01-11-2015, 09:43
Góðan daginn ungur reiðmaður ! (un peu d'islandais au petit matin, il n'y a rien de tel !)
Je ne me suis pas encore sérieusement penché, depuis le temps, sur l'étude des langues elfiques chez Tolkien, mais j'aimerais discuter tes questions posées sur les langues et mes collègues pourront me corriger si je m'égare. Le quenya, ne s'apprend pas comme on apprend l'anglais, le russe, l'arabe, car c'est une langue qui a constamment évolué au fil de la vie de Tolkien. Il n'y a pas de quenya figé dans le marbre, il est en constante mutation. Si l'on veut étudier le quenya, je pense qu'il faut plutôt étudier l'évolution de sa structure, ce qui demande énormément d'investissement et d'attention. La langue s'étudie sur le plan linguistique, qui ne fait que décrire (et c'est déjà beaucoup) les faits. Pour s'initier à la linguistique, je pense qu'il est judicieux de commencer par lire des ouvrages sur la linguistique générale ou comparée des langues qui ont véritablement existé afin d'acquérir un certain jargon de linguiste. Il faut donc s'adonner à beaucoup de lectures, car la rigueur est une notion fondamentale dans ce domaine et j'en sais quelque chose pour avoir fait trois années de linguistique comparative en faculté. Tu peux également t'intéresser au quenya en comparant cette langue avec celles qui ont inspiré son système grammatical, sa phonologie. Pour cela, des études de grec ancien et de finnois peuvent amener à mieux comprendre comment Tolkien s'y est pris pour créer sa langue. Le grec ancien, pour en avoir fait jusqu'à ma troisième année de licence, est une langue remarquablement belle, mais qui relève souvent du difficile. Le finnois, qui est ma deuxième langue vivante (car je me suis reconverti dans le scandinave) cette année et que je découvre, a un système grammatical qui ne ressemble en rien aux langues que l'on connaît plus ou moins : l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien. Ce sont des langues relativement complexes qui ont donné le quenya.
En revanche, rendre vivant le vieil-anglais en l'apprenant, c'est possible. Cette langue comporte un lexique très important, l'on connait bien cette langue et il existe même une bonne grammaire : le Manuel de l'Anglais du Moyen Âge : le Vieil Anglais (2 vol.) par F. Mossé, un peu daté, mais qui tient la route et propose des exercices de version. Tolkien lui-même s'est essayé, car il connaissant la langue par coeur, à écrire en vieil-anglais, comme il le fit avec beaucoup d'autres langues d'ailleurs : latin, gotique, etc. Mais avant d'en arriver à ce stade, il faut travailler son apprentissage de la langue, et faire cela au quotidien, car c'est très simple, quand on fait des études de langues, il faut en faire beaucoup. Créer des textes en vieil-anglais, c'est faisable : je m'amuse moi-même à créer de courts textes en néo-gotique car le gotique me plaît énormément et je connais des amis qui font de la reconstitution médiévale qui créent parfois des phrases en francique, en vieux-norrois pour rendre plus crédible leur travail. Pour le vieil-anglais, je recommanderai d'avoir au moins un niveau correct d'anglais, ne serait-ce que pour comprendre plus aisément les textes anciens, même si l'anglais médiéval est bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui.
J'espère que ces quelques mots pourront t'aider. Je sais que je n'ai fait que frôler le sujet de l'apprentissage du quenya et que d'autres personnes ici pourront te répondre plus longuement. Quoiqu'il en soit, il faut retenir ces deux mots très importants : travail, rigueur.
Bless bless !
Je ne me suis pas encore sérieusement penché, depuis le temps, sur l'étude des langues elfiques chez Tolkien, mais j'aimerais discuter tes questions posées sur les langues et mes collègues pourront me corriger si je m'égare. Le quenya, ne s'apprend pas comme on apprend l'anglais, le russe, l'arabe, car c'est une langue qui a constamment évolué au fil de la vie de Tolkien. Il n'y a pas de quenya figé dans le marbre, il est en constante mutation. Si l'on veut étudier le quenya, je pense qu'il faut plutôt étudier l'évolution de sa structure, ce qui demande énormément d'investissement et d'attention. La langue s'étudie sur le plan linguistique, qui ne fait que décrire (et c'est déjà beaucoup) les faits. Pour s'initier à la linguistique, je pense qu'il est judicieux de commencer par lire des ouvrages sur la linguistique générale ou comparée des langues qui ont véritablement existé afin d'acquérir un certain jargon de linguiste. Il faut donc s'adonner à beaucoup de lectures, car la rigueur est une notion fondamentale dans ce domaine et j'en sais quelque chose pour avoir fait trois années de linguistique comparative en faculté. Tu peux également t'intéresser au quenya en comparant cette langue avec celles qui ont inspiré son système grammatical, sa phonologie. Pour cela, des études de grec ancien et de finnois peuvent amener à mieux comprendre comment Tolkien s'y est pris pour créer sa langue. Le grec ancien, pour en avoir fait jusqu'à ma troisième année de licence, est une langue remarquablement belle, mais qui relève souvent du difficile. Le finnois, qui est ma deuxième langue vivante (car je me suis reconverti dans le scandinave) cette année et que je découvre, a un système grammatical qui ne ressemble en rien aux langues que l'on connaît plus ou moins : l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien. Ce sont des langues relativement complexes qui ont donné le quenya.
En revanche, rendre vivant le vieil-anglais en l'apprenant, c'est possible. Cette langue comporte un lexique très important, l'on connait bien cette langue et il existe même une bonne grammaire : le Manuel de l'Anglais du Moyen Âge : le Vieil Anglais (2 vol.) par F. Mossé, un peu daté, mais qui tient la route et propose des exercices de version. Tolkien lui-même s'est essayé, car il connaissant la langue par coeur, à écrire en vieil-anglais, comme il le fit avec beaucoup d'autres langues d'ailleurs : latin, gotique, etc. Mais avant d'en arriver à ce stade, il faut travailler son apprentissage de la langue, et faire cela au quotidien, car c'est très simple, quand on fait des études de langues, il faut en faire beaucoup. Créer des textes en vieil-anglais, c'est faisable : je m'amuse moi-même à créer de courts textes en néo-gotique car le gotique me plaît énormément et je connais des amis qui font de la reconstitution médiévale qui créent parfois des phrases en francique, en vieux-norrois pour rendre plus crédible leur travail. Pour le vieil-anglais, je recommanderai d'avoir au moins un niveau correct d'anglais, ne serait-ce que pour comprendre plus aisément les textes anciens, même si l'anglais médiéval est bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui.
J'espère que ces quelques mots pourront t'aider. Je sais que je n'ai fait que frôler le sujet de l'apprentissage du quenya et que d'autres personnes ici pourront te répondre plus longuement. Quoiqu'il en soit, il faut retenir ces deux mots très importants : travail, rigueur.
Bless bless !

