Cher Hyarion,
C'est bien ce que j'appellerais, me concernant, mon manque de bonne volonté. L'esprit de contradiction, qui n'a pas grand'chose d'œcuménique, me vient un peu trop facilement sous le clavier, d'autant que j'ai plutôt tendance à exprimer mes désaccords qu'à préciser les points de convergence. Mais s'agissant de notre discussion, je me suis efforcé — peut-être n'y ai-je pas pleinement réussi — à m'en abstenir.
Je crains fort que tu continues à projeter sur moi une image qui te conduit à affronter des moulins à vent. Je ne crois pas faire d'amalgame, même si le temps présent permet d'observer des convergences sur certains points. Tu ne te prives d'ailleurs pas d'associer Église et conservatisme, ce qui n'est que très partiellement vrai. D'ailleurs, qui te fait croire que je serais spécialement conservateur ? Le monde comme il est n'est pas suffisamment satisfaisant pour préférer sa conservation à la manière elfique à d'éventuels changements. Il est vrai que la direction des changements actuels n'est pas spécialement positive à mes yeux non plus, en tout cas dans certains domaines, y compris sur des points où tu as toi-même exprimé tes réticences. Sur la sexualité, je suis forcé de dire que tu mets dans ma bouche un discours que je crois n'avoir jamais tenu. Je me suis jusqu'à présent retenu d'employer le mot d'« insultant » à l'égard de ton discours, mais nous y sommes presque. J'ai certes mentionné la question du mariage homosexuel, mais je te prie de consulter le contexte, sans quoi tu passeras entièrement à côté du point que j'ai établi. S'il peut y avoir des amalgames dans mes propos, tu devrais parfois relire les tiens avec un certain recul.
J'ai déjà répondu à ton objection. Si c'était naturellement évident, il n'y aurait pas de place pour la foi, pour le doute, pour le libre-arbitre. Je suis donc parfaitement d'accord avec toi, même si tu ne sembles pas vouloir l'admettre.
Ma réponse serait sans doute de la même longueur que celle que tu prévoyais précédemment d'écrire. ;) Disons pour simplifier que je suis un catholique relativement hétérodoxe, quoique respectueux de l'orthopraxie, a fortiori depuis que celle-ci est devenue minoritaire en nos pays.
Je constate que tu ne m'as pas lu correctement et que tu continues à prétendre comprendre mes pensées au rebours de ce que j'écris, qui plus est en prétendant que ce serait mon choix et que tu es trop généreux, ce qui est un comble. Si tu souhaitais prouver à tous les lecteurs du fuseau que le socialisme moderne n'est que prétention à la supériorité morale sous couvert de fausse générosité, tu n'agirais pas autrement. Il est paradoxal que tu cites plus bas ces grandes figures que furent Jaurès, Camus ou Rocard, parce que ton présent discours n'est pas à la hauteur des idéaux qu'ils défendaient.
Dans cette perspective, tu devrais alors saisir qu'à moins de vouloir employer deux poids et deux mesures, toutes tes critiques du christianisme et des «vrais chrétiens » (pour te citer) tombent à l'eau, car dévoiement et trahison des idéaux (chrétiens) seraient de bonnes manières de qualifier les agissements d'un Arnaud Amaury ou des prélats prédateurs sexuels, ainsi que de ceux qui les couvrent. Quant à dire que l'Eglise catholique, comme toutes les églises et toutes les institutions quelles qu'elles soient n'a pas toujours été à la hauteur de sa mission, qui n'en conviendrait ? Et quel est le parti politique réellement à la hauteur de ses déclarations d'intentions ? L'inclinaison naturelle de toute institution est d'acquérir plus de pouvoir pour (en théorie) mieux remplir sa mission. Souvent l'acquisition et la préservation du pouvoir devient un but en soi, tandis que la détention de pouvoir par l'institution attire vers elle des gens qui n'ont aucun attrait pour ses idéaux d'origine, mais pour le pouvoir qu'ils pourraient manier à travers elle. C'est dans la capacité à résister à cette pente fatale qu'on peut juger de la valeur d'une institution, je pense. Ce principe de réalité, dont je me réclame bel et bien, est à l'opposé de toute manipulation des faits.
