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La question du Libre Arbitre
#62
La liberté du subcréateur (1/3) : ce qu'elle est

Nous entrons maintenant dans le cœur du sujet : essayer de caractériser le libre arbitre dans le Légendaire.

Nous avons vu déjà à quel point la liberté du subcréateur est liée à celle du Créateur.
Il n'y a sans doute pas de meilleure formule pour l'exprimer que la première parole d'Ilúvatar adressée aux premiers subcréateurs :

[citation=HoMe X, p.8]De ce thème que j'ai proclamé devant vous, je voudrais (I will) maintenant que vous jouiez, ensemble et harmonieusement, une Grande Musique. Et comme j'ai doué chacun de vous de la Flamme Impérissable, vous ferrez preuve de vos dons pour embellir et glorifier ce thème, chacun jouant de ses pensées et de ses talents, s'il le veut (if he will).[/citation]

I will ... if (you) will !

Essayons donc de caractériser cette relation.
Nous l'avons déjà approchée à bien des reprises :

Yyr Wrote:Eru fixe à la fois la possibilité et les limites (ou les conditions, ou encore la nature) de la liberté de ses créatures. D'une part, parce que la réalité du monde et des êtres du monde suppose qu'il y ait en leur sein [emphase]« la Flamme Impérissable »[/emphase] [...]. D'autre part, parce que la liberté des êtres créés s'inscrira à l'intérieur du Dessein dont ils vont dépendre. [...] Et c'est pourquoi — on y reviendra dans la partie sur la liberté des subcréateurs — [emphase]« le libre arbitre ne procède pas de nous et ne fonctionne que dans certaines circonstances ; mais afin qu'il puisse exister, il est nécessaire que l'Auteur s'en porte garant, quoi qu'il advienne [:] il n'arrête pas les péchés en actes et leurs conséquences, ni ne les frappe d'“irréalité” »[/emphase] (Lettres, n°153 p.278). [...] Il en résulte une dépendance des Incarnés comme des Puissances Angéliques au Dessein de l’Unique, dépendance qui, toutefois, n’est pas servitude : si la partition est fixée de toute éternité, son exécution dépend des protagonistes du Conte, pour reprendre l'image de Stéphanie.

Un passage du Conseil d'Elrond, qui n'a pas encore été donné, résume encore cette connivence nécessaire : [emphase]« Dans cette quête, les faibles auront autant d'espoir que les forts. Mais il en va souvent ainsi des actes qui font tourner les roues du monde : de petites mains s'en chargent parce qu'il le faut, pendant que les yeux des grands regardent ailleurs »[/emphase] (SdA, II.2). Ce sont les actes des Incarnés, ces [emphase]« créatures rationnelles dotées d’un libre arbitre en relation avec Dieu »[/emphase] (Lettres, n°181 p.334), qui font tourner les roues du monde [small](i.e. du Destin, cf. la quasi réciprocité des termes Ambar et Umbar)[/small] et non l'inverse. Mais [emphase]« [c]e libre arbitre ne procède pas de nous »[/emphase] : il s'agit d'un don : celui de l'Unique, une expression de sa propre liberté. C'est ce don sans pareil que [emphase]« l'Ennemi »[/emphase] [small](ou encore Saruman, notamment avec sa voix, cf. Lettres n°210 p.390)[/small] s'efforce de ravir avant tout autre : [emphase]« l'intention suprêmement mauvaise »[/emphase] de sa magie [emphase]« consiste [...] à vouloir dominer les autres “libres” arbitres »[/emphase] (Lettres, n°155 p.284).

Mais il est un autre don de l'Unique, plus précieux encore, un don que présuppose le précédent : celui de la Création, de l'existence en elle-même. Ce don que Melkor, et lui seul, dans sa [emphase]« folie »[/emphase], aurait voulu [emphase]« annihiler »[/emphase] s'il avait pu (cf. HoMe X, pp.395-396).

C'est que les deux dons, qui sont les deux dons suprêmes, sont liés : le don de la Création (l'existence), et le don de la subcréation (le libre arbitre), le dernier dépendant du premier. Chacun de ces dons [emphase]« comporte sa propre part de danger, comme il en va de tous ses libres dons [d'Eru] : ce qui revient à dire, en fin de compte, qu’ils ont un rôle à jouer dans le Grand Conte en vue de sa complétion ; car sans danger ils seraient sans effet, et le don serait vide »[/emphase] (HoMe [small], p.379[édit:][/small] X, p.380).

