01-12-2019, 15:21
[small]Pas de soucis Benjamin pour le risque d'un gros débat ;).
Pour Socrate, je ne dirais pas qu'il se voit complété par l'Évangile (mais j'ai probablement dit quelque chose de ce genre, faute de mieux). Pour le philosophe chrétien, Socrate cherche philosophiquement ce que le Christ apporte entièrement (et qui n'est pas une "pensée arrivée"). Après, il faut bien voir de quel Socrate on parle. Celui de Xénophon n'est pas celui de Platon, et, chez ce dernier, celui des premiers dialogues n'est pas celui des derniers. Restent des grandes lignes, toutefois, et le fait que c'est à partir de lui que quelque chose change en matière de philosophie — avant lui, on parle des « présocratiques » — et que la foi chrétienne entre en relation avec la philosophie. Les points de contact sont nombreux ... dont ... le mépris avec lequel (m'a-t-on dit) Nietzsche les estiment tous les deux ;).
Pour la validité du « point de vue chrétien » pour juger de l'athéisme ou de tel athéisme, la question revient à discuter de la validité du point de vue chrétien tout court : comme le Christ révèle la véritable nature de Dieu, par définition, il révèle ce qui n'est pas Dieu, ce qui est athée. Le fait qu'il s'agisse de philosophie n'invalide pas le point de vue chrétien car la foi (du point de vue chrétien) est raisonnable (le Christ est le Logos Incarné) ... À la fin, la question première reste de savoir si « le point de vue chrétien » est vrai.[/small]
Pour Socrate, je ne dirais pas qu'il se voit complété par l'Évangile (mais j'ai probablement dit quelque chose de ce genre, faute de mieux). Pour le philosophe chrétien, Socrate cherche philosophiquement ce que le Christ apporte entièrement (et qui n'est pas une "pensée arrivée"). Après, il faut bien voir de quel Socrate on parle. Celui de Xénophon n'est pas celui de Platon, et, chez ce dernier, celui des premiers dialogues n'est pas celui des derniers. Restent des grandes lignes, toutefois, et le fait que c'est à partir de lui que quelque chose change en matière de philosophie — avant lui, on parle des « présocratiques » — et que la foi chrétienne entre en relation avec la philosophie. Les points de contact sont nombreux ... dont ... le mépris avec lequel (m'a-t-on dit) Nietzsche les estiment tous les deux ;).
Pour la validité du « point de vue chrétien » pour juger de l'athéisme ou de tel athéisme, la question revient à discuter de la validité du point de vue chrétien tout court : comme le Christ révèle la véritable nature de Dieu, par définition, il révèle ce qui n'est pas Dieu, ce qui est athée. Le fait qu'il s'agisse de philosophie n'invalide pas le point de vue chrétien car la foi (du point de vue chrétien) est raisonnable (le Christ est le Logos Incarné) ... À la fin, la question première reste de savoir si « le point de vue chrétien » est vrai.[/small]

