31-07-2017, 10:18
C'est limite hors-sujet, mais je souhaitais signaler que la rubrique "Grands Formats" du Monde.fr propose cet été des petits récits de promenades en région parisienne.
Chouette, me suis-je dit, car vous connaissez mon goût pour ce genre de textes, quand ils sont bien écrits.
Et quelle aubaine, les deux premiers récits couvrent mon propre pays ! l'Ouest parisien et les boucles de la Seine (bien que vivant en Eure-et-Loir depuis une quinzaine d'années, je suis originaire de cette partie des Yvelines; aux confins des Hauts-de-Seine et du Val d'Oise
)
Le premier "Voyage" (c'est le terme choisi par la journaliste) nous fait parcourir, trop vite à mon goût, un trajet qui va de Versailles à Saint-Germain en Laye (la cité qui m'a vu naître, du temps où Tolkien était encore de ce monde), en passant par Parly II, Louveciennes et Marly. Mais je suis resté un peu sur ma faim. La promeneuse est passé à côté de plein de sentiers fantastiques, notamment à Marly et Louveciennes et la descente du chemin de la Machine de Marly a été trop rapide.
Le chemin royal
Le second Voyage, qui s'aventure sur les terres de mon enfance et de mon adolescence (Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup les Vignes) est un peu plus sombre. Le volet environnemental et social du récit est fortement mis en avant, et ce n'est pas une mauvaise chose de mettre de l'éclairage sur ces réalités méconnues que sont la longue pollution des sols en aval de la Seine et la paupérisation discrète des communautés de nomades semi-sédentarisés en périphérie des grandes agglomérations.
Aux marges de la métroploe
Au terme de ce second Voyage, la frustration n'est pas la même. Outre le fait que le parti pris par la journaliste laisse en arrière goût de tristesse à défaut d'une prise de conscience, on sent ici aussi qu'on est passé à côté de quelque chose.
Certes, les vastes champs de ce méandre ont servi de dépotoirs à la Région parisienne en pleine urbanisation pendant près de deux siècles (il y encore des cheminées à méthane qui brûlent en permanence les gaz de décomposition des déchets - la journaliste et ses compères sont passés à côté sans les voir, ils sont pourtant à 500 mètres de la piste de modélisme, mais c'est vrai qu'on voit mieux les flammes bleutées la nuit), et il est important de le dénoncer, comme il est important de faire un focus sur les populations totalement déshéritées qui vivent en marge de notre société. Mais il y a des tas d'endroits plus séduisants et plus agréables à visiter le long de la Seine, où un peu plus haut, sur les premières pentes de la colline de l'Hautil, qui dominent la rivière. Heureusement, tout ne se résume pas, dans cette lointaine banlieue, à de la désolation et de la misère.
Quoi qu'il en soit, vivement la suite de ces petites pérégrinations estivales
I.
Chouette, me suis-je dit, car vous connaissez mon goût pour ce genre de textes, quand ils sont bien écrits.
Et quelle aubaine, les deux premiers récits couvrent mon propre pays ! l'Ouest parisien et les boucles de la Seine (bien que vivant en Eure-et-Loir depuis une quinzaine d'années, je suis originaire de cette partie des Yvelines; aux confins des Hauts-de-Seine et du Val d'Oise
)Le premier "Voyage" (c'est le terme choisi par la journaliste) nous fait parcourir, trop vite à mon goût, un trajet qui va de Versailles à Saint-Germain en Laye (la cité qui m'a vu naître, du temps où Tolkien était encore de ce monde), en passant par Parly II, Louveciennes et Marly. Mais je suis resté un peu sur ma faim. La promeneuse est passé à côté de plein de sentiers fantastiques, notamment à Marly et Louveciennes et la descente du chemin de la Machine de Marly a été trop rapide.
Le chemin royal
Le second Voyage, qui s'aventure sur les terres de mon enfance et de mon adolescence (Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup les Vignes) est un peu plus sombre. Le volet environnemental et social du récit est fortement mis en avant, et ce n'est pas une mauvaise chose de mettre de l'éclairage sur ces réalités méconnues que sont la longue pollution des sols en aval de la Seine et la paupérisation discrète des communautés de nomades semi-sédentarisés en périphérie des grandes agglomérations.
Aux marges de la métroploe
Au terme de ce second Voyage, la frustration n'est pas la même. Outre le fait que le parti pris par la journaliste laisse en arrière goût de tristesse à défaut d'une prise de conscience, on sent ici aussi qu'on est passé à côté de quelque chose.
Certes, les vastes champs de ce méandre ont servi de dépotoirs à la Région parisienne en pleine urbanisation pendant près de deux siècles (il y encore des cheminées à méthane qui brûlent en permanence les gaz de décomposition des déchets - la journaliste et ses compères sont passés à côté sans les voir, ils sont pourtant à 500 mètres de la piste de modélisme, mais c'est vrai qu'on voit mieux les flammes bleutées la nuit), et il est important de le dénoncer, comme il est important de faire un focus sur les populations totalement déshéritées qui vivent en marge de notre société. Mais il y a des tas d'endroits plus séduisants et plus agréables à visiter le long de la Seine, où un peu plus haut, sur les premières pentes de la colline de l'Hautil, qui dominent la rivière. Heureusement, tout ne se résume pas, dans cette lointaine banlieue, à de la désolation et de la misère.
Quoi qu'il en soit, vivement la suite de ces petites pérégrinations estivales

I.

