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In Memoriam...
Silmo Wrote:Pour ma part, je vais faire concis. Hugo forever, Napoléon III never.... Dans les Châtiments, l'Expiation est remarquable ainsi que le "Souvenir de la nuit du 4" qui est une des plus belles compositions de la langue française (Aragon disait 'la meilleure leçon de poésie qui soit')
avec ces vers "Il avait dans sa poche une toupie en buis" (un vers si simple et si magnifique) et la conclusion du texte : "C'est pour cela qu'il faut que les vieilles grand-mères, de leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps, cousent dans le linceul des enfants de sept ans."
Ca me fait penser à la Syrie et à la Libye aujourd'hui et à tous les lieux de guerre.
Dans les phrases : "Monsieur Napoléon, c'est son nom authentique, est pauvre, et même prince ; il aime les palais ; il lui convient d'avoir des chevaux, des valets, de l'argent pour son jeu, sa table, son alcôve, ses chasses ; par la même occasion, il sauve la famille, l'église et la société ; il veut avoir Saint-Cloud, plein de roses l'été, où viendront l'adorer les préfets et les maires",
Il n'est pas difficile de changer quelques noms et quelques lieux. Bachar ou Ankara ou d'autres en France.
Hugo reste d'actualité et c'est pour cela que je le relis souvent et que je m'en tiens à lui plus qu'à Napoléon le petit.

Je comprends ce que tu veux dire, cher Silmo, et je peux comprendre ton point de vue. Dans <i>Souvenir de la nuit du 4</i>, que tu cites, Hugo évoque les victimes anonymes de la violence politique et de l'oppression, la grand-mère du poème apparaissant comme une métonymie du peuple opprimée. Mais pour autant, je crois qu'Émile Zola a raison quand il dit que le Napoléon III des <i>Châtiments</i> n'est qu'un [emphase]« croquemitaine sorti tout botté et tout éperonné de l'imagination de Victor Hugo »[/emphase] sans rapport avec la réalité complexe du personnage, et en tenant compte de tout ce qu'il a pu se passer, en Europe et dans le monde, depuis 1853, Napoléon III ne me parait pas être un bon exemple pour personnifier le Mal historique comme le désirait Hugo. Que penserait ce dernier d'Hitler, de Staline, ou de Mao, sachant ce qu'il espérait, lui, Hugo, du XXe siècle ? Quant aux tyrans sanguinaires actuels, en Syrie ou ailleurs, c'est encore autre chose... <i>Les Châtiments</i> ont pris un énorme coup de vieux... de même que tous ses écrits contre Napoléon III censés édifier l'humanité...

Puisque je ne l'ai pas fait précédemment, il me faut ici citer Milza :

[citation=Pierre Milza, <i>Napoléon III</i>, Perrin, 2004, chapitre 8, p. 224-225.]Louis-Napoléon n'était ni un cynique comme Morny, ni un sabreur sans remords comme Saint-Arnaud. Vingt ans après la révolte des Romagnes, il n'avait pas complètement oublié qu'il avait combattu avec son frère aux côtés des soldats de la liberté. Certes, le bannissement, les tentatives avortées de coups de force, les années passées en forteresse à Ham l'avaient endurci et accoutumé à l'idée que le cheminement de l'histoire ne se fait pas sans heurt. Il n'en avait pas moins été choqué par le zèle excessif de ses lieutenants dans la répression de la résistance parisienne. De l'image manichéenne que donnera du 2 décembre l'auteur de l'<i>Histoire d'un crime</i>, on retiendra surtout que l'outrance et la mauvaise foi ne furent pas seulement du côté des vainqueurs. Tout est affabulation et volonté de diabolisation dans le récit que fait Hugo de la fusillade des Grands Boulevards :

<i>Le coup d'État était perdu ; il fallait un coup de terreur pour le relever. On le fit. Louis-Napoléon ordonna de massacrer tous les passants qui encombraient les boulevards de la rue de Richelieu à la rue Saint-Denis. On fusilla, on massacra surtout les femmes et les enfants ; une rivière de sang coula sur le boulevard. [...] Chaque général avait reçu un million et chaque soldat deux pièces d'or. On avait pourvu aux dépenses de cette corruption et de cette orgie en dévalisant la Banque de France de vingt-cinq millions </i>(*)<i>.</i>

