21-05-2016, 14:08
À nouveau, ce commentaire parfait de Círdan résonne en moi. Et en te lisant, cher ami, nous redire à quel point l'article de Jean nous montre que « les textes parlent pour eux-mêmes, [que] la prégnance de la place féminine en Arda est si notable » et qu'il s'agit d'un « caractère discret, mais puissant et fondamental du pouvoir féminin dans l'architecture du Conte d'Arda », je songe à un élément de cette architecture justement, qui l'éclaire déjà de la sorte : l'amilessë, ce nom donné par sa mère à un elda, parfois à sa naissance, parfois plus tard, est ce nom qui révèle souvent une carastéristique dominante de sa personnalité (essë tercenya) ou de son destin (essë apacenya). Aucune comparaison possible avec l'ataressë, le nom donné par le père (cf. HoMe X, p. 214-217). Du coup, je me sens un peu bête de n'y avoir pas songé lorsque j'ai lu et relu ton article, Jean (mais ce n'est pas bien grave non plus ; comme le dit Círdan, il se suffit plus que largement). D'où sans doute ce que la sagesse, qui conduit le Monde d'Arda (mais là, on anticipe sur « les couleurs du Monde »), peut avoir de féminin.

