Pour qui serait intéressé, Vincent a également mis en ligne, sur Academia et sur HAL, ses propres contributions à ce numéro de la revue, à savoir le texte liminaire de la partie tolkienienne (« J.R.R. Tolkien & (l') Europe ») et son article (« Peut-on (re)traduire J.R.R Tolkien ? De la traduction en français d’une traduction fictive écrite par un authentique traducteur »).
Précisons bien, tout de même, que le titre du numéro de la revue pourrait laisser penser à une rencontre par le biais d'études mais que ce n'est pas vraiment le cas : on trouvera une partie pour H. P. Lovecraft, une partie pour J. R. R. Tolkien, et quasiment aucune communication thématique entre les deux, hormis dans l'article d'Anne Besson (« Tolkien et la fantasy, encore et toujours ? »), qui traite du genre de la fantasy de façon plus générale. Dans la préface, intitulée « Ni un duel, ni un duo », Roger Bozzetto s'efforce cependant de justifier la cohabitation entre les deux écrivains le temps d'un numéro de la revue, même si cela sonne un peu comme un exercice imposé, quoique cette introduction puisse aussi être vue sur la fin comme une ouverture vers d'éventuelles pistes de recherche. On se permettra une petite remarque JRRVFienne après avoir lu, dans ladite préface, que « Lovecraft et Tolkien [...] ne se sont jamais rencontrés et [qu']il serait étonnant qu'ils aient lu quoi que ce soit l'un de l'autre. » Sur JRRVF, on est pourtant au courant depuis quelques années que Tolkien a probablement lu Lovecraft, fusse tardivement et de façon semble-t-il limitée : ce message
Mais au-delà de ce genre de détail, de façon générale, je pense qu'il y avait matière à ce que l'on ne se limite pas à la publication de seules approches de spécialistes respectifs des deux écrivains ne communiquant pas entre elles thématiquement. Cela n'enlève rien à la qualité en soi des articles proposés (dans les deux parties), mais disons simplement que le temps me parait mûr pour davantage de transversalité dans les approches, même dans le cadre de simples articles. Ceci dit, qui s'attendrait à une étude comparative Lovecraft/Tolkien en consultant ce numéro de la revue Europe tombera finalement notamment sur une étude comparative Tolkien/Dumézil (préparée d'assez longue date par Elendil, si je me souviens bien) : pourquoi pas ?
[small]Tiens, justement, à propos de « J.R.R. Tolkien et Georges Dumézil. La linguistique au service de la mythologie » par Damien Bador, la première chose que l'on peut lire en dessous du titre est ceci (p. 123) :
« Hiswelóken, mára tolkiendil senwavë estena Didier Willis, netil sina vë manë nilmëo tengwë. »
Apparemment, cela passerait très bien au Glǽmscribe s'il n'y avait pas ce problème avec la lettre "D" que l'on ne sait pas comment écrire en quenya... En tout cas, ça en dit long sur la tonne de pommade qu'il faudra que je mette sur les écailles du Dragon quand j'en aurai fini avec mes propres travaux ! ;-p
Autre détail savoureux, la mention en référence de Jean-Rodolphe Turlin en note de bas de page de l'article « "Le Hobbit" de Peter Jackson. Du roman pour la jeunesse au prequel du "Seigneur des Anneaux" (2001-2003) » par Gaspard Delon et Sandra Provini (p. 197) : peu importe le motif, cette seule mention, fusse en simple note, est d'un effet purement esthétique tout-à-fait réussi de mon point de vue. ;-)
Allez, j'arrête de vous taquiner et je retourne à ma table de travail... [/small]
Amicalement, :-)
Hyarion.
Précisons bien, tout de même, que le titre du numéro de la revue pourrait laisser penser à une rencontre par le biais d'études mais que ce n'est pas vraiment le cas : on trouvera une partie pour H. P. Lovecraft, une partie pour J. R. R. Tolkien, et quasiment aucune communication thématique entre les deux, hormis dans l'article d'Anne Besson (« Tolkien et la fantasy, encore et toujours ? »), qui traite du genre de la fantasy de façon plus générale. Dans la préface, intitulée « Ni un duel, ni un duo », Roger Bozzetto s'efforce cependant de justifier la cohabitation entre les deux écrivains le temps d'un numéro de la revue, même si cela sonne un peu comme un exercice imposé, quoique cette introduction puisse aussi être vue sur la fin comme une ouverture vers d'éventuelles pistes de recherche. On se permettra une petite remarque JRRVFienne après avoir lu, dans ladite préface, que « Lovecraft et Tolkien [...] ne se sont jamais rencontrés et [qu']il serait étonnant qu'ils aient lu quoi que ce soit l'un de l'autre. » Sur JRRVF, on est pourtant au courant depuis quelques années que Tolkien a probablement lu Lovecraft, fusse tardivement et de façon semble-t-il limitée : ce message
Mais au-delà de ce genre de détail, de façon générale, je pense qu'il y avait matière à ce que l'on ne se limite pas à la publication de seules approches de spécialistes respectifs des deux écrivains ne communiquant pas entre elles thématiquement. Cela n'enlève rien à la qualité en soi des articles proposés (dans les deux parties), mais disons simplement que le temps me parait mûr pour davantage de transversalité dans les approches, même dans le cadre de simples articles. Ceci dit, qui s'attendrait à une étude comparative Lovecraft/Tolkien en consultant ce numéro de la revue Europe tombera finalement notamment sur une étude comparative Tolkien/Dumézil (préparée d'assez longue date par Elendil, si je me souviens bien) : pourquoi pas ?
[small]Tiens, justement, à propos de « J.R.R. Tolkien et Georges Dumézil. La linguistique au service de la mythologie » par Damien Bador, la première chose que l'on peut lire en dessous du titre est ceci (p. 123) :
« Hiswelóken, mára tolkiendil senwavë estena Didier Willis, netil sina vë manë nilmëo tengwë. »
Apparemment, cela passerait très bien au Glǽmscribe s'il n'y avait pas ce problème avec la lettre "D" que l'on ne sait pas comment écrire en quenya... En tout cas, ça en dit long sur la tonne de pommade qu'il faudra que je mette sur les écailles du Dragon quand j'en aurai fini avec mes propres travaux ! ;-p
Autre détail savoureux, la mention en référence de Jean-Rodolphe Turlin en note de bas de page de l'article « "Le Hobbit" de Peter Jackson. Du roman pour la jeunesse au prequel du "Seigneur des Anneaux" (2001-2003) » par Gaspard Delon et Sandra Provini (p. 197) : peu importe le motif, cette seule mention, fusse en simple note, est d'un effet purement esthétique tout-à-fait réussi de mon point de vue. ;-)
Allez, j'arrête de vous taquiner et je retourne à ma table de travail... [/small]
Amicalement, :-)
Hyarion.

