25-05-2015, 09:21
Le week end étant déjà bien avancé, je prends le temps d’apporter quelques précisions comme je l’avais promis.
Tout d’abord quelques informations sur ma connaissance de Conan avant mes lectures du mois dernier. C’est simple elle était à peu près nulle. J’ai découvert ce héros en 82, je devais retrouver un bateau à la Rochelle comme équipier avec quelques amis. Le bateau était en retard et nous avions 4 heures à attendre il pleuvait et il faisait froid. Nous sommes donc tous entré dans le premier cinéma venu et nous avons vu le film « Conan le barbare » totalement par hasard. A la sortie nous l’avons renommé « connard le barbant » mi par humour potache mi car nous l’avions trouvé risible. Durant 25 ans cela à été ma seule référence et j’ignorais totalement qu’il s’était agit d’abord d’un héro de livres.
Ensuite j’ai vu que tu en parlais régulièrement mais comme je ne connaissais rien de ce personnage je lisais distraitement tout en me disant « un jour il faudra que je lise ». Pour être franc jusqu’au mois dernier je croyais que le « père » de Conan était Robert Jordan et que sa création datait des années 60….
Le mois dernier à ma bibliothèque municipale alors que je cherchais un livre de Bergson, je suis tombé par hasard sur « Conan le cimmérien » qui étai mal classé et j’y ai vu un clin d’œil et je me suis décidé à le lire. C’est en lisant l’introduction que j’ai découvert que l’auteur était Howard et de quand datait le personnage mais sans en savoir plus. Tout cela pour dire que j’étais totalement « vierge » et donc je ne m’attendais à rien en dépit « de ce que [tu as] pu écrire sur Howard dans les forums tolkieniens pendant toutes ces années ». Désolé de te décevoir mais, à part le fait que ce nom revenais souvent de manière élogieuse sous ta plume, je n’avais aucun souvenir de ce que tu en disais… De même quand tu accuses « les préjugés qui ont la vie dure » ou « la montagne de préjugés » des lecteurs de Tolkien envers Conan, je pense que ce n’était vraiment pas mon cas, encore une fois en ouvrant le livre j’étais totalement vierge.
Il faut donc prendre compte rendu de lecture pour ce qu’il est ; le simple ressenti d’un lecteur à la découverte d’une œuvre et non un tract militant d’un « fan » de Tolkien.
Alors oui j’ai trouvé ces nouvelles répétitives. Peut être que quand elles étaient publiées séparément avec des semaines entre elles c’était moins frappant mais on ne peut nier que toutes ou presque ont la trame suivante
1- Une puissance démonique d’un âge oublié a été réveillée
2- Rien ni personne ne peut y faire face
3- Seul Conan ce guerrier né dont le cœur impavide se réjouit dans les combats fussent ils perdus d’avance ose lutter
4- Son courage indomptable ne suffit pas et il est sur le point de succomber
5- Une intervention supernaturelle inattendue le sauve in-extremis
6- Pour prix de ses exploits Conan peut posséder la « demoiselle en détresse » qui se promenais en tenue (très) légère depuis le début de la nouvelle
Peut être jugeras tu cette description outrancière mais c’est vraiment l’impression que j’ai eu. Je ne conteste pas que cette histoire est racontée chaque fois de manière un peu différente et avec, comme je le disais, un vrais sens du récit et un style haletant. Mais ou bout d’un certain nombre de fois cela ne suffit plus à maintenir l’attention du lecteur.
Pour ce qui est du « culte du surhomme », encore une fois je ne connaissais rien du backgroud d’Howard. D’autre part je n’ai jamais lu Nietzsche je ne permets donc pas de traiter Howard de Nietzschéen car je ne parle que de ce que je connais. Mais dans une des nouvelles (j’ai du rendre le livre à la bibliothèque je ne sais plus dire le titre) Conan est pris dans une embuscade suite à une trahison et après le massacre de ses gardes du corps il se retrouve seul face à une armée de 20000 hommes. Or cette armée entière recule face à la fureur guerrière de Conan et il faut l’intervention d’un sorcier pour le maîtriser. Si un homme seul face à 20000 n’est pas un surhomme alors il faudra qu’on m’explique ce qu’est un vrai surhomme.
