Jacques Chirac est mort ce jeudi 26 septembre, à 86 ans. Parmi le déluge de réactions médiatiques du jour, sincères ou hypocrites, je place ici mes deux centimes.
Je n'étais pas du même bord politique que lui, même s'il n'était pas aussi « à droite » que ça : avant de devenir gaulliste, Chirac s'était même engagé à gauche dans sa jeunesse, comme notamment le futur éditeur Christian Bourgois, qui avait fait sa connaissance lorsqu'ils étaient élèves au lycée Louis-le-Grand, avant qu'ils se retrouvent tous deux ensuite à Sciences-Po, dans une promotion dont Bourgois était sorti deuxième et Chirac troisième, au début des années 1950.
Pas du même bord politique que lui, donc, et je me souviens de mon impatience à le voir passer en jugement pour les magouilles du RPR et de la Mairie de Paris : Chirac, au tout début de ce siècle, j'ai voulu qu'il aille en prison... avant d'être contraint de voter pour lui lors du fameux second tour de l'élection présidentielle française de 2002. Mais plus tard, la justice ayant été bien trop lente, comme c'est si souvent le cas en France, quand Chirac a enfin été condamné en 2011 pour une poignée d'emplois fictifs qui n'étaient pas encore tombés sous le coup de la prescription, il n'y a eu là <i>in fine</i> qu'une satisfaction symbolique bien mince, voire dérisoire alors que l'intéressé était déjà malade et diminué, et sachant du reste que son successeur direct à l'Élysée aura, de toute façon, été bien pire que lui à bien des égards. Par ailleurs, plus fondamentalement, Jacques Chirac me parait notamment partager avec Lionel Jospin (qui était alors son Premier ministre de cohabitation) la responsabilité de cette erreur politique transpartisane que fut selon moi l'adoption de la réforme du quinquennat en juin et septembre 2000 : le référendum sur ce sujet a été mon premier scrutin, et je me souviens que j'avais voté « non », à rebours du discours « progressiste » du moment...
Mais dans le fond, et sur la durée, Chirac à mes yeux, c'est quand même plus que cela. Sa carrière politique et sa présence médiatique ont été si longues, qu'il occupe pour moi une place spéciale, à égalité avec François Mitterrand : à eux deux, c'est toute mon enfance et ma jeunesse étudiante qu'ils représentent d'une certaine manière, du début du premier mandat présidentiel de Mitterrand en 1981 à la fin du dernier mandat de Chirac en 2007.
Du coup, j'avoue qu'ils sont un peu comme des sortes de dieux lares dans ma mémoire politique, un peu comme Chu-Bu et Sheemish, à mi-chemin entre sérieux historique et rire ironiste. Leur place dans mon esprit est sans doute d'autant plus spéciale que leurs carrières incarnent un type de destin politique, au long cours et riche en rebondissements, qui n'existe plus aujourd'hui.
<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1569511203_chirac_mitterrand_1995_ex-voto.jpg" width="389">
Chirac, par sa seule présence télévisuelle (je regardais la plupart de ses allocutions officielles, relevant d'une époque où la fonction de président de la République était alors, encore, autrement mieux incarnée qu'aujourd'hui), m'a beaucoup appris en matière de langage politicien. À la suite de Mitterrand et avec quelques autres, il avait aussi un certain souci de la qualité de la langue, souci qui a eu tendance à beaucoup se perdre depuis... Il avait aussi, bien sûr, le sens de l'esquive, là encore exprimé à travers le langage : comment notamment oublier les propos savoureux que Chirac a tenu publiquement en 2000 et 2001 à propos de la fameuse Cassette Méry et des voyages payés en liquide du temps où il était maire de Paris ? « Abracadabrantesque », « pschitt » : autant de formules chiraquiennes dont on ne se lasse pas, même si les souvenirs télévisuels remontent à loin maintenant, tout comme — et plus encore — celui du fameux « What do you want ? » de 1996 lors d'une visite présidentielle à Jérusalem. En fait, des souvenirs de ce genre, il y en a tellement que je ne pourrais pas tous les citer : on pourra notamment en retrouver, à mes yeux, un bon florilège dans le film documentaire <i>Dans la peau de Jacques Chirac</i> de Karl Zéro et Michel Royer (Rezo Films, 2006). Rappelons tout de même ici aussi, en particulier, l'« affrontement » comique avec Michel Field sur Canal+, durant la campagne présidentielle de 1995, à un moment de la gué-guerre contre Balladur et Sarkozy où Chirac était alors encore au fond du trou des sondages (juste avant le fameux « effet pommier »), « affrontement » que je cite de mémoire :
<div class=refTexte><b>Chirac</b> : Réfléchissez deux minutes... si ce n'est pas excessif !
