J'avais oublié de revenir en parler, mais une évocation récente des <i>Soirées à la Male-Selve</i> (anciens chapitres de l'appendice dédié dans <i>HoMe XIII</i>) me rappelle à mes devoirs alors que l'arrivée de Netflix dans un certain salon nous a fait changer un peu d'époque quant aux <i>Soirées</i> en question. ;-)
J'ai donc pu voir, il y a quelque temps, grâce au Dragon et à sa fée, un peu de cette série télé <i>The Witcher</i>, apparemment encore disponible sur Netflix plusieurs mois après la sortie officielle. Finalement, j'ai trouvé cela moins <i>cheap</i> que ce à quoi je m'attendais. Certes, les moyens ne sont pas ceux de <i>Game of Thrones</i>, mais il ne faut pas oublier que la série <i>GoT</i> elle-même n'a pas toujours bénéficié, notamment à ces débuts, des moyens colossaux caractérisant surtout les dernières saisons. Au-delà des poncifs que le Dragon a lui-même évoqué ici précédemment, ce que j'ai pu voir de <i>The Witcher</i> m'a paru être plutôt de bonne tenue, à l'aune des ambitions - assez modestes - affichées.
S'agissant de l'adaptation des récits de Sapkowski, le choix scénaristique d'introduire des éléments inspirés des nouvelles dans une trame plus générale inspirée de la part proprement romanesque de l'œuvre me semble être une bonne idée. En comparant avec les histoires de Conan de Robert E. Howard, c'est un peu comme si l'on adaptait le seul roman de la série de récits howardiens en y adjoignant des éléments issus des nouvelles de ladite série, ce qui pourrait peut-être donner un résultat intéressant... possiblement plus intéressant d'ailleurs que ce semble vouloir proposer Amazon avec sa future série télé tolkienienne, la structure cyclique de l'œuvre d'un Tolkien me paraissant moins se prêter à une structure en série que l'œuvre d'un Howard... ou que celle d'un Sapkowski. Dans le cas de ce dernier, en tout cas, cela semble plutôt fonctionner.
Être un peu prévenu du caractère segmenté de la structure narrative de <i>The Witcher</i> aide à ne pas être trop perdu dès les premières alternances chronologiques de séquences dans le premier épisode. Accessoirement, j'ai retrouvé dans cette série le procédé de diffusion en 48 images par seconde (HFR) dont il avait été notamment question avec la deuxième trilogie tolkienienne de Peter Jackson : dans le cadre d'une série télé, on se pose moins de questions que dans le cadre d'une projection ciné sur grand écran, mais le procédé apporte en tout cas une certaine impression de réalisme. Les effets spéciaux, quant à eux, ne sont pas exceptionnels, mais tout de même corrects compte tenu des modestes ambitions affichées déjà évoquées.
Bref, comme l'a déjà dit le Dragon, on peut effectivement trouver bien pire que cette série à la télé en matière de fantasy de seconde zone, et <i>The Witcher</i> peut sans doute être, en tout cas, une série assez stimulante pour inciter à donner envie, au moins pour la partie la plus liseuse et/ou curieuse du public, de venir (ou revenir) à la littérature avec les récits originaux de Sapkowski.
Amicalement,
B.
<small><small>[EDIT: corrections de fautes]</small></small>
J'ai donc pu voir, il y a quelque temps, grâce au Dragon et à sa fée, un peu de cette série télé <i>The Witcher</i>, apparemment encore disponible sur Netflix plusieurs mois après la sortie officielle. Finalement, j'ai trouvé cela moins <i>cheap</i> que ce à quoi je m'attendais. Certes, les moyens ne sont pas ceux de <i>Game of Thrones</i>, mais il ne faut pas oublier que la série <i>GoT</i> elle-même n'a pas toujours bénéficié, notamment à ces débuts, des moyens colossaux caractérisant surtout les dernières saisons. Au-delà des poncifs que le Dragon a lui-même évoqué ici précédemment, ce que j'ai pu voir de <i>The Witcher</i> m'a paru être plutôt de bonne tenue, à l'aune des ambitions - assez modestes - affichées.
S'agissant de l'adaptation des récits de Sapkowski, le choix scénaristique d'introduire des éléments inspirés des nouvelles dans une trame plus générale inspirée de la part proprement romanesque de l'œuvre me semble être une bonne idée. En comparant avec les histoires de Conan de Robert E. Howard, c'est un peu comme si l'on adaptait le seul roman de la série de récits howardiens en y adjoignant des éléments issus des nouvelles de ladite série, ce qui pourrait peut-être donner un résultat intéressant... possiblement plus intéressant d'ailleurs que ce semble vouloir proposer Amazon avec sa future série télé tolkienienne, la structure cyclique de l'œuvre d'un Tolkien me paraissant moins se prêter à une structure en série que l'œuvre d'un Howard... ou que celle d'un Sapkowski. Dans le cas de ce dernier, en tout cas, cela semble plutôt fonctionner.
Être un peu prévenu du caractère segmenté de la structure narrative de <i>The Witcher</i> aide à ne pas être trop perdu dès les premières alternances chronologiques de séquences dans le premier épisode. Accessoirement, j'ai retrouvé dans cette série le procédé de diffusion en 48 images par seconde (HFR) dont il avait été notamment question avec la deuxième trilogie tolkienienne de Peter Jackson : dans le cadre d'une série télé, on se pose moins de questions que dans le cadre d'une projection ciné sur grand écran, mais le procédé apporte en tout cas une certaine impression de réalisme. Les effets spéciaux, quant à eux, ne sont pas exceptionnels, mais tout de même corrects compte tenu des modestes ambitions affichées déjà évoquées.
Bref, comme l'a déjà dit le Dragon, on peut effectivement trouver bien pire que cette série à la télé en matière de fantasy de seconde zone, et <i>The Witcher</i> peut sans doute être, en tout cas, une série assez stimulante pour inciter à donner envie, au moins pour la partie la plus liseuse et/ou curieuse du public, de venir (ou revenir) à la littérature avec les récits originaux de Sapkowski.
Amicalement,
B.
<small><small>[EDIT: corrections de fautes]</small></small>

