02-09-2019, 11:15
Enfin, nous achèverons (?) ce tour du forum (et du forum seulement) sur la question par l'un de ses fuseaux les plus glorieux (« rayonnant » de la grâce de ses « illuminés » ;)).
Avec un immense merci à Jean pour m'avoir mis sous le nez ce qui s'y trouvait depuis le début ! ;)
Dans une affaire de volonté, Cédric pose la question du libre arbitre :
[citation=SdA, Le Conseil d'Elrond]Enfin, par un grand effort, il parla, étonné d'entendre ses propres mots, comme si quelque autre volonté se servit de sa petite voix.
— J'emporterai l'Anneau, dit-il, encore que je ne connaisse pas le moyen.[/citation]
Qu'en est-il ici de la ou des volontés à l'œuvre ? Que comprendre de ce « comme si » ?
Je recueille ici le discernement ce cette discussion épique.
Qu'il y ait une autre volonté à l'œuvre, cela est manifeste pour les Sages. Selon eux, Frodo a été choisi pour la Quête, tout comme « Bilbo était destiné à trouver l'Anneau / on a voulu que Bilbo trouve l'Anneau » (SdA, L'Ombre du passé), tout comme le Conseil d'Elrond n'a pas été réuni « par hasard » : « Croyez plutôt qu'il en est ainsi ordonné que nous / Considérez plutôt qu'on a voulu que ce soit nous, qui siégeons ici, et nuls autres que nous, qui devions chercher conseil face au péril du monde » (SdA, Le Conseil d'Elrond). De même, la « chance » ou le « hasard » fait partie du chemin de Bilbo puis de Frodo — ex. du sauvetage des Hobbits dans la Vieille Forêt par Tom Bombadil : « C'est simplement la chance qui m'a amené à ce moment, si vous appelez cela de la chance / Le hasard m'amenait, si hasard tu l'appelles » (SdA, Dans la maison de Tom Bombadil). Et l'humilité qui en découle :
[citation=Le Hobbit, La dernière étape]— Alors les prophéties des vieilles chansons se sont réalisées ... en quelque sorte ! dit Bilbo.
— Bien sûr ! dit Gandalf. Et pourquoi ne se réaliseraient-elles pas ? Vous n'allez tout de même pas les mettre en doute, simplement parce que que vous avez contribué à ce qu'elles se concrétisent ? Pensez-vous réellement que toutes vos aventures et vos péripéties ont été dictées par la chance, uniquement dans votre intérêt ? Vous êtes quelqu'un de très bien, monsieur Bessac, et je vous aime beaucoup ; mais en réalité, vous n'êtes qu'un tout petit bonhomme dans un monde bien plus vaste ![/citation]
Les points de contact avec la Bible sont ici nombreux, en particulier :
- la discrétion de l'Autorité suprême vis à vis de la [emphase]« petite voix »[/emphase] renvoie à celle qui se manifeste à Élie sur le Mont Horeb dans « le son d'un silence fin » (1 Rois, 19,12-13) ;
- l'élection de Frodo (ses hasards, ses songes) renvoie à celle d'un peuple, de prophètes et de disciples ; dans le SdA comme dans la Bible, les qualités morales et spirituelles des élus tendent au don total de soi — cf. « la sainteté d'ensemble (et l'humilité, la miséricorde) de l'individu sacrificiel » (Lettres, n°191) : « Frodo est cette personne sacrificielle par excellence du SdA » ;
- les élus revêtent une dimension « angélique », c'est-à-dire d'« envoyés » et de « messagers » : non seulement Gandalf, Glorfindel, etc. mais encore Frodo lui-même « cet étrange messager », et chacun des membres de la Compagnie : « les messagers qui seront envoyés avec l'Anneau » (SdA, Le conseil d'Elrond) ; ces messagers sont envoyés à la fois de leur propre volonté et pour accomplir une volonté supérieure — cf. « non pas ma volonté mais la tienne » (Luc 22,42), « je ne cherche pas ma volonté mais la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jean 5,30) ;
- on « se servait de [la] petite voix » de Frodo comme dans l'Ancien testament « L'Eternel mit des paroles dans la bouche » de Ses serviteurs (Nombres 23,5.12.16, cf. Exode, Deutéronome, Isaïe, Jérémie) ;
- le Conseil va faire le choix d'une sagesse qui paraît « de la folie » et mettre son « espoir » dans « les faibles » tout comme les livres sapientaux et saint Paul opposèrent la sagesse divine à la sagesse du monde, chacune paraissant folie aux yeux de l'autre, mais « ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » (1 Corinthiens 1,25, cf. 1,20-21.27, 3,19).