Je viens d'identifier le libre arbitre à la subcréation. En effet, pour Tolkien, la subcréation est le paradigme du libre arbitre. Ce qui vaut pour l'un vaut pour l'autre, au point que libre arbitre et subcréation forment une quasi équivalence. C'est ici l'occasion de donner le contexte entier d'un passage déjà plusieurs fois cité, et de souligner ce contexte :

[citation=Lettres, n°153 pp.277-278]Ce puissant mode du « mythe » peut, bien entendu, faire beaucoup de mal, en particulier de manière délibérée (wilfully). Le droit à la « liberté » du subcréateur n'est pas une garantie, chez les hommes déchus, qu'elle ne sera pas utilisée de façon aussi malfaisante que le Libre Arbitre. [...] Puisque j'évoque le Libre Arbitre, je pourrais dire que dans mon mythe j'ai utilisé « subcréation » dans un sens particulier [...] afin de rendre visibles et sensibles les effets du Péché ou du Libre Arbitre mal employé par les Hommes. Le Libre Arbitre ne procède pas de nous et ne fonctionne que dans certaines circonstances ; mais afin qu'il puisse exister, il est nécessaire que l’Auteur s'en porte garant, quoi qu'il advienne [...]. Ainsi dans ce mythe, on prétend [...] qu'Il a donné des pouvoirs « subcréatifs » particuliers à certains des êtres les plus nobles qu’il a créés : cela est la garantie que ce qu'ils ont conçu et fabriqué devrait mériter de recevoir la réalité de la Création. Dans certaines limites, bien entendu, et bien entendu en restant soumis à certaines obligations et interdictions. Mais s'ils « chutaient », à l'instar du Diabolus Morgoth, et que chacun se mît à fabriquer des êtres « pour lui, pour être leur Seigneur », ces derniers « existeraient » alors, bien que Morgoth ait rompu l'interdit suprême en fabriquant d’autres créatures « rationnelles » que les Elfes ou les Hommes. Au moins ils « existeraient », vraies réalités physiques dans le monde physique, aussi maléfiques qu'ils puissent se révéler, même en « imitation » des Enfants de Dieu. Ils seraient le plus grave Péché de Morgoth, un abus de son plus grand privilège, et ces créatures seraient engendrées par le Péché, donc naturellement mauvaises. (J'ai failli écrire « irrémédiablement mauvaises », mais ce serait aller trop loin. Car, en acceptant ou tolérant leur fabrication — condition indispensable à leur existence effective —, même les Orques deviendraient une partie du Monde, qui est celui de Dieu et est, au final, bon.)[/citation]

Autre élément fondamental pour Tolkien, que nous avons vu dans La liberté du Créateur : création et subcréation sont de deux ordres différents. Seule l'œuvre de Dieu dans notre monde, celle d'Eru dans le Conte d'Arda, est une « création ». Celle des Valar et des Incarnés n'a pas valeur de « création » mais de « sub-création » : elle n'a pas accès à « l'existence » ou à « la Réalité » par elle-même, mais parce que le Créateur lui procure cet accès (par sa Flamme Impérissable). Dans l'Ainulindalë, après que les Ainur se furent épris de la Vision, Ilúvatar lui donne sa réalité : [emphase]« Je connais les désirs de vos cœurs : que ce que vous avez vu puisse être vraiment (should verily be), non seulement dans vos pensées, mais encore comme vous êtes vous-mêmes, et cependant autre que vous. C'est pourquoi je déclare : Que ces choses soient ! (Let these things Be!) Et j'enverrai dans le Vide la Flamme Impérissable : elle sera au cœur du Monde, et le Monde Sera (shall Be) [...] »[/emphase] (HoMe X, pp.13-14). À partir de ce point, la Création est une œuvre continue : [emphase]« e. L’Accomplissement (Achievement), qui se poursuit encore »[/emphase] (HoMe X, p.336), à cause de l'[emphase]« Oienkarmë Eruo (l'ouvrage perpétuel de l'Unique) »[/emphase] (HoMe X, p.329), [emphase]« l'activité Créatrice d'Eru [...] par laquelle les choses pouvaient recevoir une existence “réelle” et indépendante »[/emphase] (HoMe X, p.345).