Non seulement Louis-Napoléon n'a pas « ordonné » le massacre, mais il a incontestablement été dépassé par l'évènement et affecté par le bilan humain d'un succès payé au prix fort. À Paris, la répression armée avait été disproportionnée aux risques encourus par les putschistes. En province, ce fut principalement sur le plan judiciaire que s'exerça, sous la pression du « parti de la peur », l'élimination plus ou moins prolongée des défenseurs de la République. Dans les deux cas, le prince-président subit plus qu'il ne dirigea l'action de ses partisans, complices sans scrupules et sans pitié, ou notables effrayés par la menace d'une révolution sociale. Pour reprendre les termes du général de Barail, « Louis-Napoléon n'a pas fait tout ce qu'il voulait et n'a pas voulu tout ce qu'il a fait » (**). Il s'en excusera auprès de George Sand lorsque celle-ci, venue solliciter en janvier 1853 la clémence de l'empereur pour quelques-uns de ses amis, se verra répondre : « Ah ! C'est vrai, mais ce n'est pas moi. [...] Demandez tout ce que vous voudrez, pour qui vous voudrez. »

<small>(*) Hugo (Victor), <i>Histoire d'un crime</i>, Paris, 1877.
(**) Barail (François du), <i>Souvenirs</i>, Paris, 3 vol., 1894-1896.</small>[/citation]

S'agissant du témoignage de George Sand, je me permets de compléter Milza avec un passage de la biographie d'Éric Anceau, qui apporte notamment une précision de date :

[citation=Éric Anceau, <i>Napoléon III. Un Saint-Simon à cheval</i>, Éditions Tallandier, 2008, Deuxième Époque, chapitre VI, p. 198-199.]George Sand [...] qui se vit accorder une audience, le 29 janvier 1852, trouva devant elle un homme [(Louis-Napoléon)] très différent de celui qu'on lui avait décrit : « J'ai vu une larme, une vraie larme dans cet oeil froid et il m'a tendu les deux mains tout d'un coup [et] m'a dit : "Demandez-moi tout ce que vous voudrez pour qui vous voudrez (*)" » Cependant, elle n'obtint pas l'amnistie générale qu'elle réclamait, mais uniquement des grâces particulières et une nouvelle entrevue, le 6 février, fut suivie des mêmes résultats.

<small>(*) Lettre à P.-J. Hetzel du 30 janvier 1852, in G. Sand, <i>Correspondance générale</i>, Garnier frères, 1969, tome X.</small>[/citation]

S'agissant encore de George Sand, son jugement sur Napoléon III au moment de sa mort, en 1873, est reproduit en annexe (n°15) de la biographie d'Anceau : c'est un jugement qui, sans être complaisant, me parait équilibré et bien plus fin que n'aura pu jamais l'être celui de Hugo.

Silmo Wrote:...je reconnais à N III les mérites de l’extension du Louvre, l'éphémère Palais de l’industrie, la création de l'Opéra, l'aménagement de Compiègne et Saint-Cloud, la bise à Victoria, etc... bref ses propres lieux de plaisirs et de frivolité que nous avons joie à visiter aujourd'hui (pas Victoria, les Palais), pourtant à l"époque une débauche indécente de crédits pour son seul divertissement et les "séries", bordels mondains de l'époque...

Il y aurait trop de choses à dire, sur le Paris haussmannien, le Louvre et les Tuileries enfin réunis, sur la « fête impériale », les « séries » de Compiègne, les opéras-bouffes d'Offenbach, les courtisanes et le demi-monde de l'époque, l'opéra Garnier, le Salon officiel et le Salon des refusés (voulu par Napoléon III)... Tout cela mériterait de longs développements... que je t'épargne. ;-) :-)
Napoléon III a été le premier chef d'État français à engager clairement les pouvoirs publics dans le domaine social, et en ce qui concerne la vie politique, même s'il est né d'un coup d'État, le Second Empire a été une période durant laquelle, même si les dés furent longtemps plus ou moins pipés notamment avec le système des candidatures officielles, les Français ont fait l'apprentissage de la démocratie et du suffrage universel, simplement en prenant l'habitude d'aller voter aux élections et lors des plébiscites, ce qui représentait déjà, dans un pays encore très rural malgré l'industrialisation, une évolution importante pour les mentalités d'alors : j'ai pu le constater en étudiant une part des nombreuses archives publiques et privées de l'époque, dans le cadre de mes recherches universitaires lorsque j'étais étudiant.

