01-06-2016, 21:17
Merci pour ce partage, intéressant sur le fond (j'ai eu justement l'occasion de parcourir les Gesta Danorum il y a quelques mois, et je suis moi aussi curieux de connaître la suite) et qui témoigne, sur la forme, d'une aisance certaine dans l'usage de notre langue, ce qui n'est pas un moindre atout, à mes yeux du moins, lorsque l'on souhaite communiquer au mieux avec autrui par écrit, spécialement pour faire état des résultats d'une recherche. :-)
Il existe un "nous" de modestie que j'ai tendance à employer personnellement, car pour moi c'est plutôt le "je" qui relève de la prétention (de façon générale), tant il fait écho au "moi, je" dont notre époque est friande, et qui n'a, me semble-t-il, pas grand-chose à voir avec un discours relevant de la recherche, à mes yeux du moins. Mais je te rejoins dans le sens où le "nous" de modestie peut être en fait une façon d'associer le lecteur à sa propre démarche, et que tout cela est surtout évidemment une question de dosage. Ceci étant dit sans vouloir contester les goûts et choix de chacun, ni l'attachement que l'on peut avoir vis-à-vis de tel ou tel usage. :-)
Amicalement,
Hyarion[small]... qui retourne s'occuper de sa part de travail pour un des projets signalés "en cours" par notre président. ;-)[/small]
Alkar Wrote:Pour l'usage des pronoms, le "nous" renvoie à moi + d'autres gens (chercheurs, public lecteur, etc.). J'utilise le "je" uniquement lorsqu'il s'agit de mes propres raisonnements ou approches. C'est donc une alternance qui est voulue, car si j'utilisais le "nous" pour dire "je", autant dire "je" d'emblée, sinon, ce n'est qu'une vaine prétention. Après, il faut éviter de dire trop "je", tout comme il ne faut pas utiliser le "nous royal" pour dire "nous".
Il existe un "nous" de modestie que j'ai tendance à employer personnellement, car pour moi c'est plutôt le "je" qui relève de la prétention (de façon générale), tant il fait écho au "moi, je" dont notre époque est friande, et qui n'a, me semble-t-il, pas grand-chose à voir avec un discours relevant de la recherche, à mes yeux du moins. Mais je te rejoins dans le sens où le "nous" de modestie peut être en fait une façon d'associer le lecteur à sa propre démarche, et que tout cela est surtout évidemment une question de dosage. Ceci étant dit sans vouloir contester les goûts et choix de chacun, ni l'attachement que l'on peut avoir vis-à-vis de tel ou tel usage. :-)
Amicalement,
Hyarion[small]... qui retourne s'occuper de sa part de travail pour un des projets signalés "en cours" par notre président. ;-)[/small]

