21-08-2019, 21:16
Le maître ouvrage de Jonathan S. McIntosh, The Flame Imperishable, est consacré à la « Métaphysique de Faërie ».
Le fil rouge en est la comparaison avec saint Thomas d'Aquin (accrochez-vous ;)).
Il aborde brièvement la question du libre arbitre lorsqu'il considère « la métaphysique des Valar » :
- Les concepts de sub-création et de libre arbitre sont étroitement associés chez Tolkien au point d'être parfois interchangeables (Lettres, n°153), comme si la praxis était une forme de poesis, l'agir une forme de fabriquer (un monde secondaire) — ce dont l'auteur trouve un parallèle chez s. Thomas.
- Le libre arbitre sub-créateur ne fait pas que refléter (faiblement) la liberté (et la joie) du Créateur ; il est aussi « dépendant » pour son existence et son exercice de la providence divine : « Le Libre Arbitre ne procède pas de nous (Free Will is derivative) et n'opère que dans le cadre de circonstances pourvues (is only operative within provided circumstances) » (Lettres, n°153, trad. modifiée) : il n'est pas absolu.
- C'est pourquoi tout acte libre, même un acte allant à l'encontre de la volonté de Dieu / Eru, tire son effet de la volonté de Dieu — cause universelle de toute chose — car il demeure dans l'existence, et s'il semble se départir de l'ordre voulu par Dieu sous un certain aspect, il y revient sous un autre aspect : cf. les paroles d'Eru à Melkor dans l'Ainulindalë + Lettres n°153 p.195 — avec le parallèle chez s. Thomas. Aussi n'y a-t-il pas de concurrence entre la liberté de Dieu / Eru et le libre arbitre sub-créateur : nous ne sommes pas libres malgré Dieu mais à cause de Lui.
Le fil rouge en est la comparaison avec saint Thomas d'Aquin (accrochez-vous ;)).
Il aborde brièvement la question du libre arbitre lorsqu'il considère « la métaphysique des Valar » :
- Les concepts de sub-création et de libre arbitre sont étroitement associés chez Tolkien au point d'être parfois interchangeables (Lettres, n°153), comme si la praxis était une forme de poesis, l'agir une forme de fabriquer (un monde secondaire) — ce dont l'auteur trouve un parallèle chez s. Thomas.
- Le libre arbitre sub-créateur ne fait pas que refléter (faiblement) la liberté (et la joie) du Créateur ; il est aussi « dépendant » pour son existence et son exercice de la providence divine : « Le Libre Arbitre ne procède pas de nous (Free Will is derivative) et n'opère que dans le cadre de circonstances pourvues (is only operative within provided circumstances) » (Lettres, n°153, trad. modifiée) : il n'est pas absolu.
- C'est pourquoi tout acte libre, même un acte allant à l'encontre de la volonté de Dieu / Eru, tire son effet de la volonté de Dieu — cause universelle de toute chose — car il demeure dans l'existence, et s'il semble se départir de l'ordre voulu par Dieu sous un certain aspect, il y revient sous un autre aspect : cf. les paroles d'Eru à Melkor dans l'Ainulindalë + Lettres n°153 p.195 — avec le parallèle chez s. Thomas. Aussi n'y a-t-il pas de concurrence entre la liberté de Dieu / Eru et le libre arbitre sub-créateur : nous ne sommes pas libres malgré Dieu mais à cause de Lui.

