le passage récent d'une joyeuse troupe dans mon logis, qui a plongé le nez dans l'étagère réservée aux ouvrages de Tolkien, m'a rappelé une ancienne promesse de décrire ici quelques-uns de ces livres.
Un moment d'oisiveté ce dimanche m'en donne l'occasion tout en me changeant les idées en cette rentrée automnale (j'aurais bien aimé aller à la braderie de Lille mais ce sera pour l'an prochain peut-être).
Ma "collection" n'a rien d'exceptionnel et je raconterai plutôt (en plusieurs épisodes) ma rencontre avec Le Seigneur des Anneaux.
Ça a commencé l'année de mes 18 ans... en 1983.
Papa était abonné à France Loisirs, et régulièrement, quand il ne savait pas trop quoi acheter, il demandait à ses quatre enfants de sélectionner un des livres à acquérir. Souvent, ma grande sœur s'y collait car elle était déjà bibliovore.... mais il advint cet été là que, mes deux ainés étant absents, je pus à mon tour faire ma sélection et repérer une couverture étrange dans la section "science fiction" (si, si)...
![[Image: 1441550861_franceloisirs1541-1983.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/1356/1441550861_franceloisirs1541-1983.jpg)
Le résumé était ainsi rédigé (je recopie tel que):
"Forgé jadis par Sauron de Mordor, Seigneur des Ténèbres, l'Anneau de Puissance devait lui permettre de dominer les possesseurs des autres anneaux magiques et d'imposer au monde sa loi, mais cet anneau a disparu. Bilbon Sacquet, le Hobbit, l'a retrouvé et emporté chez lui où il l'a finalement confié à son cousin et fils adoptif Frodon. Son pouvoir premier est de rendre invisible et malheur à qui en use car c'est donner ainsi prise sur soi à l'Anneau maléfique, indestructible, sauf par le feu qui couve dans les Crevasses de la Montagne Oradruin. Or, voici que Sauron apprend où est l'Anneau perdu et déjà ses Cavaliers rôdent autour du pays des Hobbits. Pour faire échec à Sauron, Frodon décide de partir avec l'Anneau, mais le chemin est long jusqu'à Oradruin. C'est une mission pleine de périls et de prodiges puisque ceci se passe en un temps où il y a encore des elfes, des nains et des magiciens, des dragons et des enchantements...'.
Le trimestre suivant, ayant déjà dévoré deux fois ce premier tome, je demandais à commander illico les deux autres volumes, quelles que fussent les envies littéraires du reste de la famille.
![[Image: 1441551771_franceloisirs1543-1983.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/1356/1441551771_franceloisirs1543-1983.jpg)
Je me souviens qu'à l'époque, je me délectais à ne rien comprendre à cette étrange histoire.
J'aurais alors été bien incapable de lire correctement une version originale en anglais, et n'y avait de toute façon pas accès dans les modestes librairies de province ( rappelons qu'à l'époque internet n'existait pas encore... donc impossible d' y rechercher ou commander d'autres versions)
Le prologue me plongeait dans des abimes de perplexité, les cartes étaient fragmentaires, la publication ne contenait qu'une toute petite partie des annexes (pas de généalogie, pas d'appendice sur les langues ni sur la chronologie)... et puis aucun forum, aucune association vers qui se tourner pour en savoir plus.
Bref, un grand mystère autour d'une formidable aventure.
Je crois avoir continué à relire au moins une ou deux fois par an le SdA jusqu'au début des années 1990. Je raconterai dans un prochain post mon acquisition des appendices chez Bourgois puis de ma première version en un volume, puis de ma première version anglaise, puis du Silmarillion....
Toujours est-il que, pris par les études et le début de la vie professionnelle, je laissais de côté mon vieux Seigneur des Anneaux, au grenier chez mes parents. J'en ai toujours gardé une version de poche sous la main mais, au gré des déménagements, j'avais oublié ma première édition. Je croyais même qu'elle avait été récupérée par l'un ou l'autre de mes neveux (heureuse découverte pour eux qui m'ont tout de même chipé ma collec' presque intégrale de Fluide Glacial, bande de sacripants) jusqu'à ce que des travaux d’entretien contraignent récemment maman à me demander de dégager mes 'vieilleries' stockées sous les combles... et c'est ainsi que j'ai remis la main en 2013 sur ces objets de nostalgie. Je ne crois pas qu'ils aient une grande valeur pécuniaire mais, après les avoir retrouvés, j'y suis très attaché.