De ce qui précède, on retrouve le parallèle chez saint Thomas, pour qui la création correspond exactement à [emphase]« l’émanation de tout l’être à partir de la cause universelle, qui est Dieu »[/emphase] (ST Ia.45.1), tandis que les formes produites par la nature ou par l'art des Hommes ne sont pas créées [emphase]« mais il leur revient d’être concréées »[/emphase] (ST Ia.45.8). Le terme, sorti d'usage, disait, au Moyen-Âge, la production ou la formation, et saint Thomas s'en sert à l'occasion pour la distinguer de la création en elle-même : la « concréation » désigne alors la contingence de l'art et de la nature, et leur dépendance radicale vis à vis de la création, dans la mesure où une forme concréée ne peut exister par elle-même mais seulement à partir de substances dont l'existence est causée par le Créateur directement. La « concréation » chez saint Thomas renvoie à la « subcréation » chez Tolkien. En outre, on trouve également chez saint Thomas l'indice d'une relation étroite entre la concréation et le libre arbitre, saint Thomas employant « art » et « volonté » de façon interchangeable dans le titre de son examen de la place de « la création dans la nature et l'art / la volonté » (ST Ia.45.8 + Ia.45.préface, cf. The Flame Imperishable, pp.177-183). Il s'ensuit que [emphase]« la providence divine s'étend immédiatement à toutes choses »[/emphase] même si, pour cela, [emphase]« la providence divine use d’intermédiaires »[/emphase] : [emphase]« non que sa providence soit en défaut, mais par surabondance de bonté, afin de communiquer aux créatures elles-mêmes la dignité de cause »[/emphase] (ST Ia.22.3). Cette dignité de l'artiste, c'est d'être [emphase]« comme un associé de Dieu dans la facture des belles œuvres ; en développant les puissances mises en lui par le Créateur, — car “tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières” [Jacques 1,17] — et en usant de la matière créée, il crée pour ainsi dire au second degré »[/emphase] (Maritain). Aussi la création artistique est-elle incapable de copier celle de Dieu, mais elle la continue. [small](*)[/small]

Dans le Conte d'Arda, la naissance des Nains manifeste on ne peut mieux la nature et des limites de la subcréation, et donc du libre arbitre, et sa relation à l'Unique :

[citation=Lettres, n°212 pp.404-405 (trad. modifiée)]Étant le plus grand de tous les artisans [Aulë] a essayé de fabriquer (make) des enfants [...]. L'Unique blâma Aulë, disant qu'il avait tenté d'usurpé le pouvoir du Créateur ; mais il ne pouvait pas donner une vie autonome (independent life) à ce qu'il avait fabriqué. Il n'avait qu'une seule vie, la sienne, qui provenait (derived) de l'Unique, et qu'il pouvait tout au plus distribuer. « Vois ! dit l'Unique, ces créatures à toi n'ont que ta volonté (thy will) et ton mouvement. Bien que tu aies conçu une langue pour eux, ils ne peuvent que te rapporter ta propre pensée (thine own thought). Cela est me caricaturer. »

[Suivent le chagrin et le repentir d'Aulë, la miséricorde d'Eru, et la (véritable) naissance à la vie des pères des Nains]

« Cela te surprend ? demanda-t-il. Vois ! Tes créatures vivent désormais, libres de ta volonté (free from thy will) ! Car j'ai vu ton humilité, et j'ai eu pitié de ton impatience. Ce que tu as façonné (Thy making), je l'ai inclus dans mon dessein. »[/citation]

On pourrait donner d'autres illustrations. Mais l'exemple de la Naissance des Nains offre un paradigme complet de la question. Où il découle que la liberté des créatures rationnelles, en fin de compte, dépend de son inclusion dans le Dessein d'Eru. Autrement dit, la liberté du subcréateur s'inscrit dans une dépendance nécessaire à l'existence, à « l'être », tout comme la subcréation s'inscrit dans une dépendance nécessaire à la Création. Si elle s'en écarte, elle devient une illusion ou une caricature de la liberté. Ce qui revient à dire que, [emphase]« pour Tolkien, le libre arbitre subcréateur ne fait pas que refléter faiblement la liberté qu'éprouve avec joie le Créateur dans l'acte de création ; comme pour dans son application spécifique à la subcréation, de la même façon, le libre arbitre des créatures est entièrement dépendant, pour son existence même et pour son exécution, de la providence divine »[/emphase] (The Flame Imperishable, p.182). [small](**)[/small]

Écho on ne peut plus direct à l'Évangile, en particulier, pour le dire de façon tolkienienne, à la nature christo-centrée de la subcréation :

[citation=Jean 15,4-5]Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.[/citation]

[citation=Jacques 1,22]Mettez la parole en pratique [lit. Soyez les poètes (ποιηταὶ : poiētai) de la parole][/citation]

[citation=Éphésiens 2,10]Car nous sommes son ouvrage [lit. son poème (ποιημα : poiēma)],
ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres,
que Dieu a préparées d'avance,
afin que nous les pratiquions.[/citation]

Jérôme
[small]— avec la collaboration passive de quelqu'un qui se reconnaîtra ;)[/small]

__________________________________________________

(*) Sur le rapport thomiste entre la Création et la subcréation (ou concréation) :

