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Questions de genre dans les langues elfiques
#15
J'ai lu la suite. C'est extra !!

Voici donc mes retours sur la suite, rendue à ce point.

[espacement]Une distinction toute en nuance

Titre parfait ;)

Remarques d'ordre général, liées au fait que cette partie est tellement extra (les éléments sont synthétisés clairement, accessibles, documentés, illustrés, bien dosés ...) qu'elles risquent d'en remettre une couche par rapport à ton interrogation concernant la partie précédente :
1. celle partie-ci se lit beaucoup plus facilement que la précédente (que je devais relire plusieurs fois pour ne pas perdre le fil ...) ;
2. ici aussi on a des éléments de diachronie externe, ce qui fait redondance avec l'objet de la première partie.
Ces deux remarques sont faites à chaud ... et ne retirent rien de toute façon à l'intérêt du contenu de la partie précédente.

Typos : relevées directement dans le document.

Les suffixes -n(d)il et -n(d)ur :

Quote:[citation]Les noms dans ce cas sont nombreux, mais n’utilisent qu’une poignée de suffixes différents. En quenya, outre seldë et yondo, on peut signaler les suffixes féminins nilmë « amitié » > –nilmë « amie » (sous l’influence de nildë « amie »), [...], ainsi que les suffixes masculins [...] nildo > –(n)dil « ami », núro > –(n)dur « serviteur » [...][/citation]

Plusieurs choses [small](alors, je demande d'avance ton indulgence, j'en suis resté pour l'essentiel aux sources disponibles dans les années 2000 ;))[/small] :
  • Quelle est la référence du suffixe -nilmë « amie » ? Eldamo ne référence que le nom nilmë « amitié » ;
  • Tu ne mentionnes pas le suffixe féminin #-n(d)ildë, attesté -nildë dans le pluriel Yavannildi [small](*)[/small] ;
  • Tu ne mentionnes pas non plus le suffixe masculin -n(d)ildo, attesté dans les Étymologies (corrigées) [small](**)[/small] ;
  • Du fait de ces deux suffixes, mais aussi du fait que des pluriels comme elendili désignaient vraisemblablement tous les fidèles, hommes et femmes, j'en étais personnellement venu à me dire qu'en fin de compte, le suffixe -n(d)il devait avoir ou bien uniquement valeur neutre ou bien double valeur : masculine et neutre [small](car nos très nombreux exemples en -n(d)il concernent quand même tous des hommes ; on aurait ici ce qui est habituel en notre galante langue française avec notre masculin genre non marqué ; cf. la question que tu poses en note 44 par rapport au suffixe cousin -n(d)ur)[/small], le suffixe -n(d)ildo une valeur masculine et le suffixe -n(d)ildë une valeur féminine ;
  • L'ancien anglais -wine est marqué d'ailleurs ou pas ?
  • Enfin, un pinaillage voire peut-être une question bête : comme les mots de base sont nilmo, nildo, nildë, núro, ne conviendrait-il pas mieux de désigner la variabilité des suffixes en les écrivant -n(d)il, -n(d)ur ... plutôt que -(n)dil, -(n)dur ... ?

[espacement]Voilà.
Encore un très grand merci pour cette agréable synthèse.

Jérôme

[espacement]<small>(*) (**) Références :
[citation=HoMe XII, « Of Lembas », p.404]From the ear to the wafer none were permitted to handle this grain, save those elven-women who were called Yavannildi (or by the Sindar the Ivonwin), the maidens of Yavanna; and the art of the making of the lembas, which they learned of the Valar, was a secret among them, and so ever has remained.[/citation]

[citation=HoMe V, « Etymologies », p.378 (intégration faite des addenda & corrigenda)]NIL-, NDIL- (DIL-) friend. Q nilda friendly, loving (towards); nildo (and nilmo), f. nilde, friend; nilme friendship. In names -nil, -dil also –nildo, -dildo = Old English wine, as Elendil (*Eled-nil) = Ælfwine; Herendil = Eadwine [see KhER]; Valandil = Godwine.[/citation]</small>
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