04-05-2010, 18:14
Laegalad >>> <i>"Le canular était drôle au début, mais là ça devient lourd..."</i><p>Il me semble, hélas, qu'il ne s'agit pas d'une plaisanterie... et cela depuis le commencement. Il est d'ailleurs un peu consternant de voir l'activité du forum de JRRVF plus ou moins réduite, en ce moment, à cette vaine opération balourde de prosélytisme illuminé, totalement hors-sujet et qui, je l'espère, finira bien par s'arrêter...<br>La patience est une vertu...<br>__________<p><SMALL>Isengar >>> <i>"Mais je ne comprends pas très bien cette histoire de méta-manoeuvre. Est-ce qu'on avance, est-ce qu'on recule, comment veux-tu... passer par la voie étroite ???"</i><p>Je te sens comme aspiré par le tourbillon du méta-délire, cher Isengar... et cela m'inquiète un peu, car tu risques de ne pas en revenir...<p>Il faut donc réagir.<p><br><b>Méta-tentative de méta-contrefeu face au méta-délire issu d'une <i>"intelligence méta-développée"</i> :</b><p><br><< <i><u><b>META</b>-PENETRER LE <b>META</b>-ANNEAU</u><p>La <u>méta</u>-symbolique <u>méta</u>-sexuelle dans "Le Seigneur des Anneaux",<p>Éléments pour une <u>méta</u>-lecture <u>méta</u>-freudienne de l´uvre de J.R.R. Tolkien.<p>Comme cela est fréquemment le cas dans les uvres d´une telle <u>méta</u>-envergure, "Le Seigneur des Anneaux" se prête à des <u>méta</u>-lectures multiples. Les nombreux exégètes qui se sont penchés sur l´uvre de J.R.R. Tolkien ont pourtant, jusqu´à aujourd´hui, négligé une <u>méta</u>-piste <u>méta</u>-essentielle et particulièrement <u>méta</u>-féconde. L´objet de ce court essai sera donc de montrer que "Le Seigneur des Anneaux", bien plus qu´une <u>méta</u>-épopée <u>méta</u>-gratuite (et donc <u>méta</u>-fantastique), est un <u>méta</u>-récit profondément <u>méta</u>-marqué sexuellement, et que les <u>méta</u>-aventures de Frodo sont en fait les <u>méta</u>-étapes successives d´une <u>méta</u>-recherche de la <u>méta</u>-sexualité, sans doute le <u>méta</u>-récit <u>méta</u>-inconscient des premières expériences <u>méta</u>-sexuelles de J.R.R. Tolkien.<p>La Comté est la <u>méta</u>-image de l´enfance : les Hobbits y sont aussi <u>méta</u>-innocents que <u>méta</u>-petits, et le <u>méta</u>-départ de Frodo est la <u>méta</u>-marque de sa <u>méta</u>-accession au <u>méta</u>-état d´adulte, de sa <u>méta</u>-initiation à la <u>méta</u>-sexualité. Pourtant, ce <u>méta</u>-départ n´est pas aussi <u>méta</u>-rapide, aussi <u>méta</u>-direct qu´il en a l´air. Le <u>méta</u>-passage chez Tom Bombadil est, sans nul doute, la <u>méta</u>-expression de la <u>méta</u>-tentation <u>méta</u>-incestueuse, et ce n´est qu´après ce <u>méta</u>-passage, ce <u>méta</u>-désir de <u>méta</u>-retour aux <u>méta</u>-origines, de <u>méta</u>-plongeon dans la <u>méta</u>-terre-mère, que la <u>méta</u>-aventure commence vraiment. La <u>méta</u>-crise dipienne ne sera cependant <u>méta</u>-résolue, ou du moins <u>méta</u>-occultée, que plus tard, au conseil d´Elrond. Nous serons amenés à y revenir.