- les nombreuses références à « l'heure », enfin, se recouvrent entièrement : l'heure de poser certains choix / de voir s'accomplir les prophéties (cf. « l'heure des Gens du Comté » au Conseil et d'autres occurrences ensuite dans le SdA d'un côté, et les nombreuses références à « l'heure » du Christ dans l'Évangile selon s. Jean de l'autre) ;
- d'autres points encore (comme le fait que Frodo soit celui qui ait « résisté jusqu'au bout » (SdA, Nombreuses rencontres) quand le Christ a « résisté jusqu'au sang » (Hébreux 12,4) ...).
Dans un cas comme dans l'autre, le fait que Dieu intervienne ne force pas la liberté de son élu, lequel « reste libre de choisir de se conformer (ou non !) au message dont [il] n'a été qu'un canal ». Dans une analyse magistrale (bien que non étoilée ;)) de la révision par Tolkien de passages-clés du Conseil d'Elrond, Sosryko montre comment, sur le plan spirituel, le récit s'intègre dans une théologie « du salut divin et de son catalyseur humain, le Serviteur Souffrant, préfigurant Jésus ». En cela, l'intervention divine ne se substitue pas au libre choix : son objectif n'est pas de manipuler son instrument mais plutôt de le préparer (ainsi notamment des quatre songes envoyés à Frodo) et de le rendre capable, s'il le veut bien — au moment de se prononcer, « une grande terreur s'empara de [Frodo], comme s'il redoutait d'entendre prononcer quelque sentence (doom) qu'il avait longtemps pressentie » (SdA, Le Conseil d'Elrond), et Cathy de rappeler qu'à cet instant « Frodo a reçu la "grâce" [...] de répondre à l'appel » (Lettres, n°246) (curieux qu'elle n'ait pas aussi proposé le rapprochement avec le tremendum ; je ne me souviens pas si elle l'a fait ensuite à Paimpol ;) ; à noter ici à nouveau un « comme si », ainsi qu'il semble en aller souvent (toujours ?) avec Tolkien pour le destin : cf. la Musique qui est « comme le destin (as fate) » (Ainulindalë)).
Il se dégage une impression assez nette de l'urgence de certains choix, ainsi au sommet d'Amon Hen, quand Frodo se retrouve « libre de choisir » mais « avec un seul instant pour le faire (with one remaining instant in which to do so) » (SdA, L'éclatement de la Fraternité). Ce passage, souvent donné en exemple du libre arbitre, renvoie aussi, théologiquement, au kairos : « choisir au bon moment, ne pas laisser passer l’occasion (les occasions en fait) de saisir le Salut ».
La « surprise » du dénouement du SdA n'est finalement que la « confirmation définitive d’un Eru qui, ayant élu Frodon parce qu’il avait décelé en lui les qualités et désirs de l’humble serviteur, l’a formé à son écoute, l’inspire au moment favorable, le convainc de se soumettre à sa volonté et de s’engager dans un voie périlleuse pour le salut des siens : la ‘petite voix’ de Frodon qui s’engage est la ‘petite voix’ d’Eru qui l’inspire » (Sosryko).
Enfin et surtout (pour la question que je me pose), dans cette discussion, Nikita a la grâce de poser la question de notre conception du libre arbitre :
- D'un côté, et en particulier « pour l’homme moderne », « la liberté équivaut à l’absence de toute influence et de hiérarchie » (cf. Mircea Eliade) ;
- De l'autre, la chose est impossible et la liberté consisterait plutôt, dans ce langage, à assumer telle ou telle influence : « Sois libre et choisis ton maître ».
Nikita illustre ce débat à partir de la parole d'Elrond adressée à Frodo :
[citation=SdA, Le Conseil d'Elrond]C'est un lourd fardeau. Si lourd que personne ne pourrait l'assigner à un autre. Je ne le fais pas pour vous. Mais si vous l'assumez librement, je dirai que votre choix est bon / Mais si vous le prenez de votre plein gré, je dirai que ce choix est le bon.[/citation]
Dans la première optique, Frodo est libre parce qu'entièrement indéterminé avant de faire son choix.
Dans la seconde optique, son choix a été déterminé par différentes choses et sa liberté réside dans le fait qu'il se décide à assumer telle chose (plutôt qu'une autre) qui le précède.
Cela m'évoque, lors de ce Conseil, cette autre parole de Gandalf à son vieil ami, une parole qui rappelle celle qu'il lui avait dite à la fin de son aller et retour, tout en faisant le lien aussi avec la conception tolkienienne du libre arbitre en tant que « dérivé (derivative) » (Lettres, n°153) :
[citation=SdA, Le Conseil d'Elrond]Mais nul ne saurait prétendre commencer quoi que ce soit, comme vous le savez fort bien à présent [...].[/citation]
On ne saurait mieux écrire dans le Conte ce que Tolkien écrivait dans sa lettre sur le libre arbitre.