<b>Field</b> : Merci ! Ne me cherchez pas... Deux minutes, c'est à peu près le temps qu'il m'a fallu pour lire votre livre... alors s'il vous plait !
<b>Chirac</b> : Oui... Dans celui que je vous ai envoyé, j'ai oublié les images à colorier... Je suis désolé !</div>
Le dessinateur Bernar, à l'époque (janvier 1995), avait bien croqué cet épisode télévisuel pour <i>Charlie-Hebdo</i> : https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1...ehebdo.jpg
C'est aussi l'occasion de rappeler que Pétillon, disparu l'année dernière, savait également fort bien dessiner, avec plusieurs de ses collègues — dont le défunt Cabu —, la geste chiraquienne pour <i>le Canard Enchaîné</i> : ce message
Un peu plus sérieusement, de façon générale, face à son bilan pour le moins extrêmement paradoxal et truffé de contradictions — ce n'est pas pour rien que dans <i>le Canard Enchaîné</i>, on l'appelait volontiers « Jacques Chirouette » —, sur le fond, Chirac me parait avoir souvent faite sienne cette formule de Henri Queuille (1884-1970), député de Corrèze, ministre et président du Conseil sous les IIIe et IVe Républiques : « Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Comme chef d'État, on pourra cependant retenir de lui sa reconnaissance en 1995 de la responsabilité de l'État français dans la rafle du Vélodrome d'Hiver (entre autres) sous l'Occupation, son opposition — juste et sage — à la désastreuse guerre d'Irak déclenchée par « Debeuliou » Bush en mars 2003, et la création du Musée des civilisations et des arts premiers, appelé aujourd'hui Musée du Quai Branly, annoncé par Chirac dès 1996 et inauguré par lui en 2006. Ce musée, intéressant et qui mérite d'être visité, est le reflet d'un des centres d'intérêts artistiques d'un Chirac qui a longtemps été discret sur ce point.
