14-11-2016, 21:26
Le Silmarillon a été l’obsession de JRR Tolkien. Maintes fois écrit, réécrit, retouché, retravaillé (les deux tiers des HOME traitent du Silmarillon), il n’a jamais été publié du vivant de l’auteur.
Telle un arlésienne, pourtant, il a été annoncé à de nombreuses reprises comme nous l’indiquent les Lettres. Après le Hobbit, le professeur voulut le faire publier, et après-guerre, il demanda sa sortie à son éditeur au même moment que le Seigneur des Anneaux. Pourtant rien n’y fit.
Dès la publication du Seigneur des Anneaux, à lire le roman, il est clair que le Silmarillon existe. Le préambule du SdA précise que ce livre n’est qu’une partie d’une plus vaste œuvre littéraire et dans l’appendice A, Tolkien cite explicitement le Silmarillon et en donne même un bref résumé.
Toutefois, plus de 15 ans après la publication du SdA (déjà tardive vis-à-vis de l’essentiel de la composition du roman), les fans du professeur se languissaient toujours.
A look behind the Lord of the Ring, de Lin Carter, est le, ou l’un, des premiers livres consacré à l’étude du SdA, publié en 1969 du vivant de l’auteur. Si le contenu est très daté et peut prêter à sourire maintenant, on peut y lire une évocation du Silmarillon et plusieurs hypothèses sur son contenu envisagé comme une préquelle au Seigneur des Anneaux.
Si Christopher Tolkien n’avait pas publié le Silmarillon à la mort de son père, on aurait pu, tel Lin Carter en rester à des suppositions. Quoique …
A y regarder de plus près, oubliant tout ce qu’on sait de la lecture du Silmarillon et de tout ce qui a été publié de façon posthume, en se mettant dans la peau d’un lecteur américain des années 60 ou d’un lecteur anglais à la sortie du livre en 54-55, il y a moyen d’en savoir beaucoup plus. Il y a moyen de démentir cette phrase qui clôture l’introduction des chronologies : « au Quatrième Age, on dénommait Jours Anciens ces temps lointains : toutefois, ce terme désignait en propre l’époque qui avait précédé la défaite de Morgoth. On ne relatera pas ici les récits de ces temps ».
Le SdA, ou le Hobbit dans une moindre mesure, est imprégné de multiples références au Silmarillon, au point de pouvoir en reconstituer la trame et toute l’essence. C’est ce que je vais présenter.
Au moyen du seul SdA comme source, je présenterai d’abord la chronologie des Jours Anciens telle qu’on peut la reconstituer. Puis j’étudierai les témoignages de ces jours anciens, les témoins et la façon dont les récits du 1er Age sont retranscrits dans le SdA, pour finir par une comparaison entre les Jours Anciens tels qu’ils figurent dans le SdA et le Silmarillon publié.
Telle un arlésienne, pourtant, il a été annoncé à de nombreuses reprises comme nous l’indiquent les Lettres. Après le Hobbit, le professeur voulut le faire publier, et après-guerre, il demanda sa sortie à son éditeur au même moment que le Seigneur des Anneaux. Pourtant rien n’y fit.
Dès la publication du Seigneur des Anneaux, à lire le roman, il est clair que le Silmarillon existe. Le préambule du SdA précise que ce livre n’est qu’une partie d’une plus vaste œuvre littéraire et dans l’appendice A, Tolkien cite explicitement le Silmarillon et en donne même un bref résumé.
Toutefois, plus de 15 ans après la publication du SdA (déjà tardive vis-à-vis de l’essentiel de la composition du roman), les fans du professeur se languissaient toujours.
A look behind the Lord of the Ring, de Lin Carter, est le, ou l’un, des premiers livres consacré à l’étude du SdA, publié en 1969 du vivant de l’auteur. Si le contenu est très daté et peut prêter à sourire maintenant, on peut y lire une évocation du Silmarillon et plusieurs hypothèses sur son contenu envisagé comme une préquelle au Seigneur des Anneaux.
Si Christopher Tolkien n’avait pas publié le Silmarillon à la mort de son père, on aurait pu, tel Lin Carter en rester à des suppositions. Quoique …
A y regarder de plus près, oubliant tout ce qu’on sait de la lecture du Silmarillon et de tout ce qui a été publié de façon posthume, en se mettant dans la peau d’un lecteur américain des années 60 ou d’un lecteur anglais à la sortie du livre en 54-55, il y a moyen d’en savoir beaucoup plus. Il y a moyen de démentir cette phrase qui clôture l’introduction des chronologies : « au Quatrième Age, on dénommait Jours Anciens ces temps lointains : toutefois, ce terme désignait en propre l’époque qui avait précédé la défaite de Morgoth. On ne relatera pas ici les récits de ces temps ».
Le SdA, ou le Hobbit dans une moindre mesure, est imprégné de multiples références au Silmarillon, au point de pouvoir en reconstituer la trame et toute l’essence. C’est ce que je vais présenter.
Au moyen du seul SdA comme source, je présenterai d’abord la chronologie des Jours Anciens telle qu’on peut la reconstituer. Puis j’étudierai les témoignages de ces jours anciens, les témoins et la façon dont les récits du 1er Age sont retranscrits dans le SdA, pour finir par une comparaison entre les Jours Anciens tels qu’ils figurent dans le SdA et le Silmarillon publié.

