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Revue de presse
Je vous avais promis de vous faire un petit compte rendu de ma lecture du dernier Mallorn. Je ne l’ai pas encore terminé mais je peux vous faire part des articles que j’ai lu.

Tu d’abord ce Mallorn commence par un éditorial de Rosalinda Haddon qui s’interroge sur « qu’est-ce que la Grande Littérature ». Pourquoi Moby Dick est-il considéré comme de la Grande Littérature mais pas le SdA ? Son propos est assez similaire à celui de CS Lewis dans son essai « high and lowbrows » (à propos non du SdA mais de « She »). J’ai demandé à Rosalinda si elle s’en était inspirée mais elle m’a répondu qu’elle n’avait pas lu le texte de Lewis. Comme quoi les mêmes questions peuvent susciter les mêmes réponses.


Ensuite nous avons un article de Tom Shippey sur « the curious case of Denethor and the Palantir”. Tom répond à des critiques faites par Jessica Yates sur son précédent article sur le même sujet. Il reconnait le bien fondé des remarques de Jessica mais apporte d’autres éléments de réponse qui permettent de concilier les deux points de vue. Toute vanité mise à part, l’article de Jessica est parti d’une conversation que j’avais eue avec Jessica et je l’avais encouragé à écrire son papier. J’ai donc eu un tout peu l’impression que Tom Shippey m’écrivait personnellement (ce qui est idiot évidemment)

Ensuite nous trouvons un relativement court article de Celia Devine intitulé « Fertility and Grace in the LoR ». L’auteur y fait remarquer que dans tous les écrits de Tolkien la fertilité est une bénédiction et elle lie donc la fertilité (des hommes, des plantes et du bétail) à la grâce. Rien ne me choque dans cet article mais honnêtement je le trouve assez simplificateur, voir simpliste.

Comme j’ai déjà mis ma vanité à part ci-dessus, je me permets de signaler que l’article suivant est de votre serviteur. Il a pour titre « the destiny of Turin, or a Dumézilian approach of the narn”. Ceci dit les lecteurs assidus de JRRVF n’y découvriront pas grand-chose car une version ancienne de ce texte est en ligne sur ce site depuis de nombreuses années. Je l’avais pas mal développé, mais Mallorn n’accepte plus les textes de plus de 4000 mots. J’ai donc dû le résumer et il est donc revenu assez proche de sa version initiale.

Enfin j’ai lu l’article de Nancy Bunting intitulé « Tolkien Jungian views on language ». L’auteur y explique que Tolkien avait été très influencé par les théories de Jung. On retrouve la notion d’inconscient collectif dans « the lost Road »ou « the notion club paper » où les protagonistes peuvent se souvenir d’évènements qui sont arrivés loin dans le passé. De même Tolkien aurait pris les théories de Jung au sérieux pour les langues. Cela expliquerait, pour lui, qu’il ait pu éprouver un tel gout pour le Viel anglais alors qu’il n’aimait pas le français. Son inconscient collectif lui faisait reconnaitre la langue des ancêtres d’une part et celle d’envahisseurs de l’autre.

Quand j’aurai lu la suite de Mallorn, je continuerai ce compte rendu
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