Yyr Wrote:[small][...] Mais le plus grave est ailleurs :[/small]
Yyr Wrote:On a lu plus haut : [emphase]« wegū<big>̆</big>, une personne de nature (et de fëa) mâle(s), a person of male nature (anf fëa) »[/emphase] (cf. [emphase]« nesī<big>̆</big>, nese, (une personne de nature) femelle, (a person of) female (nature) »[/emphase]).
[small]Je vois que, depuis le début, personne n'a osé le dire tout haut.
Mais je sais que vous l'avez tous remarqué : les hommes ont un fëa, une âme, et les femmes n'en ont pas !
Pourvu que personne ne dénonce Tolkien au Ministère de l'Égalité ! :).[/small]
<small>Effectivement, c'est grave. ^^'
Ainsi, le fëa ne concernerait pas les femmes ? Cela me rappelle le concile de Mâcon, renvoyant en fait à une légende mais que l'on croyait encore au XIXe siècle (voire encore au XXe) être un évènement historique lors duquel la question « la femme a-t-elle une âme ? » aurait été débattue... Or il se trouve que la légende en question a probablement pour origine une question d'ordre linguistique : cette question, selon Grégoire de Tours, aurait été évoquée lors du second concile de Mâcon en 585, au cours duquel un évêque se serait demandé si le terme latin <i>homo</i> désignait l'être humain en général ou seulement la part masculine de l'humanité, la première option ayant été retenue par cette assemblée des évêques de Bourgogne et de Neustrie...
Il est amusant d'imaginer que Tolkien se soit peut-être fait (malgré lui, rien qu'en oubliant sans doute d'ajouter des mentions entre parenthèses) son petit « concile » tout seul... avec le risque qu'ultérieurement, dans ce cas-là également, une légende noire s'empare de l'interprétation des textes ! ;-)
B.
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