19-04-2018, 05:03
Rapidement et dans la mesure de mes moyens (je connais relativement bien le sujet, mais ne prétend pas lire le norrois) :
I.1 : Les noms propres sont plus ou moins francisés selon la volonté du traducteur et de l'éditeur. Les usages ont varié en la matière.
I.4 : Pour l'exactitude de la traduction, je ne me prononcerai pas. En revanche, on a bien là une description (très elliptique en effet) d'un rituel magique, au moins pour la première partie.
I.5 : Pour le coup, stokk est une pièce de bois ; sauf erreur de ma part, c'est un terme très général. Oui, l'épée posée entre eux est un symbole de chasteté. Cela reprend très certainement le même motif de l'épée posée entre un homme et une femme qui intervient lorsque Sigurd gagne la main de Brynhild pour le roi Gunnar dans la Völsunga Saga.
II.2 : Bardagi við Skrælinga signifie « Combat avec les Skrælingar » ; les titres de ce genre sont le plus souvent insérés par l'éditeur de la saga et n'appartiennent pas à l'original, d'où le fait qu'ils soient omis chez Boyer.
II.5 : Il existe un passage des « Exploits de jeunesse de Cuchulainn » où celui-ci, revenant complètement furieux de sa première action guerrière, ne peut être calmé qu'à la vue des femmes d'Emain Macha qui se sont dénudées pour l'attendre. Le texte explique cela par la « modestie » de Cuchulainn, qui le force à baisser les yeux, mais il s'agit visiblement d'une action magique. On retrouve d'ailleurs un parallèle direct de cette scène dans les contes nartes des Ossètes traduits par Dumézil (livre en carton, je ne saurais préciser le passage exact de mémoire). Je soupçonne que la mise en déroute des Skrælingar pourrait provenir du même fond mythique. On peut également faire un lien avec l'intervention des Sabines qui interromp le combat entre Romains et Sabins, encore que le passage soit hautement rationalisé (comme partout dans les récits légendaires latins) puisque c'est le lien de parenté des femmes avec les hommes des deux camps qui est censé arrêter le bras des guerriers.
Amicalement,
E.
I.1 : Les noms propres sont plus ou moins francisés selon la volonté du traducteur et de l'éditeur. Les usages ont varié en la matière.
I.4 : Pour l'exactitude de la traduction, je ne me prononcerai pas. En revanche, on a bien là une description (très elliptique en effet) d'un rituel magique, au moins pour la première partie.
I.5 : Pour le coup, stokk est une pièce de bois ; sauf erreur de ma part, c'est un terme très général. Oui, l'épée posée entre eux est un symbole de chasteté. Cela reprend très certainement le même motif de l'épée posée entre un homme et une femme qui intervient lorsque Sigurd gagne la main de Brynhild pour le roi Gunnar dans la Völsunga Saga.
II.2 : Bardagi við Skrælinga signifie « Combat avec les Skrælingar » ; les titres de ce genre sont le plus souvent insérés par l'éditeur de la saga et n'appartiennent pas à l'original, d'où le fait qu'ils soient omis chez Boyer.
II.5 : Il existe un passage des « Exploits de jeunesse de Cuchulainn » où celui-ci, revenant complètement furieux de sa première action guerrière, ne peut être calmé qu'à la vue des femmes d'Emain Macha qui se sont dénudées pour l'attendre. Le texte explique cela par la « modestie » de Cuchulainn, qui le force à baisser les yeux, mais il s'agit visiblement d'une action magique. On retrouve d'ailleurs un parallèle direct de cette scène dans les contes nartes des Ossètes traduits par Dumézil (livre en carton, je ne saurais préciser le passage exact de mémoire). Je soupçonne que la mise en déroute des Skrælingar pourrait provenir du même fond mythique. On peut également faire un lien avec l'intervention des Sabines qui interromp le combat entre Romains et Sabins, encore que le passage soit hautement rationalisé (comme partout dans les récits légendaires latins) puisque c'est le lien de parenté des femmes avec les hommes des deux camps qui est censé arrêter le bras des guerriers.
Amicalement,
E.

