Merci beaucoup, Alkar, de ton intérêt pour cet article : j'ai essayé d'y mettre, dans un nombre de pages forcément limité, tout ce que je n'ai généralement pas eu l'occasion de lire ailleurs en français sur William Morris et son travail. C'est une invitation bien sûr à découvrir l'œuvre de cet auteur ainsi que les nombreuses choses que l'on a écrit sur lui en anglais quand il y en a encore si peu en français. :-)
Les traducteurs de Morris pour les éditions Aux Forges de Vulcain me paraissent faire du bon travail, notamment Francis Guévremont : pour mon article, j'ai préféré retraduire mes courts passages choisis du texte de The Water of the Wondrous Isles - et jusqu'au nom traduit de l'héroïne de ce romance -, mais je me suis tout de même pour cela modestement inspiré en partie de son travail, qui était loin d'être évident compte-tenu des archaïsmes employés par Morris et que Guévremont a su surmonter pour livrer une version française tout-à-fait fluide.
La Première Guerre Mondiale a effectivement bouleversé l'Europe culturelle, dans tous les domaines, la littérature de fantasy ne faisant sans doute pas exception. Garth parle de temps en temps de Morris dans son livre, mais parfois trop comme une sorte de faire-valoir de Tolkien à mon goût. On peut toujours considérer Tolkien comme du "Morris amélioré", mais selon moi, cela ne peut être vrai que sur certains aspects, Tolkien n'ayant pas repris tout ce qu'il peut y avoir d'intéressant chez Morris, et qui me parait précisément parfois manquer chez Tolkien. Mais c'est une vaste question...
Concernant Dunsany, dont Lin Carter fait l'héritier direct de Morris dans le livre dont tu as parlé ailleurs, c'est un auteur qui, au fond, comme Morris ou Eddison, reste très mal connu en France. Son œuvre gagnerait a être étudiée non seulement en tenant compte, dans son cas, non seulement de la Première Guerre Mondiale (à laquelle il a participé comme officier britannique) mais aussi de l'histoire tourmentée de l'Irlande à la même époque (Dunsany était unioniste). Bref, difficile d'en dire beaucoup plus ici : sur tous ces auteurs, le champ de recherche est immense...
Concernant la réception du monde nordique chez Morris, il existe une thèse de 1940 soutenue à Harvard, par Karl O. E. Anderson, intitulée "Scandinavian Elements in the Works of William Morris". C'est copieux et ça ne date pas d'hier, mais le manuscrit (ou tapuscrit) original ainsi qu'une transcription en ligne du texte et des notes sont en tout cas accessibles sur le site The William Morris Archive que j'ai mentionné en bibliographie de mon article : http://morrisedition.lib.uiowa.edu/OldNo...erson.html
Il est bien tard... Bonne (fin de) nuit ! ^^'
Hyarion.
Les traducteurs de Morris pour les éditions Aux Forges de Vulcain me paraissent faire du bon travail, notamment Francis Guévremont : pour mon article, j'ai préféré retraduire mes courts passages choisis du texte de The Water of the Wondrous Isles - et jusqu'au nom traduit de l'héroïne de ce romance -, mais je me suis tout de même pour cela modestement inspiré en partie de son travail, qui était loin d'être évident compte-tenu des archaïsmes employés par Morris et que Guévremont a su surmonter pour livrer une version française tout-à-fait fluide.
La Première Guerre Mondiale a effectivement bouleversé l'Europe culturelle, dans tous les domaines, la littérature de fantasy ne faisant sans doute pas exception. Garth parle de temps en temps de Morris dans son livre, mais parfois trop comme une sorte de faire-valoir de Tolkien à mon goût. On peut toujours considérer Tolkien comme du "Morris amélioré", mais selon moi, cela ne peut être vrai que sur certains aspects, Tolkien n'ayant pas repris tout ce qu'il peut y avoir d'intéressant chez Morris, et qui me parait précisément parfois manquer chez Tolkien. Mais c'est une vaste question...
Concernant Dunsany, dont Lin Carter fait l'héritier direct de Morris dans le livre dont tu as parlé ailleurs, c'est un auteur qui, au fond, comme Morris ou Eddison, reste très mal connu en France. Son œuvre gagnerait a être étudiée non seulement en tenant compte, dans son cas, non seulement de la Première Guerre Mondiale (à laquelle il a participé comme officier britannique) mais aussi de l'histoire tourmentée de l'Irlande à la même époque (Dunsany était unioniste). Bref, difficile d'en dire beaucoup plus ici : sur tous ces auteurs, le champ de recherche est immense...
Concernant la réception du monde nordique chez Morris, il existe une thèse de 1940 soutenue à Harvard, par Karl O. E. Anderson, intitulée "Scandinavian Elements in the Works of William Morris". C'est copieux et ça ne date pas d'hier, mais le manuscrit (ou tapuscrit) original ainsi qu'une transcription en ligne du texte et des notes sont en tout cas accessibles sur le site The William Morris Archive que j'ai mentionné en bibliographie de mon article : http://morrisedition.lib.uiowa.edu/OldNo...erson.html
Il est bien tard... Bonne (fin de) nuit ! ^^'
Hyarion.