Au demeurant, je distingue soigneusement l'application d'une doctrine du contenu de celle-ci. Si j'éprouve un intérêt particulier pour le socialisme, c'est que c'est une doctrine qui m'a longtemps paru généreuse et positive, bien que j'y discerne aujourd'hui certaines dissonances de fond qui expliquent les errements des théories socialistes contemporaines. Il n'en reste pas moins que j'ai le sentiment que j'aurais fort bien pu pencher pour une des variantes du socialisme si j'avais vécu dans la deuxième moitié du XIXe siècle...
Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question, mais plutôt aux théoriciens « socialistes » d'aujourd'hui.
Où ai-je prétendu que l'histoire, y compris celle du christianisme, serait un long fleuve tranquille ? Encore une fois, tu inventes des propos que je n'ai jamais tenu. À ce compte, tu me fais rire, parlant de la IIe Internationale... Quant aux erreurs criminelles du pouvoir catholique, tu as un train de retard, car la papauté a eu l'honnêteté de se pencher sur la question depuis a minima Jean-Paul II. Je ne prétendrais pas que tout a été résolu, loin de là, notamment sur le plan des scandales sexuels, mais je connais peu d'institution qui ont eu le courage d'une telle introspection. Peut-être que celle-ci n'aurait pas eu lieu sans les circonstances extérieures qui ont (heureusement) limité le pouvoir temporel de l'Eglise, mais cela reste du domaine de la spéculation. Quant à croire que l'Eglise souhaiterait aujourd'hui encore « le pouvoir et l'influence à l'échelle universelle », je pense que ce jugement est aussi partiel que partial, mais cela mériterait un long débat.
À nouveau, les arguments que tu apportes sont tronqués, faussés au point de ne plus pouvoir servir de base à la moindre discussion constructive, jusqu'à prétendre que la guerre d'Espagne serait l'agissement de l'Eglise... Exit les opinions réelles de l'Église à l'époque, exit les penseurs chrétiens comme Bernanos, exit les troubles et les massacres d'avant l'intervention de Franco, exit les massacres de civils par les communistes et les anarchistes, exit les luttes intestines entre les deux factions républicaines... La guerre d'Espagne a été une terrible tragédie et aucun de ses acteurs principaux ne s'y est grandi. Je te renvoie aux Grands Cimetières sous la Lune si tu t'intéresses sérieusement à cette question.
E.
PS 1 :
<small>Ma lecture du Théétète remonte à bien longtemps, et je ne me souvenais pas de cette partie-là du dialogue. En tout cas, je ne prétends ni à l'originalité de Socrate, si à son habileté maïeutique. Par contre, je me souviens fort bien que j'éprouvais une sympathie certaine pour Protagoras, le seul contradicteur de Socrate qui parvienne à peu près à lui tenir tête.</small> ;)
PS 2 :
<small>J'ai lu la lettre d'Yyr : rien à y rajouter, c'est nettement plus clair et mieux documenté que ce que j'ai pu écrire précédemment ou que ce que j'aurais pu argumenter par la suite. En plus, je dois bien dire y avoir appris quelques éléments supplémentaires sur Occam et sa position dans l'histoire de la philosophie.</small> :)
Hyarion Wrote:Tester son intellect, tester les autres... Comment peut-on trouver de l'intérêt (je n'ose dire du plaisir) à cela ?
C'est bien ce que j'appellerais, me concernant, mon manque de bonne volonté. L'esprit de contradiction, qui n'a pas grand'chose d'œcuménique, me vient un peu trop facilement sous le clavier, d'autant que j'ai plutôt tendance à exprimer mes désaccords qu'à préciser les points de convergence. Mais s'agissant de notre discussion, je me suis efforcé — peut-être n'y ai-je pas pleinement réussi — à m'en abstenir.