Cela renvoie à un débat théologico-philosophique, sur lequel je reviendrai certainement.
Avec un immense merci à Jean pour m'avoir mis sous le nez ce qui s'y trouvait depuis le début ! ;)
Dans une affaire de volonté, Cédric pose la question du libre arbitre :
[citation=SdA, Le Conseil d'Elrond]Enfin, par un grand effort, il parla, étonné d'entendre ses propres mots, comme si quelque autre volonté se servit de sa petite voix.
— J'emporterai l'Anneau, dit-il, encore que je ne connaisse pas le moyen.[/citation]
Qu'en est-il ici de la ou des volontés à l'œuvre ? Que comprendre de ce « comme si » ?
Je recueille ici le discernement ce cette discussion épique.
Qu'il y ait une autre volonté à l'œuvre, cela est manifeste pour les Sages. Selon eux, Frodo a été choisi pour la Quête, tout comme « Bilbo était destiné à trouver l'Anneau / on a voulu que Bilbo trouve l'Anneau » (SdA, L'Ombre du passé), tout comme le Conseil d'Elrond n'a pas été réuni « par hasard » : « Croyez plutôt qu'il en est ainsi ordonné que nous / Considérez plutôt qu'on a voulu que ce soit nous, qui siégeons ici, et nuls autres que nous, qui devions chercher conseil face au péril du monde » (SdA, Le Conseil d'Elrond). De même, la « chance » ou le « hasard » fait partie du chemin de Bilbo puis de Frodo — ex. du sauvetage des Hobbits dans la Vieille Forêt par Tom Bombadil : « C'est simplement la chance qui m'a amené à ce moment, si vous appelez cela de la chance / Le hasard m'amenait, si hasard tu l'appelles » (SdA, Dans la maison de Tom Bombadil). Et l'humilité qui en découle :
[citation=Le Hobbit, La dernière étape]— Alors les prophéties des vieilles chansons se sont réalisées ... en quelque sorte ! dit Bilbo.
— Bien sûr ! dit Gandalf. Et pourquoi ne se réaliseraient-elles pas ? Vous n'allez tout de même pas les mettre en doute, simplement parce que que vous avez contribué à ce qu'elles se concrétisent ? Pensez-vous réellement que toutes vos aventures et vos péripéties ont été dictées par la chance, uniquement dans votre intérêt ? Vous êtes quelqu'un de très bien, monsieur Bessac, et je vous aime beaucoup ; mais en réalité, vous n'êtes qu'un tout petit bonhomme dans un monde bien plus vaste ![/citation]
Les points de contact avec la Bible sont ici nombreux, en particulier :
- la discrétion de l'Autorité suprême vis à vis de la [emphase]« petite voix »[/emphase] renvoie à celle qui se manifeste à Élie sur le Mont Horeb dans « le son d'un silence fin » (1 Rois, 19,12-13) ;
- l'élection de Frodo (ses hasards, ses songes) renvoie à celle d'un peuple, de prophètes et de disciples ; dans le SdA comme dans la Bible, les qualités morales et spirituelles des élus tendent au don total de soi — cf. « la sainteté d'ensemble (et l'humilité, la miséricorde) de l'individu sacrificiel » (Lettres, n°191) : « Frodo est cette personne sacrificielle par excellence du SdA » ;
- les élus revêtent une dimension « angélique », c'est-à-dire d'« envoyés » et de « messagers » : non seulement Gandalf, Glorfindel, etc. mais encore Frodo lui-même « cet étrange messager », et chacun des membres de la Compagnie : « les messagers qui seront envoyés avec l'Anneau » (SdA, Le conseil d'Elrond) ; ces messagers sont envoyés à la fois de leur propre volonté et pour accomplir une volonté supérieure — cf. « non pas ma volonté mais la tienne » (Luc 22,42), « je ne cherche pas ma volonté mais la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jean 5,30) ;
- on « se servait de [la] petite voix » de Frodo comme dans l'Ancien testament « L'Eternel mit des paroles dans la bouche » de Ses serviteurs (Nombres 23,5.12.16, cf. Exode, Deutéronome, Isaïe, Jérémie) ;
- le Conseil va faire le choix d'une sagesse qui paraît « de la folie » et mettre son « espoir » dans « les faibles » tout comme les livres sapientaux et saint Paul opposèrent la sagesse divine à la sagesse du monde, chacune paraissant folie aux yeux de l'autre, mais « ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » (1 Corinthiens 1,25, cf. 1,20-21.27, 3,19).