Silmo Wrote:Tant d'insouciance, au point de perdre une guerre !

Tu sais que c'est plus compliqué que cela... ^^ La défaite française lors de la guerre de 1870-1871 ne s'explique pas que par la « fête impériale », et la France a notamment été, par la suite, bien contente d'avoir les moyens financiers (hérités de l'Empire) de payer rapidement la dette de guerre pour mettre fin à l'occupation prussienne d'une partie du pays. Du reste, Napoléon III a capitulé à Sedan mais il a refusé de discuter de pourparlers de paix avec Bismarck : il n'a donc pas perdu la guerre, mais une première phase de celle-ci, le conflit s'étant poursuivi sans lui, tandis qu'il était, du reste, prisonnier.

Silmo Wrote:On passera sur Sedan...

Ah mais non, cher Silmo, au contraire, une fois n'est pas coutume, parlons-en un peu, de Sedan... et en compagnie de Victor Hugo, qui n'y était pas (ou alors seulement « après », en bon téléologue), mais qui bien sûr nous en parle dans un poème de son recueil <i>L'Année terrible</i> (1872) : https://fr.wikisource.org/wiki/L'Année_terrible/Sedan

[citation]<i>[...]
Plaine ! affreux rendez-vous ! Ils y sont, nous y sommes.
[...]
Là c'était l'Allemagne et là c'était la France.
Tous avaient de mourir la tragique espérance
Ou le hideux bonheur de tuer, et pas un
Que le sang n'enivrât de son âcre parfum,
[...]
Tandis que nos soldats luttaient, fiers et tâchant
D’égaler leurs aïeux que les peuples vénèrent,
Tout à coup, les drapeaux hagards en frissonnèrent,
Tandis que, du destin subissant le décret,
Tout saignait, combattait, résistait ou mourait,
On entendit ce cri monstrueux : Je veux vivre !
[...]
Alors la Gaule, alors la France, alors la gloire,
Alors Brennus, l'audace, et Clovis, la victoire,
[...]
Napoléon, plus grand que César et Pompée,
Par la main d'un bandit rendirent leur épée.</i> [/citation]

À Sedan, bombardée par des centaines de canons prussiens, comme le constate Milza et bien d'autres historiens, et contrairement à ce que raconte Hugo, Napoléon III a cherché la mort, en parcourant à cheval le champ de bataille, malgré la maladie de la pierre qui le rongeait. Mourir à Sedan, comme le note Milza, aurait mis fin à ses souffrances physiques et morales et aurait pu racheter les ultimes fautes de son règne aux yeux de l'Histoire. Il aurait pu mourir, comme un des officiers de son escorte, et il a voulu mourir, mais la mort, ce jour-là, n'a pas voulu de lui... peut-être parce que, quelque part, il était alors déjà mort, ainsi que le pensait George Sand. Alors, comme il voulait cependant éviter le massacre des milliers de soldats français qui l'entourait, il a fini, lui qui n'avait plus le commandement de quoi que ce soit à ce moment-là (ni militaire, ni politique), par prendre la responsabilité que personne ne voulait prendre, à savoir celle de hisser le drapeau blanc. Et lorsqu'il a ensuite rendu son épée, il ne l'a fait qu'en son nom propre, sans engager la France comme puissance combattante (ce qui n'arrangeait pas les affaires de Bismarck). Plus tard, en exil, pour s'expliquer au sujet de cette « capitulation honteuse » si vivement reprochée, Napoléon III déclarera : [emphase]« On a prétendu qu'en nous ensevelissant sous les ruines de Sedan, nous aurions mieux servi mon nom et ma dynastie. C'est possible. Mais tenir dans la main la vie de milliers d'hommes et ne pas faire un signe pour les sauver, c'était chose au-dessus de mes forces. [...] Mon cœur se refuse à ces sinistres grandeurs. »[/emphase] Dès le lendemain de la capitulation, prisonnier des Prussiens, il écrivait à l'impératrice Eugénie : [emphase]« J'aurai préféré la mort à être témoin d'une capitulation si désastreuse, et cependant, dans les circonstances présentes, c'était la seule manière d'éviter une boucherie de 100 000 personnes. [...] »[/emphase]
Alors, sachant cela, quand je vois Victor Hugo se pointer comme une fleur, et donner son avis haineusement « éclairé » sur ce que Napoléon III a fait à Sedan, j'avoue que je suis assez tenté de trouver son attitude indigne et méprisable (pour rester poli), sur un plan humain au-delà même de la politique et de l'histoire. Voila bien à quoi, en tout cas, aboutit la haine. À quelque-chose de laid, même écrit avec de beaux vers de grand poète, hélas. La plume est peut-être plus forte que l'épée, mais pas moins capable de se mettre au service de la bassesse... et de la haine.