Hyarion Wrote:Avec toi, Elendil, une chose au moins est claire : ce qui toujours pour toi « va trop loin », comme par nature, c'est apparemment le « socialisme », et plus largement tout ce qui est susceptible de remettre en cause la stabilité d'un ordre établi auquel tu m'as toujours paru être très attaché, sans jamais vraiment le discuter, quasiment en « panglossien ». L'amalgame, méprisant (et méprisable), que tu fais entre ledit socialisme, le « progressisme », les sexualités apparemment jugées chrétiennement par toi « contre-nature », l'eugénisme et le transhumanisme, tout cet amalgame est à peine moins grossier (mais tout aussi insultant) que celui pratiqué par certains « libéraux » entre socialisme et nazisme, je suis désolé d'avoir à te le dire. Mais en es-tu seulement conscient ? Il est permis d'en douter.
Je crains fort que tu continues à projeter sur moi une image qui te conduit à affronter des moulins à vent. Je ne crois pas faire d'amalgame, même si le temps présent permet d'observer des convergences sur certains points. Tu ne te prives d'ailleurs pas d'associer Église et conservatisme, ce qui n'est que très partiellement vrai. D'ailleurs, qui te fait croire que je serais spécialement conservateur ? Le monde comme il est n'est pas suffisamment satisfaisant pour préférer sa conservation à la manière elfique à d'éventuels changements. Il est vrai que la direction des changements actuels n'est pas spécialement positive à mes yeux non plus, en tout cas dans certains domaines, y compris sur des points où tu as toi-même exprimé tes réticences. Sur la sexualité, je suis forcé de dire que tu mets dans ma bouche un discours que je crois n'avoir jamais tenu. Je me suis jusqu'à présent retenu d'employer le mot d'« insultant » à l'égard de ton discours, mais nous y sommes presque. J'ai certes mentionné la question du mariage homosexuel, mais je te prie de consulter le contexte, sans quoi tu passeras entièrement à côté du point que j'ai établi. S'il peut y avoir des amalgames dans mes propos, tu devrais parfois relire les tiens avec un certain recul.
Hyarion Wrote:Mais ce référentiel, ce n'est pas forcément Jésus-Christ, ni même le Dieu des religions du Livre. Et c'est cela que des esprits religieux peuvent avoir tant de mal à admettre.
J'ai déjà répondu à ton objection. Si c'était naturellement évident, il n'y aurait pas de place pour la foi, pour le doute, pour le libre-arbitre. Je suis donc parfaitement d'accord avec toi, même si tu ne sembles pas vouloir l'admettre.
Hyarion Wrote:Tu parles de découvrir ou de redécouvrir, et bien sûr pourquoi pas, mais qu'est-ce que tu mets au juste derrière cela ? ;-) La fameuse « synthèse » que serait selon toi le christianisme ? Si oui, pourquoi donc lui et pas autre chose ? La « Vérité » révélée exclusive que le christianisme prétend détenir ne peut faire dudit christianisme une « synthèse » « mieux-disante », et en ce sens, les adeptes de l'hermétisme et de la théosophie ont raison de dire qu'« aucune religion n'est supérieure à la Vérité », si celle-ci existe : si l'on veut une synthèse universelle qui en soit vraiment une, il faudrait aller beaucoup plus loin que de se contenter de la foi en Jésus-Christ, jusqu'ici seulement accommodée à quelques concessions faites notamment à la science, sous la contrainte du réel qui semble être le nôtre et dans le mesure où cela ne contredisait pas (trop) la croyance religieuse.
Ma réponse serait sans doute de la même longueur que celle que tu prévoyais précédemment d'écrire. ;) Disons pour simplifier que je suis un catholique relativement hétérodoxe, quoique respectueux de l'orthopraxie, a fortiori depuis que celle-ci est devenue minoritaire en nos pays.
Hyarion Wrote:Tout le problème est là : à te lire, tu ne me parait malheureusement pas appréhender le sujet de la façon qu'il mériterait, notamment en te limitant à la politique française actuelle et (comme d'habitude) aux régimes autoritaires se réclamant encore aujourd'hui faussement du socialisme. Honnêtement, je pense que j'ai été vraiment trop généreux d'avoir écrit autant là-dessus : mon point de vue sur la question ne t'intéresse pas vraiment, je le crains, seul le test de ton intellect semblant compter, apparemment, et qui plus est à l'aune de tes propres opinions politiques et religieuses, et en ne retenant, bien sûr, que ce qui t'arrange, en profitant notamment de la cruauté de l'histoire humaine à l'image de nôtre si faillible condition. Bien évidemment tu pourras toujours te réclamer de la réalité, cependant je t'invite à ne pas oublier que ce n'est jamais que toi qui l'interprète, du haut de ce qui te parait évident ou intelligent. Mais qui puis-je, de toute façon ? C'est ton choix, après tout.
