07-03-2013, 11:10
Il avait en effet la réputation d'être "le guitariste le plus rapide de la planète" au début des années 70.
Speed Kills, le dernier morceau de l'album Stonedhenge de 1969 (un des tous premiers CD que je m'étais offert à l'aube des années 90 - émotion) est assez emblématique de cette dextérité pyrotechnique de la six-corde, parfaitement maîtrisée par Alvin Lee.
Il s'agit d'un socle blues classique, joué très vite (on est presque aux confins du rock'n'roll), avec plein d'effets sonores (c'est le contexte de l'époque de rajouter des "bruits") et des titres remplis de jeux de mots faisant des allusions à peine voilées aux expérimentation opiacées et stupéfiantes (Speed Kills signifie : "la vitesse tue", mais le speed, c'est aussi un mot d'argot désignant les amphétamines. Quant au titre de l'album, Stonedhenge, c'est un jeu de mot entremêlant Stonehenge, le monument mégalithique bien connu qui figure (stylisé) en couverture de l'album, et l'adjectif stoned, qui veut dire "défoncé")
<iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/B51_gCJOohw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
A déguster sans modération.
Cette semaine j'ai compté mes sous car j'avais envie de m'offrir une belle guitare.
La Gibson 335 rouge cerise qu'utilisait Alvin Lee utilisait dans les années 70 a toujours fait partie de mes préférées...
<img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Alvin_Lee_1978.jpg" width=212 height=300</img>
On ne verra plus sa crinière blonde flotter au vent des festivals ou s'imprégner des atmosphères confinés des pubs.
Je garderai pour ma part cette image d'un Alvin tétanisé par la foule immense de Woodstock, entrevue dans la pénombre. Sous l'effet de quelques amphétamines pour se donner énergie et courage, et pour supporter les "châtaignes" dues à la manipulation de la guitare électrique dans l'atmosphère très humide de la soirée du dimanche 17 août 1969. Après 5 chansons, avant d'entamer la 6ème (I'm Goin'Home - voir le petit film de mon précédent message), il s'arrête, réalise l'intensité du moment et dit timidement au micro : ooh my good... there's so many of you....
Il ré-accorde sa guitare, donne le titre de la chanson qu'il va jouer, et c'est parti.
C'est marrant de voir comment on peut rentrer dans la Légende.
I.
Speed Kills, le dernier morceau de l'album Stonedhenge de 1969 (un des tous premiers CD que je m'étais offert à l'aube des années 90 - émotion) est assez emblématique de cette dextérité pyrotechnique de la six-corde, parfaitement maîtrisée par Alvin Lee.
Il s'agit d'un socle blues classique, joué très vite (on est presque aux confins du rock'n'roll), avec plein d'effets sonores (c'est le contexte de l'époque de rajouter des "bruits") et des titres remplis de jeux de mots faisant des allusions à peine voilées aux expérimentation opiacées et stupéfiantes (Speed Kills signifie : "la vitesse tue", mais le speed, c'est aussi un mot d'argot désignant les amphétamines. Quant au titre de l'album, Stonedhenge, c'est un jeu de mot entremêlant Stonehenge, le monument mégalithique bien connu qui figure (stylisé) en couverture de l'album, et l'adjectif stoned, qui veut dire "défoncé")
<iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/B51_gCJOohw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
A déguster sans modération.
Cette semaine j'ai compté mes sous car j'avais envie de m'offrir une belle guitare.
La Gibson 335 rouge cerise qu'utilisait Alvin Lee utilisait dans les années 70 a toujours fait partie de mes préférées...
<img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Alvin_Lee_1978.jpg" width=212 height=300</img>
On ne verra plus sa crinière blonde flotter au vent des festivals ou s'imprégner des atmosphères confinés des pubs.
Je garderai pour ma part cette image d'un Alvin tétanisé par la foule immense de Woodstock, entrevue dans la pénombre. Sous l'effet de quelques amphétamines pour se donner énergie et courage, et pour supporter les "châtaignes" dues à la manipulation de la guitare électrique dans l'atmosphère très humide de la soirée du dimanche 17 août 1969. Après 5 chansons, avant d'entamer la 6ème (I'm Goin'Home - voir le petit film de mon précédent message), il s'arrête, réalise l'intensité du moment et dit timidement au micro : ooh my good... there's so many of you....
Il ré-accorde sa guitare, donne le titre de la chanson qu'il va jouer, et c'est parti.
C'est marrant de voir comment on peut rentrer dans la Légende.
I.