Je terminerai en rappelant un fait souvent méconnu, que j'avais évoqué dans un article de mon vieux blog en 2007 : Chirac aurait pu devenir traducteur littéraire au lieu de faire de la politique. À ce propos, en l'an 2000, Jacques Michel Tondre, alors rédacteur en chef adjoint à l'Agence France Presse et correspondant à l'Élysée depuis 1993, avait écrit ceci, dans son livre <i>Jacques Chirac dans le texte</i> :
<div class=refTexte> Les confidences, Jacques Chirac ne s'y laisse guère aller que devant les jeunes, lors des sessions dont sa fille, Claude Chirac, chargée de la communication, est l'organisatrice attentive, en province comme à l'étranger. C'est ainsi qu'aux étudiants de l'université d'État de Saint-Pétersbourg, le 27 septembre 1997, il a raconté comment il s'était mis à apprendre le russe : « J'avais treize ou quatorze ans et j'étais passionné par l'Asie, notamment par l'Inde. Je m'étais mis dans la tête d'apprendre le sanscrit. Je cherchais naturellement quelqu'un pour me l'apprendre - ce n'était pas facile -, lorsque j'ai appris qu'un vieux monsieur russe, à Paris depuis longtemps, où il avait fait tous les métiers, pouvait enseigner le sanscrit. »
Au bout de deux mois, ce bon M. Belanovitch, auquel le chef de l'État est d'autant plus heureux de rendre hommage ce jour-là qu'il est natif de Saint-Pétersbourg, lui dit : « Tu sais, d'abord tu n'es pas doué, et ensuite cela ne sert à rien d'apprendre le sanscrit. Alors si tu veux vraiment apprendre quelque chose, tu ferais mieux d'apprendre la plus belle langue du monde, le russe. »
Voilà comment le futur président de la République s'initie à la littérature russe, « superbe s'il en est, servie par une langue extraordinaire, dans laquelle on trouve toutes les émotions et toutes les passions, toutes les intonations aussi, qui sont celles à la fois du coeur et de l'esprit ». À dix-neuf ans, il lit Pouchkine dans le texte. À vingt ans, il se risque à une traduction d'<i>Eugène Onéguine</i>, qu'il envoie à une douzaine de maisons d'édition. « La moitié m'avaient répondu que cela ne les intéressait pas, l'autre moitié ne m'avaient pas répondu », s'amuse-t-il, ajoutant qu'en 1974, devenu Premier ministre, il est subitement sollicité par les Presses universitaires de France qui viennent de découvrir « une extraordinaire traduction d'<i>Eugène Onéguine</i> ». L'éditeur voudrait la publier. « Ecoutez, répond Chirac, vous ne l'avez pas voulu quand j'avais vingt ans, vous ne l'aurez pas aujourd'hui parce que je suis Premier ministre. » « C'est comme cela que ma carrière dans le domaine de la traduction littéraire s'est interrompue », s'excuse-t-il !<div class=refTitre>Jacques Michel Tondre, <i>Jacques Chirac dans le texte</i>, Paris, Editions Ramsay, 2000, « Autoportrait ».</div></div>
<b>RIP Jacques René Chirac (1932-2019)</b>
Cordialement,
Hyarion.
Je n'étais pas du même bord politique que lui, même s'il n'était pas aussi « à droite » que ça : avant de devenir gaulliste, Chirac s'était même engagé à gauche dans sa jeunesse, comme notamment le futur éditeur Christian Bourgois, qui avait fait sa connaissance lorsqu'ils étaient élèves au lycée Louis-le-Grand, avant qu'ils se retrouvent tous deux ensuite à Sciences-Po, dans une promotion dont Bourgois était sorti deuxième et Chirac troisième, au début des années 1950.
Pas du même bord politique que lui, donc, et je me souviens de mon impatience à le voir passer en jugement pour les magouilles du RPR et de la Mairie de Paris : Chirac, au tout début de ce siècle, j'ai voulu qu'il aille en prison... avant d'être contraint de voter pour lui lors du fameux second tour de l'élection présidentielle française de 2002. Mais plus tard, la justice ayant été bien trop lente, comme c'est si souvent le cas en France, quand Chirac a enfin été condamné en 2011 pour une poignée d'emplois fictifs qui n'étaient pas encore tombés sous le coup de la prescription, il n'y a eu là <i>in fine</i> qu'une satisfaction symbolique bien mince, voire dérisoire alors que l'intéressé était déjà malade et diminué, et sachant du reste que son successeur direct à l'Élysée aura, de toute façon, été bien pire que lui à bien des égards. Par ailleurs, plus fondamentalement, Jacques Chirac me parait notamment partager avec Lionel Jospin (qui était alors son Premier ministre de cohabitation) la responsabilité de cette erreur politique transpartisane que fut selon moi l'adoption de la réforme du quinquennat en juin et septembre 2000 : le référendum sur ce sujet a été mon premier scrutin, et je me souviens que j'avais voté « non », à rebours du discours « progressiste » du moment...