<p>La Forêt est chez Tolkien la <u>méta</u>-image du <u>méta</u>-sexe féminin. C´est notamment le cas des trois forêts qui jouent un <u>méta</u>-rôle <u>méta</u>-important dans cette <u>méta</u>-aventure, la Vieille Forêt, la Lorien et Fangorn. Fangorn et la Vieille Forêt sont des <u>méta</u>-creux, des <u>méta</u>-trous. La Lorien ne connaît pas une <u>méta</u>-situation identique, mais elle est placée sous le <u>méta</u>-signe de la <u>méta</u>-humidité, elle est la grande <u>méta</u>-prostituée au <u>méta</u>-croisement des trois grands fleuves, Nimrodel, Silverlode et Anduin. Ces trois forêts ont en commun le <u>méta</u>-mystère qui les enveloppe, les <u>méta</u>-légendes inquiétantes qui courent à leur sujet, mais elles représentent cependant des <u>méta</u>-images différentes de la <u>méta</u>-femme : la <u>Méta</u>-Mère pour la Vieille Forêt, la <u>Méta</u>-Prostituée pour la Lorien, la <u>Méta</u>-Femme-animale pour Fangorn.<br>La Vieille Forêt est donc la <u>méta</u>-représentation du <u>méta</u>-sexe maternel : c´est pour cela qu´elle est <u>méta</u>-vieille. Cette <u>méta</u>-image est d´ailleurs très clairement exprimée par Tom Bombadil, lui même <u>méta</u>-image maternelle qui ne quittera jamais le <u>méta</u>-esprit de Frodo : "Tom a vu la première <u>méta</u>-goutte et le premier <u>méta</u>-gland". Le <u>méta</u>-passage par la vieille forêt retrace donc la <u>méta</u>-tentation <u>méta</u>-incestueuse chez Tolkien. Les autres forêts sont toujours, et on le comprendra aisément, décrites comme <u>méta</u>-humides ; seule la vieille forêt nous est présentée comme <u>méta</u>-desséchée, <u>méta</u>-vieillie, <u>méta</u>-rabougrie, traversée de <u>méta</u>-fissures que le <u>méta</u>-héros franchit pour retrouver enfin sa <u>méta</u>-origine dans la maison de Tom Bombadil. Mais le <u>méta</u>-anneau, dont nous verrons plus loin la <u>méta</u>-signification <u>méta</u>-complexe, est ici sans effet, ce qui signifie qu´il n´y a pas place ici (dans le <u>méta</u>-anneau) pour le <u>méta</u>-sexe, et que Frodo/Tolkien devra aller perdre sa <u>méta</u>-virginité ailleurs.<br>L´image <u>méta</u>-maternelle n´apparaîtra plus directement dans la <u>méta</u>-suite du <u>méta</u>-récit. Pourtant, il en est dans le Seigneur des Anneaux de la <u>méta</u>-mère comme de la <u>méta</u>-mer : on ne les voit jamais, mais on sent toujours et partout leur <u>méta</u>-présence <u>méta</u>-obsédante en marge du <u>méta</u>-récit.<p>Le <u>méta</u>-épisode de la <u>méta</u>-traversée de la Moria est sans doute l´un des plus riches de <u>méta</u>-ambiguïté <u>méta</u>-sexuelle de tout l´ouvrage, et c´est là qu´apparaît pour la première fois clairement le <u>méta</u>-thème de la <u>méta</u>-sodomie, qui deviendra ensuite peu à peu <u>méta</u>-omniprésent. Il n´est guère étonnant que le <u>méta</u>-code permettant de pénétrer dans la Moria soit "ami", il n´est pas non plus surprenant que ce soit Gandalf, ici dans le rôle du <u>méta</u>-pédagogue grec, qui le découvre à ses jeunes <u>méta</u>-compagnons. Qu´est-ce en effet que la Moria sinon un gigantesque <u>méta</u>-anus, que nos <u>méta</u>-héros ne vont pas se contenter de <u>méta</u>-pénétrer mais qu´ils vont <u>méta</u>-explorer jusqu´au plus profond. Un clien d´il du Tolkien linguiste nous montre bien qu´il était au moins partiellement <u>méta</u>-conscient de la <u>méta</u>-folie de ce qu´écrivait le Tolkien auteur. Ce n´est pas par hasard qu´il appelle "Moria" ce long <u>méta</u>-souterrain, ce <u>méta</u>-intestin <u>méta</u>-labyrinthique. En effet, de quoi d´autre nous parle-t-il que d´une <u>méta</u>-folie grecque?