<small>Je crois qu'il y a une différence entre ne pas aimer ou détester quelqu'un, et carrément le haïr. Je ne comprends pas comment Hugo a pu haïr à ce point Napoléon III, en tant qu'adversaire ou ennemi politique. Si j'essaie de comparer, très modestement, avec mes propres détestations politiques, je n'ai pas le sentiment d'éprouver autant de haine. Ainsi, pour prendre des exemples évidents m'ayant notamment cassé les pieds durant tout un quinquennat, je déteste Sarkozy et Fillon. Je les déteste politiquement pour les « valeurs actuelles » qui sont censés être les leurs à des degrés divers, et je les déteste également pour le rapport personnel abusif qu'ils ont avec le pouvoir, les lois, les apparences et bien sûr avec l'argent. Les différents procès qu'ils ont actuellement au derrière sont tous mérités sur le principe, et j'espère (sans me faire d'illusions) qu'ils seront effectivement condamnés, pour l'exemple, même si ces individus-là, malheureusement, s'en sortent toujours, d'une manière ou d'une autre. Ce que j'éprouve à leur égard est un mélange de détestation et de mépris. Mais je m'efforce tout de même d'éviter de tomber dans la haine, à leur égard comme à celui des autres politiciens que je déteste (à droite et à l'extrême-droite, naturellement, mais aussi à gauche, du côté qui est censé être le mien, et à l'extrême-gauche, sans oublier quelques insupportables faux-culs centristes, et bien-sûr Macron et ses courtisans, que je déteste aussi cordialement). Il ne me viendrait pas à l'esprit de consacrer toute une œuvre artistique engagée à ces détestations, à consacrer des poèmes à cela, en y incluant des noms qui n'évoqueraient plus rien à personne 160 ans plus tard, sauf pour les historiens et les passionnés d'histoire. Alors certes, Hugo en son temps réagissait à un contexte politique (celui d'un coup d'État et de sa répression en particulier) qui n'est pas censé être celui que nous connaissons en France au XXIe siècle, mais il n'empêche que quand je relis les <i>Châtiments</i>, je sais certes de qui Hugo parle quand il parle de Morny, de Maupas, de Rouher, de Baroche, de Montalembert, etc., parce que j'ai longuement étudié la période, mais honnêtement je trouve que tout cela n'a plus guère de portée aujourd'hui, et dès lors les attaques hugoliennes m'ennuient sans convaincre. On a dit qu'il importait peu que l'on ne souvienne plus de tous ces personnages, parce que leur seule nomination suffisait à les déshonorer, en 1853 et pour la postérité. Pour ma part, j'aurai tendance à paraphraser plus ou moins Karl Marx, qui reprochait à Hugo de grandir Napoléon III au lieu de le rapetisser comme il le prétendait : paradoxalement, Hugo aide tous ces gens à ne pas être oubliés et <i>a posteriori</i> finit, quelque part, par les honorer malgré lui ! Alors, du coup, se pose la fameuse question : pourquoi tant de haine ? Seul le piège de l'ego me parait, un peu, expliquer la chose...</small>