Je constate que tu ne m'as pas lu correctement et que tu continues à prétendre comprendre mes pensées au rebours de ce que j'écris, qui plus est en prétendant que ce serait mon choix et que tu es trop généreux, ce qui est un comble. Si tu souhaitais prouver à tous les lecteurs du fuseau que le socialisme moderne n'est que prétention à la supériorité morale sous couvert de fausse générosité, tu n'agirais pas autrement. Il est paradoxal que tu cites plus bas ces grandes figures que furent Jaurès, Camus ou Rocard, parce que ton présent discours n'est pas à la hauteur des idéaux qu'ils défendaient.
Hyarion Wrote:Là, j'ai quand même envie de sourire... « Qui peut sérieusement [le] prétendre » ? Eh bien, pour ma part, je le prétend. Et sérieusement. Ne t'ai-je pas déjà écrit que « mon » socialisme est inactuel ? Je ne dis pas cela pour me sentir « supérieur », évidemment, ni pour me soustraire à la critique, mais parce que la plupart des choses qui m'intéressent dans le socialisme n'ont décidément rien à voir avec les choses qui t'intéressent toi, prétendument au nom d'un principe de réalité que tu manipules selon ton goût, et qui semblent toutes entières contenues dans ton message.
Dans cette perspective, tu devrais alors saisir qu'à moins de vouloir employer deux poids et deux mesures, toutes tes critiques du christianisme et des «vrais chrétiens » (pour te citer) tombent à l'eau, car dévoiement et trahison des idéaux (chrétiens) seraient de bonnes manières de qualifier les agissements d'un Arnaud Amaury ou des prélats prédateurs sexuels, ainsi que de ceux qui les couvrent. Quant à dire que l'Eglise catholique, comme toutes les églises et toutes les institutions quelles qu'elles soient n'a pas toujours été à la hauteur de sa mission, qui n'en conviendrait ? Et quel est le parti politique réellement à la hauteur de ses déclarations d'intentions ? L'inclinaison naturelle de toute institution est d'acquérir plus de pouvoir pour (en théorie) mieux remplir sa mission. Souvent l'acquisition et la préservation du pouvoir devient un but en soi, tandis que la détention de pouvoir par l'institution attire vers elle des gens qui n'ont aucun attrait pour ses idéaux d'origine, mais pour le pouvoir qu'ils pourraient manier à travers elle. C'est dans la capacité à résister à cette pente fatale qu'on peut juger de la valeur d'une institution, je pense. Ce principe de réalité, dont je me réclame bel et bien, est à l'opposé de toute manipulation des faits.
Au demeurant, je distingue soigneusement l'application d'une doctrine du contenu de celle-ci. Si j'éprouve un intérêt particulier pour le socialisme, c'est que c'est une doctrine qui m'a longtemps paru généreuse et positive, bien que j'y discerne aujourd'hui certaines dissonances de fond qui expliquent les errements des théories socialistes contemporaines. Il n'en reste pas moins que j'ai le sentiment que j'aurais fort bien pu pencher pour une des variantes du socialisme si j'avais vécu dans la deuxième moitié du XIXe siècle...
Hyarion Wrote:En quoi la satisfaction du moindre désir de l'individu relèverait-il du « socialisme » ou de je-ne-sais quel « progressisme » ?
Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question, mais plutôt aux théoriciens « socialistes » d'aujourd'hui.
