Lodwing Wrote:à la façon d'un Homère pour qui plus on a de sang noble (ou divin), plus on est fort.
Je pense qu'il faudrait nuancer cette affirmation, pour au moins deux raisons. D'abord, définir ce qu'est le sang noble non divin dans la Grèce mythique de l'époque archaïque me paraît assez difficile. D'autre part, si on se concentre sur la fraction de sang divin qui coule effectivement dans les veines de tout héros qui se respecte, le résultat n'est pas franchement conforme à ce que tu décris : le plus puissant des héros, Achille, n'est que le fils de Pélée (lui même fils d'Éaque et de la nymphe Endsis) et de la néréide Thétis (fille de Nérée et de l'océanide Doris). De même, Hector, le premier parmi les Troyens, n'est que le fils des mortels Priam et Hécube. À l'inverse, un Sarpédon, fils de Zeus et de Laodamie, pourtant doté d'une ascendance autrement plus prestigieuse, tombera sous les coups de Patrocle.
Je trouve que cet axiome que tu proposes semble autrement plus convainquant chez Tolkien : sauf exception, plus les héros humains de la Terre du Milieu ont une ascendance prestigieuse, plus ils semblent aptes à des exploits héroïques (au sens traditionnel du terme). Et ceux qui ne sont pas des guerriers sont des érudits célèbres, comme Vardamir Nólimon.
E.