<p>Mais la <u>méta</u>-traversée de la Moria est aussi le <u>méta</u>-moment où se déploie dans sa terrible <u>méta</u>-ambiguïté la <u>méta</u>-dialectique <u>méta</u>-homosexualité/<u>méta</u>-hétérosexualité qui sous-tend toute l´uvre.<p>En effet, à peine sortis de cette terrible <u>méta</u>-folie, nos <u>méta</u>-héros, véritable <u>méta</u>-retour aux <u>méta</u>-sources, plongent dans le profond <u>méta</u>-vagin <u>méta</u>-humide de la Lorien, baignée par l´Anduin, la Nimrodel et le Cours d´Argent. On sent pourtant, lorsque les <u>méta</u>-compagnons s´en approchent, cette terrible <u>méta</u>-angoisse qui les étreint, due à toutes les <u>méta</u>-légendes qui circulent sur ce <u>méta</u>-mystère, cet autre <u>méta</u>-monde, <u>méta</u>-angoisse que l´on a déjà rencontrée lorsque les <u>méta</u>-héros s´enfonçaient dans la <u>méta</u>-vieille forêt, que l´on retrouvera à l´approche de Fangorn. Baignée d´une lueur <u>méta</u>-étrange, vêtue de feuilles/vêtements <u>méta</u>-brillantes, la Lorien est la <u>méta</u>-image de la <u>méta</u>-prostituée par (sur) laquelle non seulement Frodo/Tolkien, mais aussi tous ses <u>méta</u>-compagnons sont passés. Le <u>méta</u>-toponyme Lorien vient d´ailleurs sans doute de Lorelei. On peut même voir dans la longue <u>méta</u>-description de Galadriel et de son <u>méta</u>-protecteur Celeborn des <u>méta</u>-souvenirs d´enfance très précis, ceux des <u>méta</u>-bas-fonds de Birmingham. Là encore, Frodo est un moment tenté de lui donner le <u>méta</u>-anneau, de le passer au <u>méta</u>-doigt de cette première <u>méta</u>-femme, mais il ne le fera pas. Nous savons depuis le conseil d´Elrond que Frodo est <u>méta</u>-homosexuel, ce qui explique qu´il renonce à ce <u>méta</u>-projet.<p>Il est une troisième forêt, un autre <u>méta</u>-vagin <u>méta</u>-humide, Fangorn, par lequel Frodo ne passera pas, du moins pas avant d´avoir achevé sa <u>méta</u>-quête. Nous devons cependant nous y arrêter, car c´est ici que la <u>méta</u>-symbolique est la plus riche, et nous y assistons à l´une des deux seules <u>méta</u>-représentations de l´acte <u>méta</u>-sexuel dans l´uvre de Tolkien, et à la seule qui figure une <u>méta</u>-relation <u>méta</u>-hétérosexuelle, particulièrement <u>méta</u>-mouvementée il est vrai.<p>Fangorn est la <u>méta</u>-image <u>méta</u>-archétypale du <u>méta</u>-sexe féminin dans "le Seigneur des Anneaux". <u>Méta</u>-profonde, <u>méta</u>-obscure, il y coule des <u>méta</u>-liqueurs <u>méta</u>-enivrantes dont Merry et Pippin, qui représentent bien sûr ici des <u>méta</u>-amis de Tolkien, vont se <u>méta</u>-délecter. L´on peut tout d´abord voir dans la <u>méta</u>-force <u>méta</u>-nouvelle des deux hobbits après leur <u>méta</u>-festin/<u>méta</u>-cunnilingus dans la <u>méta</u>-antre de Treebeard une <u>méta</u>-réminiscence de la <u>méta</u>-conception taoïste de la <u>méta</u>-sexualité comme <u>méta</u>-moyen de s´approprier la <u>méta</u>-force du <u>méta</u>-sexe opposé. Mais ces <u>méta</u>-préliminaires seront suivis d´une <u>méta</u>-copulation <u>méta</u>-monstrueuse, <u>méta</u>-tellurique, lorsque la forêt/<u>méta</u>-vagin se déplace pour rejoindre la tour d´Orthanc/<u>méta</u>-pénis. La tour d´Orthanc, <u>méta</u>-droite et <u>méta</u>-dure, est bien entendue une <u>méta</u>-représentation <u>méta</u>-phallique, et Tolkien insiste délibérément sur ce <u>méta</u>-point en nous détaillant les <u>méta</u>-grottes, <u>méta</u>-machineries fumantes, <u>méta</u>-testicules, qui la sous tendent. Nous ne nous attarderons pas plus sur la <u>méta</u>-symbolique, <u>méta</u>-évidente, du <u>méta</u>-doigt <u>méta</u>-pointé par la main blanche, tâché de <u>méta</u>-sang, que Gandalf et Théoden voient avant de parvenir à l´Isengard. La terrible <u>méta</u>-copulation avec la forêt laissera la tour <u>méta</u>-épuisée, <u>méta</u>-fumante, mais, notons le bien, toujours <u>méta</u>-debout. On voit bien ici la <u>méta</u>-image d´un <u>méta</u>-épisode vécu par ses <u>méta</u>-amis, auquel Tolkien regrette sans doute de n´avoir pas participé. Mais il ne le pouvait pas, puisque Frodo/Tolkien est alors déjà en Mordor, de l´autre <u>méta</u>-côté, dans tous les <u>méta</u>-sens du <u>méta</u>-terme.<p>Tout comme Orthanc, Minas Tirith est un gigantesque <u>méta</u>-phallus, dressé comme un <u>méta</u>-défi devant Mordor. Le <u>méta</u>-symbolisme en est renforcé par la <u>méta</u>-ascension de Pippin jusqu´au <u>méta</u>-sommet de la ville, <u>méta</u>-image de la <u>méta</u>-montée d´un <u>méta</u>-désir <u>méta</u>-ambigu pour le malodorant Mordor. La <u>méta</u>-image de cette <u>méta</u>-montée de sève est d´ailleurs <u>méta</u>-récurrente, déjà <u>méta</u>-figurée par la <u>méta</u>-ascension de Gandalf des <u>méta</u>-tréfonds de la Moria au <u>méta</u>-sommet du Celebdil.<p>"Le Seigneur des Anneaux" n´est pas, comme on l´a longtemps cru, le <u>méta</u>-récit de la <u>méta</u>-lutte du <u>méta</u>-bien et du <u>méta</u>-mal. C´est plutôt celui de la <u>méta</u>-tension <u>méta</u>-dialectique entre la <u>méta</u>-homosexualité et la <u>méta</u>-hétérosexualité chez Tolkien, vécue à travers le <u>méta</u>-personnage de Frodo. Frodo ne devient pas <u>méta</u>-homosexuel, ou <u>méta</u>-sodomite : il l´est, dès son départ de la Comté, même s´il ne le sait pas. Gandalf, vieillard <u>méta</u>-lubrique et <u>méta</u>-impuissant, l´a bien deviné et c´est pourquoi il veut à tout prix guider Frodo dans la <u>méta</u>-voie où il a déjà mené Bilbo. Lorsque le conseil d´Elrond décide d´envoyer le <u>méta</u>-anneau en Mordor, <u>méta</u>-représentation <u>méta</u>-parfaite du Grand <u>Méta</u>-Anus <u>Méta</u>-Primordial cher à Deleuze et Gattari , et non chez Tom Bombadil (<u>méta</u>-retour <u>méta</u>-impossible à la <u>méta</u>-mère) ou dans la Lorien, cela est directement lié à la <u>méta</u>-sexualité de Frodo. Et peu nous importe ici de savoir si Frodo va en Mordor parce qu´il est <u>méta</u>-sodomite, ou s´il est <u>méta</u>-sodomite parce qu´il doit aller en Mordor. En tout état de cause, sa <u>méta</u>-sexualité ne sera <u>méta</u>-réalisée qu´à la <u>méta</u>-fin de la <u>méta</u>-quête, mais elle est déjà <u>méta</u>-préfigurée tout au long du <u>méta</u>-voyage de Frodo par les <u>méta</u>-relations qu´il entretient d´abord avec le <u>méta</u>-anneau, plus