26-08-2010, 14:19
Adanedhel >>> <i>"Au plan nanar, ce n'est pas Conan qui me vient à l'esprit - quoique le deuxième, Conan le Destructeur, a du potentiel - mais plutôt Red Sonja, en français Kalidor et la légende du Talisman."</i><p><i>Conan the Barbarian</i> de John Milius n'est absolument pas un nanar, et je trouve justement aberrant qu'il y ait des gens qui puissent penser cela. C'est, au contraire, un très bon film, même si Milius laissera davantage le souvenir d'un très bon scénariste que celui d'un génie de la mise en scène. Et on ne le répètera jamais assez : <b>la musique composée pour le film par Basil Poledouris est une pure merveille</b>, du niveau d'un John Williams, d'un Ennio Morricone, d'un John Barry, d'un Jerry Goldsmith, ou d'un Bernard Herrmann, pour ne citer qu'eux parmi les très grands compositeurs de musique de film.<p><i>Conan the Destroyer</i>, de Richard Fleischer, est bien moins bon que le film de Milius, mais il reste divertissant bien qu'étant souvent franchement caricatural par rapport au film précédent. Arnold Schwarzenegger avait perdu pas mal de sa musculature de culturiste pour être plus crédible dans <i>Conan the Barbarian</i>, mais Fleischer lui a curieusement demandé de reprendre cette musculature excessive dans <i>Conan the Destroyer</i>, tout en lui faisant porter un slip de fourrure totalement absent du premier film... La caricature du "barbare", reprise par les <i>"nullités heroic-fantasiesques"</i> dont tu parles, peut fort bien, à mon avis, venir de <i>Conan the Destroyer</i> (mais, en tout cas, elle ne vient pas du tout de <i>Conan the Barbarian</i>, contrairement à ce que croient ceux qui n'ont pas vu le film de Milius).<p><i>Red Sonja</i> (sorti effectivement en France sous le titre <i>Kalidor, la légende du Talisman</i>, pour mettre en avant le personnage secondaire joué par Arnold Schwarzenegger) est objectivement un film quelque peu raté, réalisé par un Richard Fleischer apparemment au bout du rouleau... Ce film fait effectivement l'objet d'une chronique sur Nanarland, mais il faut savoir que celle-ci est relativement récente, et que le fait de parler de nanar pour ce film n'a pas forcément fait l'unanimité en amont... J'avais lu la chronique à l'époque, et je me souviens que l'auteur reconnaissait lui-même qu'avec ce film, on a tout de même affaire au haut du panier en ce qui concerne les diverses productions d'heroic fantasy au cinéma dans les années 1980. Rien à voir, par exemple, avec ce festival de mauvais goût qu'est <i>Barbarians</i>, entre autres. Dans <i>Red Sonja</i>, la qualité de la photo, les décors, les éclairages, tout cela donne tout de même un résultat propre, vu que Fleischer n'était pas non plus un tâcheron (c'est le réalisateur de <i>Soleil Vert</i> [avec Charlton Heston], quand même, et du film <i>Les Vikings</i> [avec Kirk Douglas] aussi). En fait, personnellement, même si le résultat est globalement bien mauvais, je trouve que tout n'est pas à jeter dans ce <i>Red Sonja</i> : je retiens au moins, en effet, quelques bons moments musicaux... mais ce n'est pas un hasard, puisque c'est tout de même Ennio Morricone qui a composé la musique du film (on reconnaitra cependant volontiers que le maestro a été ici bien moins inspiré que dans le cadre de sa merveilleuse collaboration avec Sergio Leone, par exemple). Morricone dans <i>Red Sonja</i>, c'est un peu comme John Barry dans le dernier James Bond avec Roger Moore (<i>Dangereusement Votre</i> [<i>A View to a Kill</i>], 1985... la même année que <i>Red Sonja</i>, tiens !) : c'est un James Bond particulièrement laborieux... mais le grand compositeur John Barry réussit néanmoins à séduire par moments, grâce à quelques morceaux de flûte traversière dont il a le secret... bien que les temps glorieux de Sean Connery soient fort loin...<br>Après, c'est sûr, dans <i>Red Sonja</i>, le gosse est effectivement très énervant, le scénario est sans intérêt, et la prestation de Birgit Nielsen est tout sauf inoubliable. Mais dans la mesure où le personnage de Red Sonja n'est qu'une création de bande dessinée très très très très librement inspirée d'un personnage féminin original nommée Sonya de Rogatino que Robert E. Howard a brillamment mis en scène, en 1934, dans une de ses meilleures nouvelles historiques (où l'heroic fantasy est de facto totalement absente), on voit bien que l'on partait de très loin dès le départ... et le résultat est donc finalement sans surprise.<p><br>Silmo >>> <i><DIV class="citeAuteur">"<B>Adanedhel</B> a demandé :<DIV class="citeTexte">un accès immédiat à Barbarians et aux chroniques du Dragon</div></div>No problemo pour les Chroniques du Dragon...<br>Comme indiqué plus haut, je suis favorable à un échange :-)<br>Les Chroniques contre le DVD de Kalidor ? Ca marche ? Je l'ai jamais vu."</i><p>Ha ! Ha ! Ha ! Après ce que tu as écris sur <i>les Chroniques du Dragon</i>, Silmo, je crois que tu vas pouvoir qualifier <i>Red Sonja</i> (<i>Kalidor</i>) de chef d'oeuvre du 7eme art sans aucun problème ! ;-)))<br>Franchement, je ne crois pas que Adanedhel y gagnera au change... mais c'est à vous de voir ! ;-)<p><br>Silmo >>> <i>"Quant à "Conan" c'est drôlement bien, surtout en quadriphonie :-D<br>(je veux dire, la stéréo de la télé plus Romaine d'un côté et Didier de l'autre récitant par cur les dialogues avec intonation et tout)."</i><p>J'ai souvent écouté la musique du film par Poledouris chez Didier et Romaine, et comme eux, j'aime beaucoup <i>Conan the Barbarian</i> : ce fut d'ailleurs un soulagement pour moi, il y a quelques années, lorsque, grâce à eux, je me suis rendu compte que je n'étais pas le seul sur JRRVF à apprécier ce film de Milius ! Mais tu me fais penser que nous autres, JRRVFiens toulousains, nous n'avons encore jamais tenté l'expérience du visionnage de <i>Conan the Barbarian</i> en polyphonie dans le salon du dragon... Il faudra réfléchir sérieusement à la question, par Crom ! ;-)<p><br><CENTER><BIG><i><b>"Between the time when the oceans drank Atlantis, and the rise of the sons of Aryus, there was an age undreamed of. And unto this, Conan, destined to wear the jeweled crown of Aquilonia upon a troubled brow. It is I, his chronicler, who alone can tell thee of his saga. Let me tell you of the days of high adventure..."</b></i></BIG><p><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51TC7YQ9Z5L._SL500_AA300_.jpg" /><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/41Q455DYGPL._SL500_AA300_.jpg" /></CENTER><p>Amicalement, :-)<p>Hyarion <SMALL>...qui écoute du Poledouris en boucle, au coeur de la nuit...</SMALL>

