21-08-2016, 18:17
Merci pour ces « quelques recherches », Sosryko !
L’analyse de Martin est plus fine que les jugements sommaires de certains de ses admirateurs (dans le genre « Martin, c’est mieux que Tolkien parce que c’est pas manichéen »).
A propos de la problématique de l’écrivain architecte/ l’écrivain jardinier, il y a au moins une auteur de polars qui appartient à la catégorie des jardiniers, c’est Fred Vargas. Dans une interview sur le site de l’Humanité, on trouve ainsi :
[citation]
« J’ai trois semaines où je suis avec mon bateau dans la brume, avec juste un point de départ et un point d’arrivée, et après je passe six mois, un an, à resserrer tous les fils, faire en sorte que tout concorde, que la logique soit respectée, que rien ne soit laissé sans explication. »
« Une fois, j’ai essayé de construire la moitié d’une histoire, bien calée, un plan sur papier. C’était pour Sous les vents de Neptune. Au deuxième chapitre, des personnages sont arrivés, les dialogues sont partis ailleurs et c’est sorti de la route tout seul. »
« Tous ces détails qui sont parfois considérés comme faisant partie d’un récit diaboliquement conçu, je les ai «appris» en écrivant. »
[/citation]
On retrouve aussi dans une autre interview l’idée de la graine :
[citation]
« Et me voilà à nouveau coincée par "quelque chose" qui revient... obsessionnellement. Dans le précédent, Un lieu incertain, j'avais démarré avec une histoire de vampires. Avec celui d'avant, Dans les bois éternels, j'étais partie de l'os qui existe dans le coeur du cerf. Tout le temps, c'est un bidule comme ça. Et je sais que fatalement je vais y aller. "
[/citation]
Beruthiel
L’analyse de Martin est plus fine que les jugements sommaires de certains de ses admirateurs (dans le genre « Martin, c’est mieux que Tolkien parce que c’est pas manichéen »).
A propos de la problématique de l’écrivain architecte/ l’écrivain jardinier, il y a au moins une auteur de polars qui appartient à la catégorie des jardiniers, c’est Fred Vargas. Dans une interview sur le site de l’Humanité, on trouve ainsi :
[citation]
« J’ai trois semaines où je suis avec mon bateau dans la brume, avec juste un point de départ et un point d’arrivée, et après je passe six mois, un an, à resserrer tous les fils, faire en sorte que tout concorde, que la logique soit respectée, que rien ne soit laissé sans explication. »
« Une fois, j’ai essayé de construire la moitié d’une histoire, bien calée, un plan sur papier. C’était pour Sous les vents de Neptune. Au deuxième chapitre, des personnages sont arrivés, les dialogues sont partis ailleurs et c’est sorti de la route tout seul. »
« Tous ces détails qui sont parfois considérés comme faisant partie d’un récit diaboliquement conçu, je les ai «appris» en écrivant. »
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On retrouve aussi dans une autre interview l’idée de la graine :
[citation]
« Et me voilà à nouveau coincée par "quelque chose" qui revient... obsessionnellement. Dans le précédent, Un lieu incertain, j'avais démarré avec une histoire de vampires. Avec celui d'avant, Dans les bois éternels, j'étais partie de l'os qui existe dans le coeur du cerf. Tout le temps, c'est un bidule comme ça. Et je sais que fatalement je vais y aller. "
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Beruthiel