tard avec Gollum, Sam n´ayant ici qu´un <u>méta</u>-rôle de <u>méta</u>-faire-valoir. Le conseil d´Elrond représente la véritable <u>méta</u>-naissance de la <u>méta</u>-sexualité chez Tolkien/Frodo. Cette <u>méta</u>-idée est renforcée par la <u>méta</u>-entrevue de Frodo avec Bilbo, <u>méta</u>-image du <u>méta</u>-père, qui lui confie sa <u>méta</u>-dague, Sting, <u>méta</u>-symbole de sa <u>méta</u>-virilité. Par là, Bilbo renonce <u>méta</u>-symboliquement à courir après les jeunes elfes des bois, mais semble espérer que Frodo le suivra dans cette <u>méta</u>-voie. Mais nous savons que la <u>méta</u>-sexualité de Frodo est déjà <u>méta</u>-déterminée, et qu´elle ne sera <u>méta</u>-réalisée que lorsque le <u>méta</u>-anneau/<u>méta</u>-anus de Frodo sera noyé dans le grand <u>méta</u>-anus <u>méta</u>-primordial d´Orodruin.<p>René Girard a très bien vu la <u>méta</u>-erreur de la <u>méta</u>-lecture <u>méta</u>-habituelle et <u>méta</u>-superficielle du texte qui voit dans le <u>méta</u>-couple Sam-Frodo une simple <u>méta</u>-relation <u>méta</u>-homosexuelle . C´est en effet oublier le troisième personnage <u>méta</u>-essentiel, le <u>méta</u>-médiateur, Gollum. Nous nous trouvons ici dans un <u>méta</u>-triangle <u>méta</u>-mimétique, le <u>méta</u>-désir de Frodo pour Gollum engendrant celui, plus <u>méta</u>-refoulé, de Sam, et vice-versa. Mais Girard n´a pas vu la <u>méta</u>-importance du <u>méta</u>-anneau, qui est véritablement ici un quatrième personnage, engendrant également un <u>méta</u>-désir <u>méta</u>-mimétique de Sam et Frodo, de même <u>méta</u>-nature que celui qu´ils éprouvent pour Gollum. A.J. Greimas dirait que le <u>méta</u>-anneau, bien que <u>méta</u>-passif au sens <u>méta</u>-sexuel, est un <u>méta</u>-actant du <u>méta</u>-récit .<p>Le <u>méta</u>-anneau de <u>méta</u>-pouvoir n´est ni le <u>méta</u>-anneau <u>méta</u>-royal perdu de Salomon, ni le <u>méta</u>-anneau de <u>méta</u>-invisibilité de Gygès, ni même le <u>méta</u>-anneau de <u>méta</u>-puissance des Nibelungen, c´est simplement le <u>méta</u>-anus. Pas encore le grand <u>méta</u>-anus <u>méta</u>-primordial de Mordor, mais au moins celui de Frodo. Ce <u>méta</u>-anneau est déjà enjeu de <u>méta</u>-rivalité non-dite entre Frodo et Sam, voire Gollum, qui cherchent tous à y mettre leur <u>méta</u>-doigt. Remarquons d´ailleurs que lorsque Frodo, à Amon Sûl, puis Sam, sur les <u>méta</u>-contreforts de l´Ephel Duath, puis enfin Gollum sur la montagne du Destin, enfilent le <u>méta</u>-anneau (à leur <u>méta</u>-doigt), ils se trouvent à chaque fois sur une <u>méta</u>-montagne, sur un <u>méta</u>-sommet, <u>méta</u>-symbole <u>méta</u>-phallique. Et cette <u>méta</u>-expérience leur fait découvrir par les Nazguls, <u>méta</u>-pets <u>méta</u>-monstrueux du <u>méta</u>-anus de Sauron, un <u>méta</u>-avant-goût de ce qu´ils ne trouveront qu´au <u>méta</u>-bout de leur <u>méta</u>-quête, en Mordor. Lorsque Frodo parvient enfin au <u>méta</u>-centre de ce Mordor <u>méta</u>-sec, <u>méta</u>-crevassé et <u>méta</u>-puant, <u>méta</u>-fessier du <u>méta</u>-monde que tout oppose aux forêts/<u>méta</u>-vagins décrites dans les paragraphes précédents, sa <u>méta</u>-quête est accomplie. Après