Enfin pour l’apologie de la violence, oui également j’ai été gêné. Non par la violence elle-même, elle est inhérente aux récits de guerriers, mais dans le fait qu’à plusieurs reprises il est dit clairement que Conan prend plaisir à tuer et massacrer
Ceci dit j’ai pris samedi à cette même bibliothèque « le seigneur de Samarcande » pour voir si dans un autre registre Howard me convainc plus…Tu vois tout n’est pas perdu…
Tout d’abord quelques informations sur ma connaissance de Conan avant mes lectures du mois dernier. C’est simple elle était à peu près nulle. J’ai découvert ce héros en 82, je devais retrouver un bateau à la Rochelle comme équipier avec quelques amis. Le bateau était en retard et nous avions 4 heures à attendre il pleuvait et il faisait froid. Nous sommes donc tous entré dans le premier cinéma venu et nous avons vu le film « Conan le barbare » totalement par hasard. A la sortie nous l’avons renommé « connard le barbant » mi par humour potache mi car nous l’avions trouvé risible. Durant 25 ans cela à été ma seule référence et j’ignorais totalement qu’il s’était agit d’abord d’un héro de livres.
Ensuite j’ai vu que tu en parlais régulièrement mais comme je ne connaissais rien de ce personnage je lisais distraitement tout en me disant « un jour il faudra que je lise ». Pour être franc jusqu’au mois dernier je croyais que le « père » de Conan était Robert Jordan et que sa création datait des années 60….
Le mois dernier à ma bibliothèque municipale alors que je cherchais un livre de Bergson, je suis tombé par hasard sur « Conan le cimmérien » qui étai mal classé et j’y ai vu un clin d’œil et je me suis décidé à le lire. C’est en lisant l’introduction que j’ai découvert que l’auteur était Howard et de quand datait le personnage mais sans en savoir plus. Tout cela pour dire que j’étais totalement « vierge » et donc je ne m’attendais à rien en dépit « de ce que [tu as] pu écrire sur Howard dans les forums tolkieniens pendant toutes ces années ». Désolé de te décevoir mais, à part le fait que ce nom revenais souvent de manière élogieuse sous ta plume, je n’avais aucun souvenir de ce que tu en disais… De même quand tu accuses « les préjugés qui ont la vie dure » ou « la montagne de préjugés » des lecteurs de Tolkien envers Conan, je pense que ce n’était vraiment pas mon cas, encore une fois en ouvrant le livre j’étais totalement vierge.
Il faut donc prendre compte rendu de lecture pour ce qu’il est ; le simple ressenti d’un lecteur à la découverte d’une œuvre et non un tract militant d’un « fan » de Tolkien.
Alors oui j’ai trouvé ces nouvelles répétitives. Peut être que quand elles étaient publiées séparément avec des semaines entre elles c’était moins frappant mais on ne peut nier que toutes ou presque ont la trame suivante
1- Une puissance démonique d’un âge oublié a été réveillée
2- Rien ni personne ne peut y faire face
3- Seul Conan ce guerrier né dont le cœur impavide se réjouit dans les combats fussent ils perdus d’avance ose lutter
4- Son courage indomptable ne suffit pas et il est sur le point de succomber
5- Une intervention supernaturelle inattendue le sauve in-extremis
6- Pour prix de ses exploits Conan peut posséder la « demoiselle en détresse » qui se promenais en tenue (très) légère depuis le début de la nouvelle
Peut être jugeras tu cette description outrancière mais c’est vraiment l’impression que j’ai eu. Je ne conteste pas que cette histoire est racontée chaque fois de manière un peu différente et avec, comme je le disais, un vrais sens du récit et un style haletant. Mais ou bout d’un certain nombre de fois cela ne suffit plus à maintenir l’attention du lecteur.
Pour ce qui est du « culte du surhomme », encore une fois je ne connaissais rien du backgroud d’Howard. D’autre part je n’ai jamais lu Nietzsche je ne permets donc pas de traiter Howard de Nietzschéen car je ne parle que de ce que je connais. Mais dans une des nouvelles (j’ai du rendre le livre à la bibliothèque je ne sais plus dire le titre) Conan est pris dans une embuscade suite à une trahison et après le massacre de ses gardes du corps il se retrouve seul face à une armée de 20000 hommes. Or cette armée entière recule face à la fureur guerrière de Conan et il faut l’intervention d’un sorcier pour le maîtriser. Si un homme seul face à 20000 n’est pas un surhomme alors il faudra qu’on m’explique ce qu’est un vrai surhomme.
Enfin pour l’apologie de la violence, oui également j’ai été gêné. Non par la violence elle-même, elle est inhérente aux récits de guerriers, mais dans le fait qu’à plusieurs reprises il est dit clairement que Conan prend plaisir à tuer et massacrer
Ceci dit j’ai pris samedi à cette même bibliothèque « le seigneur de Samarcande » pour voir si dans un autre registre Howard me convainc plus…Tu vois tout n’est pas perdu…