Hyarion Wrote:Le Credo ou Symbole des Apôtres, tel que récité à la messe, et qui selon moi n'est pas qu'un simple agrégat de « propositions », se trouve être au cœur de la croyance relative à la foi chrétienne revendiquée par le christianisme catholique, dont toute l'histoire, à te lire, Elendil, ne serait qu'un long fleuve tranquille, avec des théologiens érudits, des « virtuoses » pour reprendre le mot employé dans ma citation de Paul Veyne, qui se seraient contentés de discuter pendant des siècles dans la quiétude de quelque monastère ou abbaye... Or, mis à part quelques évènements « ouverts » comme le concile Vatican II initié par le clairvoyant Jean XXIII, tu sais très bien que l'histoire de l'Église catholique n'est, au fond, qu'une suite de dénonciations d'hérésies et de divisions schismatiques, bien souvent à l'origine de phénomènes d'une extrême violence, avec un dogme qui a effectivement souvent « tranché », mais à l'arrivée avec du sang sur les murs ainsi qu'une forte odeur de chair humaine brûlée dans l'air, et avec <i>a minima</i> beaucoup d'ostracisme et d'intolérance.
Où ai-je prétendu que l'histoire, y compris celle du christianisme, serait un long fleuve tranquille ? Encore une fois, tu inventes des propos que je n'ai jamais tenu. À ce compte, tu me fais rire, parlant de la IIe Internationale... Quant aux erreurs criminelles du pouvoir catholique, tu as un train de retard, car la papauté a eu l'honnêteté de se pencher sur la question depuis a minima Jean-Paul II. Je ne prétendrais pas que tout a été résolu, loin de là, notamment sur le plan des scandales sexuels, mais je connais peu d'institution qui ont eu le courage d'une telle introspection. Peut-être que celle-ci n'aurait pas eu lieu sans les circonstances extérieures qui ont (heureusement) limité le pouvoir temporel de l'Eglise, mais cela reste du domaine de la spéculation. Quant à croire que l'Eglise souhaiterait aujourd'hui encore « le pouvoir et l'influence à l'échelle universelle », je pense que ce jugement est aussi partiel que partial, mais cela mériterait un long débat.
Hyarion Wrote:S'agissant des « glorieux » agissements de l'Église en matière politique au fil des siècles au nom de sa « Vérité », au moins, s'agissant du XXe siècle, reste-t-il le souvenir terrible et encore bien vivace de la guerre d'Espagne, cette guerre d'<i>extermination</i> que Franco prétendait précisément mener au nom du catholicisme, forcément à la grande satisfaction de l'Église catholique (en Espagne et au-delà) ayant en horreur l'athéisme présent dans le camp des républicains [...]
À nouveau, les arguments que tu apportes sont tronqués, faussés au point de ne plus pouvoir servir de base à la moindre discussion constructive, jusqu'à prétendre que la guerre d'Espagne serait l'agissement de l'Eglise... Exit les opinions réelles de l'Église à l'époque, exit les penseurs chrétiens comme Bernanos, exit les troubles et les massacres d'avant l'intervention de Franco, exit les massacres de civils par les communistes et les anarchistes, exit les luttes intestines entre les deux factions républicaines... La guerre d'Espagne a été une terrible tragédie et aucun de ses acteurs principaux ne s'y est grandi. Je te renvoie aux Grands Cimetières sous la Lune si tu t'intéresses sérieusement à cette question.
E.
PS 1 :
Yyr Wrote:Elendil reprend ici le rôle de Socrate et Hyarion de Protagoras. Le résultat est inchangé.
<small>Ma lecture du Théétète remonte à bien longtemps, et je ne me souvenais pas de cette partie-là du dialogue. En tout cas, je ne prétends ni à l'originalité de Socrate, si à son habileté maïeutique. Par contre, je me souviens fort bien que j'éprouvais une sympathie certaine pour Protagoras, le seul contradicteur de Socrate qui parvienne à peu près à lui tenir tête.</small> ;)
PS 2 :
<small>J'ai lu la lettre d'Yyr : rien à y rajouter, c'est nettement plus clair et mieux documenté que ce que j'ai pu écrire précédemment ou que ce que j'aurais pu argumenter par la suite. En plus, je dois bien dire y avoir appris quelques éléments supplémentaires sur Occam et sa position dans l'histoire de la philosophie.</small> :)