- les nombreuses références à « l'heure », enfin, se recouvrent entièrement : l'heure de poser certains choix / de voir s'accomplir les prophéties (cf. « l'heure des Gens du Comté » au Conseil et d'autres occurrences ensuite dans le SdA d'un côté, et les nombreuses références à « l'heure » du Christ dans l'Évangile selon s. Jean de l'autre) ;
- d'autres points encore (comme le fait que Frodo soit celui qui ait « résisté jusqu'au bout » (SdA, Nombreuses rencontres) quand le Christ a « résisté jusqu'au sang » (Hébreux 12,4) ...).
Dans un cas comme dans l'autre, le fait que Dieu intervienne ne force pas la liberté de son élu, lequel « reste libre de choisir de se conformer (ou non !) au message dont [il] n'a été qu'un canal ». Dans une analyse magistrale (bien que non étoilée ;)) de la révision par Tolkien de passages-clés du Conseil d'Elrond, Sosryko montre comment, sur le plan spirituel, le récit s'intègre dans une théologie « du salut divin et de son catalyseur humain, le Serviteur Souffrant, préfigurant Jésus ». En cela, l'intervention divine ne se substitue pas au libre choix : son objectif n'est pas de manipuler son instrument mais plutôt de le préparer (ainsi notamment des quatre songes envoyés à Frodo) et de le rendre capable, s'il le veut bien — au moment de se prononcer, « une grande terreur s'empara de [Frodo], comme s'il redoutait d'entendre prononcer quelque sentence (doom) qu'il avait longtemps pressentie » (SdA, Le Conseil d'Elrond), et Cathy de rappeler qu'à cet instant « Frodo a reçu la "grâce" [...] de répondre à l'appel » (Lettres, n°246) (curieux qu'elle n'ait pas aussi proposé le rapprochement avec le tremendum ; je ne me souviens pas si elle l'a fait ensuite à Paimpol ;) ; à noter ici à nouveau un « comme si », ainsi qu'il semble en aller souvent (toujours ?) avec Tolkien pour le destin : cf. la Musique qui est « comme le destin (as fate) » (Ainulindalë)).
Il se dégage une impression assez nette de l'urgence de certains choix, ainsi au sommet d'Amon Hen, quand Frodo se retrouve « libre de choisir » mais « avec un seul instant pour le faire (with one remaining instant in which to do so) » (SdA, L'éclatement de la Fraternité). Ce passage, souvent donné en exemple du libre arbitre, renvoie aussi, théologiquement, au kairos : « choisir au bon moment, ne pas laisser passer l’occasion (les occasions en fait) de saisir le Salut ».
La « surprise » du dénouement du SdA n'est finalement que la « confirmation définitive d’un Eru qui, ayant élu Frodon parce qu’il avait décelé en lui les qualités et désirs de l’humble serviteur, l’a formé à son écoute, l’inspire au moment favorable, le convainc de se soumettre à sa volonté et de s’engager dans un voie périlleuse pour le salut des siens : la ‘petite voix’ de Frodon qui s’engage est la ‘petite voix’ d’Eru qui l’inspire » (Sosryko).
Enfin et surtout (pour la question que je me pose), dans cette discussion, Nikita a la grâce de poser la question de notre conception du libre arbitre :
- D'un côté, et en particulier « pour l’homme moderne », « la liberté équivaut à l’absence de toute influence et de hiérarchie » (cf. Mircea Eliade) ;
- De l'autre, la chose est impossible et la liberté consisterait plutôt, dans ce langage, à assumer telle ou telle influence : « Sois libre et choisis ton maître ».
Nikita illustre ce débat à partir de la parole d'Elrond adressée à Frodo :
[citation=SdA, Le Conseil d'Elrond]C'est un lourd fardeau. Si lourd que personne ne pourrait l'assigner à un autre. Je ne le fais pas pour vous. Mais si vous l'assumez librement, je dirai que votre choix est bon / Mais si vous le prenez de votre plein gré, je dirai que ce choix est le bon.[/citation]
Dans la première optique, Frodo est libre parce qu'entièrement indéterminé avant de faire son choix.
Dans la seconde optique, son choix a été déterminé par différentes choses et sa liberté réside dans le fait qu'il se décide à assumer telle chose (plutôt qu'une autre) qui le précède.
Cela m'évoque, lors de ce Conseil, cette autre parole de Gandalf à son vieil ami, une parole qui rappelle celle qu'il lui avait dite à la fin de son aller et retour, tout en faisant le lien aussi avec la conception tolkienienne du libre arbitre en tant que « dérivé (derivative) » (Lettres, n°153) :
[citation=SdA, Le Conseil d'Elrond]Mais nul ne saurait prétendre commencer quoi que ce soit, comme vous le savez fort bien à présent [...].[/citation]
On ne saurait mieux écrire dans le Conte ce que Tolkien écrivait dans sa lettre sur le libre arbitre.
Cela renvoie à un débat théologico-philosophique, sur lequel je reviendrai certainement.