Mais dans le fond, et sur la durée, Chirac à mes yeux, c'est quand même plus que cela. Sa carrière politique et sa présence médiatique ont été si longues, qu'il occupe pour moi une place spéciale, à égalité avec François Mitterrand : à eux deux, c'est toute mon enfance et ma jeunesse étudiante qu'ils représentent d'une certaine manière, du début du premier mandat présidentiel de Mitterrand en 1981 à la fin du dernier mandat de Chirac en 2007.
Du coup, j'avoue qu'ils sont un peu comme des sortes de dieux lares dans ma mémoire politique, un peu comme Chu-Bu et Sheemish, à mi-chemin entre sérieux historique et rire ironiste. Leur place dans mon esprit est sans doute d'autant plus spéciale que leurs carrières incarnent un type de destin politique, au long cours et riche en rebondissements, qui n'existe plus aujourd'hui.
<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1569511203_chirac_mitterrand_1995_ex-voto.jpg" width="389">
Chirac, par sa seule présence télévisuelle (je regardais la plupart de ses allocutions officielles, relevant d'une époque où la fonction de président de la République était alors, encore, autrement mieux incarnée qu'aujourd'hui), m'a beaucoup appris en matière de langage politicien. À la suite de Mitterrand et avec quelques autres, il avait aussi un certain souci de la qualité de la langue, souci qui a eu tendance à beaucoup se perdre depuis... Il avait aussi, bien sûr, le sens de l'esquive, là encore exprimé à travers le langage : comment notamment oublier les propos savoureux que Chirac a tenu publiquement en 2000 et 2001 à propos de la fameuse Cassette Méry et des voyages payés en liquide du temps où il était maire de Paris ? « Abracadabrantesque », « pschitt » : autant de formules chiraquiennes dont on ne se lasse pas, même si les souvenirs télévisuels remontent à loin maintenant, tout comme — et plus encore — celui du fameux « What do you want ? » de 1996 lors d'une visite présidentielle à Jérusalem. En fait, des souvenirs de ce genre, il y en a tellement que je ne pourrais pas tous les citer : on pourra notamment en retrouver, à mes yeux, un bon florilège dans le film documentaire <i>Dans la peau de Jacques Chirac</i> de Karl Zéro et Michel Royer (Rezo Films, 2006). Rappelons tout de même ici aussi, en particulier, l'« affrontement » comique avec Michel Field sur Canal+, durant la campagne présidentielle de 1995, à un moment de la gué-guerre contre Balladur et Sarkozy où Chirac était alors encore au fond du trou des sondages (juste avant le fameux « effet pommier »), « affrontement » que je cite de mémoire :
<div class=refTexte><b>Chirac</b> : Réfléchissez deux minutes... si ce n'est pas excessif !
<b>Field</b> : Merci ! Ne me cherchez pas... Deux minutes, c'est à peu près le temps qu'il m'a fallu pour lire votre livre... alors s'il vous plait !
<b>Chirac</b> : Oui... Dans celui que je vous ai envoyé, j'ai oublié les images à colorier... Je suis désolé !</div>
Le dessinateur Bernar, à l'époque (janvier 1995), avait bien croqué cet épisode télévisuel pour <i>Charlie-Hebdo</i> : https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1...ehebdo.jpg
C'est aussi l'occasion de rappeler que Pétillon, disparu l'année dernière, savait également fort bien dessiner, avec plusieurs de ses collègues — dont le défunt Cabu —, la geste chiraquienne pour <i>le Canard Enchaîné</i> : ce message
Un peu plus sérieusement, de façon générale, face à son bilan pour le moins extrêmement paradoxal et truffé de contradictions — ce n'est pas pour rien que dans <i>le Canard Enchaîné</i>, on l'appelait volontiers « Jacques Chirouette » —, sur le fond, Chirac me parait avoir souvent faite sienne cette formule de Henri Queuille (1884-1970), député de Corrèze, ministre et président du Conseil sous les IIIe et IVe Républiques : « Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Comme chef d'État, on pourra cependant retenir de lui sa reconnaissance en 1995 de la responsabilité de l'État français dans la rafle du Vélodrome d'Hiver (entre autres) sous l'Occupation, son opposition — juste et sage — à la désastreuse guerre d'Irak déclenchée par « Debeuliou » Bush en mars 2003, et la création du Musée des civilisations et des arts premiers, appelé aujourd'hui Musée du Quai Branly, annoncé par Chirac dès 1996 et inauguré par lui en 2006. Ce musée, intéressant et qui mérite d'être visité, est le reflet d'un des centres d'intérêts artistiques d'un Chirac qui a longtemps été discret sur ce point.
