<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1600725654_michael_lonsdale_-_musee_gustave_moreau_-_2016_-_casadei_productions.jpg" width="769" />
Outre sa filmographie, je me souviens notamment de Michael Lonsdale comme invité de l'ancienne émission télévisée littéraire <i>Des mots de minuit</i>, sur France 2 au début des années 2000 : il se dégageait de lui, au-delà du flegme, quelque-chose à la fois de simple, de fin et de libre, qui le rendait attachant au-delà de ses rôles de comédien. Étant passé à côté de son <i>Dictionnaire de ma vie</i>, paru en 2016, il a fallu que ce soit à l'occasion de sa disparition que j'apprenne que son long célibat était dû à un profond chagrin d'amour éprouvé pour la grande actrice (et courageuse femme) Delphine Seyrig, dont il comparait le timbre de la voix (si particulière) à un violoncelle...
C'était lui-même un très grand acteur (et aussi un artiste peintre par ailleurs). Excellent dans son rôle d'abbé pour <i>Le Nom de la rose</i> de Jean-Jacques Annaud, il l'est aussi dans le rôle du frère Luc qu'il interprète dans <i>Des hommes et des dieux</i> de Xavier Beauvois, un film plein d'humilité et d'humanité, à l'image des moines mis en scène dans ce long métrage sorti en salles il y a déjà dix ans : je crois que la personnalité de Michael Lonsdale correspondait bien à celle de ce frère Luc, dont l'acteur disait qu'il restait habité par lui plusieurs années après le tournage, et qu'il le portait dans son cœur. Il s'était lui-même converti au catholicisme à 22 ans. Lonsdale a aussi beaucoup soutenu l'œuvre de l'abbé Pierre, dont il avait entendu dès 1954 le célèbre appel à lutter contre la misère. Quel qu'ait été la nature profonde de ce qui aura animé sa vie, c'était une belle personne.
<b>RIP Michael Edward Lonsdale-Crouch, dit Michael Lonsdale (1931-2020)</b>
https://www.lemonde.fr/disparitions/arti..._3382.html
Amicalement,
B.
Silmo Wrote:Si parfait dans le Nom de la Rose, un grand acteur s'en va encore, Michael Lonsdale.
Qu'on partage ou non sa religion, c'est avec un grand respect qu'on peut saluer ses engagements en faveur des démunis motivés par sa foi.
Une seule fois méchant dans Moonraker, c'était pour du faux.
Hommage monsieur.
Outre sa filmographie, je me souviens notamment de Michael Lonsdale comme invité de l'ancienne émission télévisée littéraire <i>Des mots de minuit</i>, sur France 2 au début des années 2000 : il se dégageait de lui, au-delà du flegme, quelque-chose à la fois de simple, de fin et de libre, qui le rendait attachant au-delà de ses rôles de comédien. Étant passé à côté de son <i>Dictionnaire de ma vie</i>, paru en 2016, il a fallu que ce soit à l'occasion de sa disparition que j'apprenne que son long célibat était dû à un profond chagrin d'amour éprouvé pour la grande actrice (et courageuse femme) Delphine Seyrig, dont il comparait le timbre de la voix (si particulière) à un violoncelle...
C'était lui-même un très grand acteur (et aussi un artiste peintre par ailleurs). Excellent dans son rôle d'abbé pour <i>Le Nom de la rose</i> de Jean-Jacques Annaud, il l'est aussi dans le rôle du frère Luc qu'il interprète dans <i>Des hommes et des dieux</i> de Xavier Beauvois, un film plein d'humilité et d'humanité, à l'image des moines mis en scène dans ce long métrage sorti en salles il y a déjà dix ans : je crois que la personnalité de Michael Lonsdale correspondait bien à celle de ce frère Luc, dont l'acteur disait qu'il restait habité par lui plusieurs années après le tournage, et qu'il le portait dans son cœur. Il s'était lui-même converti au catholicisme à 22 ans. Lonsdale a aussi beaucoup soutenu l'œuvre de l'abbé Pierre, dont il avait entendu dès 1954 le célèbre appel à lutter contre la misère. Quel qu'ait été la nature profonde de ce qui aura animé sa vie, c'était une belle personne.
<b>RIP Michael Edward Lonsdale-Crouch, dit Michael Lonsdale (1931-2020)</b>
https://www.lemonde.fr/disparitions/arti..._3382.html
Amicalement,
B.