la <u>méta</u>-découverte dans le grand <u>méta</u>-anus <u>méta</u>-primordial de sa <u>méta</u>-nature <u>méta</u>-sodomite, il n´a plus besoin d´enfiler son <u>méta</u>-doigt dans son <u>méta</u>-anneau/<u>méta</u>-anus. C´est en cela que la <u>méta</u>-destruction du <u>méta</u>-anneau, et du <u>méta</u>-doigt de Frodo, est purement <u>méta</u>-métaphorique. C´est là le grave <u>méta</u>-contresens des <u>méta</u>-analyses qui voient dans le <u>méta</u>-combat entre Frodo et Gollum, sur la montagne du Destin, une <u>méta</u>-scène de <u>méta</u>-castration.<p>Nous venons de dire que la véritable <u>méta</u>-nature <u>méta</u>-sexuelle de Frodo, et donc vraisemblablement de Tolkien, était <u>méta</u>-sodomite au sens <u>méta</u>-large, et non seulement <u>méta</u>-homosexuelle comme nous l´avions laissé entendre jusque là. C´est en effet ce que donnent à penser certains <u>méta</u>-événements du cinquième livre que nous avions jusque là laissé de côté, et notamment la <u>méta</u>-guerre qui oppose le Gondor à Mordor. Le Mordor, par sa <u>méta</u>-configuration, sa <u>méta</u>-odeur, sa <u>méta</u>-substance, est bien sûr un <u>méta</u>-cul. Mais si nous nous tournons de l´autre <u>méta</u>-côté, sur les <u>méta</u>-rives de l´Anduin, nous constatons que ce <u>méta</u>-cul est féminin. En effet, pendant que Frodo rejoint par derrière le grand <u>méta</u>-anus <u>méta</u>-primordial, Minas Tirith, gigantesque <u>méta</u>-phallus blanc, se dresse face à la porte noire, <u>méta</u>-sexe encore fermé de ce même Mordor. Et même si le <u>méta</u>-lien n´est pas explicitement <u>méta</u>-formulé par un Tolkien <u>méta</u>-prudent, on peut penser que les <u>méta</u>-activités de Frodo, Sam et Gollum ne sont pas étrangères à la <u>méta</u>-ouverture de cette porte.<p>Nous n´avons pu, dans ce court article, qu´esquisser ce que devrait être une <u>méta</u>-étude <u>méta</u>-systématique de l´uvre de Tolkien. Il est des <u>méta</u>-épisodes, et des <u>méta</u>-personnages importants dont nous n´avons pas parlé. Nous aurions pu ainsi évoquer Aragorn, le grand <u>méta</u>-frère à la recherche de sa <u>méta</u>-virilité perdue, <u>méta</u>-symbolisée par sa <u>méta</u>-épée brisée, et qui ne pourra retrouver sa <u>méta</u>-force, reforger sa <u>méta</u>-épée, qu´en renonçant à courir les elfes des bois et les animaux <u>méta</u>-sauvages. Nous aurions pu étudier les <u>méta</u>-symboliques associées aux Elfes et aux Dunedains. De même, la <u>méta</u>-carte même des Terres du Milieu, avec par exemple les Montagnes Blanches semblant vouloir s´enfoncer dans le Mordor, aurait mérité sans nul doute une <u>méta</u>-étude plus attentive. Mais en ne vous dévoilant pas tous les <u>méta</u>-secrets de cette uvre d´une infinie <u>méta</u>-richesse, d´une merveilleuse <u>méta</u>-finesse, en vous laissant les découvrir par vous même, nous sauvons un peu de la <u>méta</u>-magie de cette <u>méta</u>-lecture.<p>Actes du <u>Méta</u>-Séminaire de la Tour Noire<p>© <u>Méta</u>-An 1991 du troisième <u>méta</u>-âge, Presses <u>Méta</u>-Universitaires de Bortolix.</i> >><p><br>Quitte à consacrer ce méta-fuseau à la méta-absurdité, autant aller jusqu'au méta-bout de la méta-démarche, me semble-t-il...<br></SMALL>