Je terminerai en rappelant un fait souvent méconnu, que j'avais évoqué dans un article de mon vieux blog en 2007 : Chirac aurait pu devenir traducteur littéraire au lieu de faire de la politique. À ce propos, en l'an 2000, Jacques Michel Tondre, alors rédacteur en chef adjoint à l'Agence France Presse et correspondant à l'Élysée depuis 1993, avait écrit ceci, dans son livre <i>Jacques Chirac dans le texte</i> :
<div class=refTexte> Les confidences, Jacques Chirac ne s'y laisse guère aller que devant les jeunes, lors des sessions dont sa fille, Claude Chirac, chargée de la communication, est l'organisatrice attentive, en province comme à l'étranger. C'est ainsi qu'aux étudiants de l'université d'État de Saint-Pétersbourg, le 27 septembre 1997, il a raconté comment il s'était mis à apprendre le russe : « J'avais treize ou quatorze ans et j'étais passionné par l'Asie, notamment par l'Inde. Je m'étais mis dans la tête d'apprendre le sanscrit. Je cherchais naturellement quelqu'un pour me l'apprendre - ce n'était pas facile -, lorsque j'ai appris qu'un vieux monsieur russe, à Paris depuis longtemps, où il avait fait tous les métiers, pouvait enseigner le sanscrit. »
Au bout de deux mois, ce bon M. Belanovitch, auquel le chef de l'État est d'autant plus heureux de rendre hommage ce jour-là qu'il est natif de Saint-Pétersbourg, lui dit : « Tu sais, d'abord tu n'es pas doué, et ensuite cela ne sert à rien d'apprendre le sanscrit. Alors si tu veux vraiment apprendre quelque chose, tu ferais mieux d'apprendre la plus belle langue du monde, le russe. »
Voilà comment le futur président de la République s'initie à la littérature russe, « superbe s'il en est, servie par une langue extraordinaire, dans laquelle on trouve toutes les émotions et toutes les passions, toutes les intonations aussi, qui sont celles à la fois du coeur et de l'esprit ». À dix-neuf ans, il lit Pouchkine dans le texte. À vingt ans, il se risque à une traduction d'<i>Eugène Onéguine</i>, qu'il envoie à une douzaine de maisons d'édition. « La moitié m'avaient répondu que cela ne les intéressait pas, l'autre moitié ne m'avaient pas répondu », s'amuse-t-il, ajoutant qu'en 1974, devenu Premier ministre, il est subitement sollicité par les Presses universitaires de France qui viennent de découvrir « une extraordinaire traduction d'<i>Eugène Onéguine</i> ». L'éditeur voudrait la publier. « Ecoutez, répond Chirac, vous ne l'avez pas voulu quand j'avais vingt ans, vous ne l'aurez pas aujourd'hui parce que je suis Premier ministre. » « C'est comme cela que ma carrière dans le domaine de la traduction littéraire s'est interrompue », s'excuse-t-il !<div class=refTitre>Jacques Michel Tondre, <i>Jacques Chirac dans le texte</i>, Paris, Editions Ramsay, 2000, « Autoportrait ».</div></div>
<b>RIP Jacques René Chirac (1932-2019)</b>
Cordialement,
Hyarion.

