'Eonwë, qui est un Maia, ce qui signifie que dans ce domaine qui est sa spécialité, il est même plus capable, plus "puissant", que les Valar (pour revenir sur la question de la puissance, ici dans un domaine précis).
Cependant je ne sais pas si l'on peut dire que les autres Maiar n'ont pas de "but défini". Tolkien ne donne pas trop de précisions par rapport aux Maiar "moindres" qui ne sont pas dénombrés. Le texte semble signifier que même en Aman les Elfes ne les connaissaient pas tous et que peu avaient de noms dans leurs langues, ce que j'interprète comme la survivance de l'idée originelle de l'existence d'esprits Maiar vraiment "mineurs". Il me semble au contraire qu'ils ont chacun un ou des buts ou des activités, qui seraient alors fort restreints ou très spécialisés, selon leur ou leurs domaine(s) de spécialité, héritage de la facette de la pensée d'Eru qui leur a donné naissance et de leur compréhension relative de la Grande Musique. Les "grands" Maiar quant à eux sont un peu moins déterminés par ces sortes de limitations, à part lorsque, corrompus, ils finissent par ne suivre que des idées fixes (c'est le cas de Sauron au troisième âge, du moins en ce qui concerne ses intentions ultimes). Tandis que les Enfants d'Eru relèvent d'une sphère différente, et que les Hommes en particulier disposent d'un libre-arbitre au sens le plus fort du terme et ne sont pas, contrairement aux Elfes, confinés ontologiquement dans les limites d'Arda.
Pour revenir à Galadriel, si l'on suit les textes, malgré sa sagesse et sa pénétration d'esprit, elle est inférieure sur ce dernier point au moins à Círdan : "for Círdan saw further and deeper than any other in Middle-earth".

