Silmo Wrote:En 2004, George Harrisson est accueilli au Rock & Roll Hall of Fame. Pendant la cérémonie, quelques pointures interprètent l'un de ses grands succès "While My Guitar Gently Weeps".
Tranquille dans son coin à droite de la scène, PRINCE attend la moitié du morceau pour envoyer un solo d'anthologie ... A écouter ICI. Maestro e Virtuoso ! Bravo.
Merci pour le partage, Silmo. En écoutant tout-à-l'heure en boucle, dans le train, ce morceau avec solo de guitare de Prince, quelque-chose s'est semble-t-il débloqué pour que j'avance enfin concernant un travail d'écriture qu'il me fallait une fois encore retravailler... Résultat : au moins deux heures de productivité créative en musique. J'aimerai que ce soit tous les jours comme ça.
Amicalement,
Hyarion.
P.S.: j'aime bien Prince, particulièrement sa démarche créative et son refus, au bout d'un certain temps, de se soumettre au principe d'un certain formatage de marché. Je me souviens encore nettement de la polémique médiatique des années 1990, quand on s'était mis à l'appeler "l'artiste anciennement connu sous le nom de Prince", à l'époque du changement de nom en "Love Symbol"... Vu de loin, on pouvait évidemment seulement y voir une affaire d'égocentrisme (typique de la plupart des stars de la musique populaire de l'époque, du reste), mais comme l'ont rappelé encore tout récemment des documentaires diffusés sur ARTE, c'était aussi et surtout une question de liberté de création ne pouvant pleinement s'accommoder, par nature, du carcan contractuel avec une entreprise de l'industrie culturelle, conçue pour produire et commercialiser de la culture de masses qui est à distinguer de la culture populaire et bien sûr de la créativité sans servitude. Prince Nelson avait un problème avec un système qui, pour prix du succès et de la notoriété artistique, bride la créativité au nom d'une logique qui n'est pas celle d'un artiste qui se veut et doit être aussi libre que possible, surtout quand il est aussi productif que l'était l'intéressé. Je comprends donc bien sur le principe l'attitude de Prince, qui a certes été capable de faire des compromis au cours de sa carrière, mais pour qui la liberté de création de l'artiste était finalement ce qui comptait le plus.