Silmo
Un moment d'oisiveté ce dimanche m'en donne l'occasion tout en me changeant les idées en cette rentrée automnale (j'aurais bien aimé aller à la braderie de Lille mais ce sera pour l'an prochain peut-être).
Ma "collection" n'a rien d'exceptionnel et je raconterai plutôt (en plusieurs épisodes) ma rencontre avec Le Seigneur des Anneaux.
Ça a commencé l'année de mes 18 ans... en 1983.
Papa était abonné à France Loisirs, et régulièrement, quand il ne savait pas trop quoi acheter, il demandait à ses quatre enfants de sélectionner un des livres à acquérir. Souvent, ma grande sœur s'y collait car elle était déjà bibliovore.... mais il advint cet été là que, mes deux ainés étant absents, je pus à mon tour faire ma sélection et repérer une couverture étrange dans la section "science fiction" (si, si)...
![[Image: 1441550861_franceloisirs1541-1983.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/1356/1441550861_franceloisirs1541-1983.jpg)
Le résumé était ainsi rédigé (je recopie tel que):
"Forgé jadis par Sauron de Mordor, Seigneur des Ténèbres, l'Anneau de Puissance devait lui permettre de dominer les possesseurs des autres anneaux magiques et d'imposer au monde sa loi, mais cet anneau a disparu. Bilbon Sacquet, le Hobbit, l'a retrouvé et emporté chez lui où il l'a finalement confié à son cousin et fils adoptif Frodon. Son pouvoir premier est de rendre invisible et malheur à qui en use car c'est donner ainsi prise sur soi à l'Anneau maléfique, indestructible, sauf par le feu qui couve dans les Crevasses de la Montagne Oradruin. Or, voici que Sauron apprend où est l'Anneau perdu et déjà ses Cavaliers rôdent autour du pays des Hobbits. Pour faire échec à Sauron, Frodon décide de partir avec l'Anneau, mais le chemin est long jusqu'à Oradruin. C'est une mission pleine de périls et de prodiges puisque ceci se passe en un temps où il y a encore des elfes, des nains et des magiciens, des dragons et des enchantements...'.
Le trimestre suivant, ayant déjà dévoré deux fois ce premier tome, je demandais à commander illico les deux autres volumes, quelles que fussent les envies littéraires du reste de la famille.
![[Image: 1441551771_franceloisirs1543-1983.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/1356/1441551771_franceloisirs1543-1983.jpg)
Je me souviens qu'à l'époque, je me délectais à ne rien comprendre à cette étrange histoire.
J'aurais alors été bien incapable de lire correctement une version originale en anglais, et n'y avait de toute façon pas accès dans les modestes librairies de province ( rappelons qu'à l'époque internet n'existait pas encore... donc impossible d' y rechercher ou commander d'autres versions)
Le prologue me plongeait dans des abimes de perplexité, les cartes étaient fragmentaires, la publication ne contenait qu'une toute petite partie des annexes (pas de généalogie, pas d'appendice sur les langues ni sur la chronologie)... et puis aucun forum, aucune association vers qui se tourner pour en savoir plus.
Bref, un grand mystère autour d'une formidable aventure.
Je crois avoir continué à relire au moins une ou deux fois par an le SdA jusqu'au début des années 1990. Je raconterai dans un prochain post mon acquisition des appendices chez Bourgois puis de ma première version en un volume, puis de ma première version anglaise, puis du Silmarillion....
Toujours est-il que, pris par les études et le début de la vie professionnelle, je laissais de côté mon vieux Seigneur des Anneaux, au grenier chez mes parents. J'en ai toujours gardé une version de poche sous la main mais, au gré des déménagements, j'avais oublié ma première édition. Je croyais même qu'elle avait été récupérée par l'un ou l'autre de mes neveux (heureuse découverte pour eux qui m'ont tout de même chipé ma collec' presque intégrale de Fluide Glacial, bande de sacripants) jusqu'à ce que des travaux d’entretien contraignent récemment maman à me demander de dégager mes 'vieilleries' stockées sous les combles... et c'est ainsi que j'ai remis la main en 2013 sur ces objets de nostalgie. Je ne crois pas qu'ils aient une grande valeur pécuniaire mais, après les avoir retrouvés, j'y suis très attaché.
Silmo