Mais je m'en voudrais de ne partager ici qu'un regard critique, voire négatif, sur Victor Hugo. Le Hugo politique, encore très célébré à l'époque du bicentenaire de sa naissance, m'a beaucoup agacé par le passé, mais à présent, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, et j'avoue sans peine que mon regard est plus apaisé. Du reste, on parle moins aujourd'hui du Hugo politique, et plus du Hugo créateur, et cela me convient quand même bien mieux... car c'est ce qu'a produit l'Hugo créateur, immense écrivain, que j'ai envie de retenir. Hugo poète, Hugo romancier, Hugo dessinateur, Hugo spirituel, et Hugo sensuel aussi : la créativité de cet Hugo-là m'attire bien davantage, comme celle de beaucoup d'artistes du XIXe siècle, époque décidément chère à mon cœur de lecteur et d'esthète, si j'ose m'exprimer ainsi.
Il y a quelques années, je suis passé à la Maison de Victor Hugo, place des Vosges, pour y voir une belle exposition intitulée <b>« Eros Hugo - Entre pudeur & excès »</b> , et je recommande la lecture du petit catalogue de cette expo, si vous en avez l'occasion.
Enfin, si je devais citer un gros livre sur Hugo qui mérite la lecture, ce serait — aussi surprenant que cela puisse peut-être paraître pour quelqu'un qui a étudié l'histoire à l'université — la biographie hugolienne d'Alain Decaux (<i>Victor Hugo</i>, Perrin, 1984) : Decaux, décédé en 2016 à 90 ans (<b>RIP Alain Decaux</b>), n'était pas un historien de formation, mais son travail particulier sur Hugo m'a toujours paru sérieux et intéressant (même si Decaux a notamment eu tort de nier les ambitions ministérielles déçues de Hugo sous le mandat présidentiel de Louis-Napoléon).

[séparation]

Silmo Wrote:ps : et please Benjamin, tente de faire concis aussi. :) Il y a beaucoup de choses à lire chaque jour ici et ailleurs et la nuit, je dors ! :) Aussi quand tu prépares tes messages, fais nous des résumés :D C'est pas méchant mais comme tu me demandais pourquoi j'écrivais en petits caractères car cela te turlupinais, je te pose à mon tour la question qui me turlupine : comment faire bref ? :/

Aïe, aïe, aïe... Comment faire bref, François... dans un monde où le mètre-étalon du partage et de la communication numérique mondiale semble être le réseau social Twitter, avec son nombre de caractères limités ? Eh bien, pour faire bref, je suppose qu'il suffit de suivre le mouvement vers le « toujours plus court »... Sur le réseau de Mark Z., cela fait longtemps que je n'écris plus que de très courts messages en partageant surtout des images (comme sur Instagram), et j'évite de plus en plus de commenter les posts des autres, pour éviter les polémiques stériles et chronophages. J'ai la faiblesse de penser qu'un forum de discussion comme JRRVF — un forum <i>littéraire</i>, qui plus est — n'a pas (encore) forcément vocation à s'inscrire dans la même logique...

Ceci dit, tu n'es pas le premier à me reprocher mes longueurs et mes pavés, y compris parmi les JRRVFiens... Mais je ne sais pas ce que vous voulez... Du temps pour lire autre chose ? Mais, moi aussi, j'ai besoin de temps pour lire autre chose, chaque jour ici et ailleurs... et je m'efforce de le prendre, ce temps, même avec des journées bien remplies et qui ne sont pas plus extensibles que les vôtres ! Quant à la nuit pour sommeiller, personne ne vous oblige à veiller pour voir si je vais pondre éventuellement quelque-chose sur le présent forum, pendant que tout le monde dort ou est censé dormir... :-)

Tu veux des résumés, François... alors que je fais pourtant déjà des efforts pour éviter de faire trop de digressions... ^^' Et à chaque fois que je poste quelque-chose ici, je me dis : <i>« je ne devrais pas : qu'est-ce qu'ils vont encore s'imaginer ? »</i> Mais bon, je prends bonne note de tes remarques, et en m'excusant de ne pas avoir sans doute été encore assez concis cette fois-ci, je vais essayer de continuer à faire des efforts... en espérant quand même que l'on ne m'obligera pas à en venir à me limiter au mot de Cambronne (très concis, certes, mais facilement mal interprétable)... ;-)

Amicalement, :-)

B. <small>(qui, au lieu de faire le zouave sur JRRVF, doit enfin terminer une relecture de thèse, entre autres choses urgentes...)</small>

<small><small>[EDIT: corrections de fautes diverses]</small></small>
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