27-05-2018, 21:01
Merci TB,
de passage sur le forum, je me suis délecté de ta prose et de ton humour. Tu as très bien fait.
J'ai aussi beaucoup aimé la réponse de Jean qui ne m'avait pas effleuré et qui explique d'un seul coup ce goût si radical des auteurs modernes pour l'action pure (ou le dialogue pur que je considère comme de l'action) au détriment de toute description un peu poétique. Pas bête, nous avons la télé et internet, avons déjà en tête tous les paysages, toutes les architectures, toutes les forêts tropicales et même tous les mondes fantastiques, là où nos prédécesseurs devaient le découvrir mot par mot par des descriptions plus fouillées.
Tu viens de me réconcilier (un peu) avec les auteurs modernes.
Sur le sujet global, bien que daté de 4 ans, je mettrais bien mon grain de sel, me sentant un peu concerné par la remarque aussi.
D'abord je dirai que Citrouille n'a pas tout à fait tort. Déjà je crois que très peu de lecteurs ont réellement lu et apprécié le début du SdA avec les explications sur le calendrier de la Comté et sur l'herbe à pipe, et que ce sont clairement des pages que tout initié à l'époque conseillait à son jeune padawan de renoncer à lire à la première lecture. On ne peut pas dire que les mots de Tolkien étaient tous pesés ou que cela nos aidait à rentrer dans l'univers.
Non, simplement comme le disait Tilkalin, Tolkien avait pour objectif de recréer un monde. En quelque sorte, il s'est fait plaisir (et il espérait nous emporter das le même plaisir). Et c'est un peu le pari de le plupart des auteurs (ceux qui n'écrivent pas sur commande). Ils écrivent une histoire et un univers qui leur plait, avec les détails qu'ils veulent y mettre, et ils espèrent que le public partagera leur plaisir.
Tolkien s'est exprimé à ce sujet ("j'ai exposé mon coeur aux tirs")
Forcément, il y en a à qui ça ne plait pas.
Pour ma part, j'ai certes trouvé que certains passages étaient fastidieux et inutiles à ma première lecture, mais ils participent finalement à cette magie unique dans le monde de la fantasy qui opère quand on a refermé le livre. On a l'impression (grâce à tous ces détails donnés) de n'avoir vu qu'un tout petit fragment du monde que Tolkien nous a décri. On n'a pas le sentiment d'avoir lu une histoire avant d'en trouver une autre, mais d'avoir plongé au coeur d'un monde dont on n'a pas envie de s'éloigner trop longtemps. Aussitôt refermé, on en veut encore. On sait qu'il y a cent personnages encore qui ont existé, cent histoires qui ont été racontées, cent légendes qui ont été chantées.
Pourvu que d'autres récits existent, de Tolkien ou de ses successeurs d'ailleurs ! C'est la marque qu'il a créé plus qu'une histoire.
de passage sur le forum, je me suis délecté de ta prose et de ton humour. Tu as très bien fait.
J'ai aussi beaucoup aimé la réponse de Jean qui ne m'avait pas effleuré et qui explique d'un seul coup ce goût si radical des auteurs modernes pour l'action pure (ou le dialogue pur que je considère comme de l'action) au détriment de toute description un peu poétique. Pas bête, nous avons la télé et internet, avons déjà en tête tous les paysages, toutes les architectures, toutes les forêts tropicales et même tous les mondes fantastiques, là où nos prédécesseurs devaient le découvrir mot par mot par des descriptions plus fouillées.
Tu viens de me réconcilier (un peu) avec les auteurs modernes.
Sur le sujet global, bien que daté de 4 ans, je mettrais bien mon grain de sel, me sentant un peu concerné par la remarque aussi.
D'abord je dirai que Citrouille n'a pas tout à fait tort. Déjà je crois que très peu de lecteurs ont réellement lu et apprécié le début du SdA avec les explications sur le calendrier de la Comté et sur l'herbe à pipe, et que ce sont clairement des pages que tout initié à l'époque conseillait à son jeune padawan de renoncer à lire à la première lecture. On ne peut pas dire que les mots de Tolkien étaient tous pesés ou que cela nos aidait à rentrer dans l'univers.
Non, simplement comme le disait Tilkalin, Tolkien avait pour objectif de recréer un monde. En quelque sorte, il s'est fait plaisir (et il espérait nous emporter das le même plaisir). Et c'est un peu le pari de le plupart des auteurs (ceux qui n'écrivent pas sur commande). Ils écrivent une histoire et un univers qui leur plait, avec les détails qu'ils veulent y mettre, et ils espèrent que le public partagera leur plaisir.
Tolkien s'est exprimé à ce sujet ("j'ai exposé mon coeur aux tirs")
Forcément, il y en a à qui ça ne plait pas.
Pour ma part, j'ai certes trouvé que certains passages étaient fastidieux et inutiles à ma première lecture, mais ils participent finalement à cette magie unique dans le monde de la fantasy qui opère quand on a refermé le livre. On a l'impression (grâce à tous ces détails donnés) de n'avoir vu qu'un tout petit fragment du monde que Tolkien nous a décri. On n'a pas le sentiment d'avoir lu une histoire avant d'en trouver une autre, mais d'avoir plongé au coeur d'un monde dont on n'a pas envie de s'éloigner trop longtemps. Aussitôt refermé, on en veut encore. On sait qu'il y a cent personnages encore qui ont existé, cent histoires qui ont été racontées, cent légendes qui ont été chantées.
Pourvu que d'autres récits existent, de Tolkien ou de ses successeurs d'ailleurs ! C'est la marque qu'il a créé plus qu'une histoire.