[citation=Somme Théologique Ia.45.5]Créer ne peut être l’action propre que de Dieu seul. Il faut en effet ramener les effets les plus universels aux causes les plus universelles et les plus primordiales. Or, parmi tous les effets, le plus universel est l’être lui-même. Aussi faut-il qu’il soit l’effet propre de la cause première et absolument universelle, qui est Dieu. C’est pourquoi on dit aussi dans le Livre des Causes, que ni une intelligence, ni une âme, malgré sa noblesse, ne donne l’existence, sinon en tant qu’elle opère par l’opération divine. Produire l’être absolument, et non en tant qu’il est celui-ci ou qu’il est tel, cela relève de la raison même de création. Aussi est-il manifeste que la création est l’action propre de Dieu lui-même.[/citation]

[citation=Somme Théologique Ia.45.8]Objections : Il semble que la création se mêle aux œuvres de la nature et de l’art. Dans toute opération de la nature ou de l’art il y a production d’une certaine forme. Mais elle n’est pas produite à partir de quelque chose, puisque la matière ne fait pas partie d’elle-même. Donc elle est produite de rien. Et ainsi, dans toute production de la nature ou de l’art, il y a création. [...]

En sens contraire : S. Augustin distingue l’œuvre de propagation, qui est une œuvre de la nature, de l’œuvre de création.

Réponse : [...] la forme naturelle d’un corps n’est pas une réalité subsistante : elle est ce par quoi quelque chose est. Aussi, puisque être fait, être créé ne convient à proprement parler qu’à un être subsistant [...], les formes ne sont ni faites ni créées, mais il leur revient d’être concréées. [...] Aussi, dans les œuvres de la nature, la création [...] est présupposée à l’opération de la nature. [...] L’opération de la nature présuppose toujours des principes créés, et c’est ainsi que les produits de la nature sont appelés des créatures.[/citation]

[citation=Somme Théologique Ia.22.3]La providence comprend deux moments : le plan de l’ordination des choses à leur fin, et la mise en œuvre de ce plan, qu’on appelle le gouvernement. Pour ce qui est du premier, Dieu par sa providence, s’occupe de toutes les choses, car il a dans son intelligence la représentation de toutes les choses, même les plus petites, et quelques causes qu’il ait attribuées aux divers effets, c’est lui qui leur a donné la vertu de les produire. Aussi faut-il qu’il ait d’abord dans son intelligence, le rapport de ces effets à leur cause. C’est au second moment que la providence divine use d’intermédiaires, car Dieu gouverne les inférieurs par l’entremise des supérieurs, non que sa providence soit en défaut, mais par surabondance de bonté, afin de communiquer aux créatures elles-mêmes la dignité de cause.[/citation]

[citation=Jacques Maritain, Art et scholastique, 1920, p.87][L'art] est la faculté de produire, non pas sans doute ex nihilo, mais d'une matière préexistante, une créature nouvelle, un être original, capable d'émouvoir à son tour une âme humaine. Cette créature nouvelle est le fruit d'un mariage spirituel, qui unit l'activité de l’artiste à la passivité d'une matière donnée. De là provient en l’artiste le sentiment de sa dignité particulière. Il est comme un associé de Dieu dans la facture des belles œuvres ; en développant les puissances mises en lui par le Créateur, — car « tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières » — et en usant de la matière créée, il crée pour ainsi dire au second degré. Operatio artis fundatur super operationem naturae, et haec super creationem. La création artistique ne copie pas celle de Dieu, elle la continue.[/citation]

(**) Au passage, signalons, en contrepoint en quelque sorte, un exemple positif de subcréateur, celui de Nerdanel, rarement mise en valeur. L'épouse du plus illustre des Ñoldor était aussi la fille de Mathan, un des Ñoldor les plus chers au cœur d'Aulë, le plus grand des subcréateurs. Nerdanel est décrite comme une subcréatrice des plus douées, puisqu'[emphase]« elle réalisait des images, des Valar dans leurs formes visibles, ou des hommes et des femmes des Eldar, et celles-ci étaient si ressemblantes que leurs propres amis, s'ils ne connaissaient pas son art, pouvaient leur parler ; mais elle façonna également bien des choses issues de sa propre pensée en des formes étranges et solides mais très belles »[/emphase]. Or, Nerdanel, qui s'inscrit ici parfaitement dans le Dessein d'Eru, était douée d'un grand libre arbitre, car [emphase]« elle était forte, et libre d'esprit (free of mind), et pleine du désir de la connaissance [...]. Elle était aussi d'une grande volonté (firm of will), mais elle était plus tranquille et plus patiente que Fëanor, désirant comprendre plutôt que diriger les autres »[/emphase] (HoMe X, pp.272-273). Au passage, nouvel écho, analogue à celui que j'évoquais plus haut (en PS), à la partition conjugale en Arda, lorsqu'on lit qu'[emphase]« avec sa sagesse, au début, elle pouvait retenir Fëanor quand le feu de son cœur s'embrasait excessivement ; mais les dernières actions de son époux l'affligèrent et ils s'éloignèrent l'un de l'autre »[/emphase] (ibid.).
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