Merci à vous deux pour toutes ces gauloiseries... ;-)
Pour l'heure, j'aurai tendance à penser que le point d'Archimède en question, celui dont parle Descartes comme point d'appui sûr dont on ne saurait douter (si je me souviens bien), tend plutôt à se confondre avec la ligne de crête évoquée précédemment... La recherche se poursuit, en tout cas... ;-)
En effet, s'il faut essayer de passer par l'humour pour évoquer les sujets qui fâchent, il suffit de demander... mais sait-on jamais comment autrui réagira ? ^^' Personnellement, et précisément, mes goûts en matière d'humour vont généralement du côté de l'ironie, mais au risque parfois d'être perçu comme grinçant dans ma propre expression. Il n'y a pas d'ironie sans joie — [emphase]« l'humour n'est pas sans l'amour, ni l'ironie sans joie »[/emphase], écrit Jankélévitch —, mais pas d'ironie non plus si l'humour est trop « mou », trop facile, trop superficiellement consensuel, trop prompt à ménager les illusions dont l'ironie doit précisément nous délivrer (du moins dans une certaine mesure). Dès lors, l'ironiste prend toujours un peu le risque d'être mal compris, et c'est en cela que l'ironie est un art difficile, délicat, notamment en des temps où parler à l'esprit des gens et à leur lucidité n'est pas toujours évident, loin s'en faut... C'est un problème de confiance, voire de complicité, notamment par exemple si autrui a tendance à ne pas s'impliquer dans les échanges comme on essaye de le faire soi-même : dans ce cas-là, l'éventuelle ironie d'autrui a toutes les chances de tomber à plat à mes yeux, notamment si je ne peux pas percevoir de la joie et de la bienveillance derrière, et ma propre ironie aura aussi toutes les chances d'être exprimée en pure perte si je ne sais pas, au fond, à qui je m'adresse, et <i>a fortiori</i> si autrui se révèle être mal intentionné, cynique, hypocrite. Ceci étant dit, même quand on connait les gens, l'humour ne se communique pas forcément partout avec tout le monde et de la même manière. Ici, par exemple, nous pouvons communiquer avec humour autour d'Astérix et Obélix, ou autour de Tintin et Haddock, parce que leurs références, communes ici à toutes et tous (du moins, je le suppose), tend à créer une connivence que même l'univers de Tolkien ne permettra pas toujours forcément (ou même l'humour anglais d'ailleurs, car tout le monde n'est pas toujours sensible au non-sense des Monty Python par exemple). Mais qu'en est-il quand on s'essaye vraiment à un ironie prenant le risque d'aller un peu au-delà des habitudes créant généralement la connivence ?
Bon, on peut toujours essayer... ^^'
Depuis quelque temps, Jérôme nous parle de ce qu'il appelle, chez Tolkien, la <i>partition conjugale</i>... et nous verrons bien jusqu'où pourra éventuellement aller le développement de ce paradigme de partition, notamment dans l'hypothèse où l'on tenterait de voir ce que cela pourrait signifier vis-à-vis des rapports entre hommes et femmes au sein de nos sociétés dites « modernes » (mais en fait surtout complexes, aujourd'hui comme hier) du Monde dit Primaire. ;-) En attendant que cela se produise (si ça doit se produire), associé avec d'autres divers échanges passés (pas seulement avec Jérôme) autour du « progrès », de la « modernité », des relations entre femmes et hommes, du mariage, de la famille, de la sexualité, etc., cela m'a fait (re)penser à un souvenir de lecture satirique, remontant au pontificat de Benoît XVI. En 2009, dans son édition du dimanche 8 mars, sortie la veille au soir, <i>L'Osservatore Romano</i>, le quotidien du Saint-Siège, avait célébré la journée du dimanche en question (journée internationale des droits des femmes) en présentant la machine à laver comme étant peut-être ce qui a « le plus participé à l'émancipation des femmes occidentales au XXe siècle »... ce qui avait inspiré au regretté Pétillon (disparu en septembre 2018) un savoureux dessin paru dans <i>Le Canard enchaîné</i> du mercredi suivant (11 mars 2009).
Caractéristique du talent de Pétillon, c'est à plusieurs degrés que ce dessin exprime et partage l'ironie qui en fait toute sa saveur.
Du moins est-ce là ce que je ressens...
Puisse-t-il en être de même pour vous. ^^
Or donc, concluons...
Que dire de plus ? ;-)
<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1600837836_obelix_farpaitement_-_asterix_lauriers_de_cesar.jpg" width="569" />
Amicalement, :-)
B.
<small>[EDIT (24/09/2020): suite à requête amicale, mise en lien hypertexte du dessin de Pétillon, précédemment directement affiché dans le présent message]</small>
Yyr Wrote:...dans ta recherche de l'équilibre, il ne reste plus qu'à trouver ton point d'Archimède ;)
Pour l'heure, j'aurai tendance à penser que le point d'Archimède en question, celui dont parle Descartes comme point d'appui sûr dont on ne saurait douter (si je me souviens bien), tend plutôt à se confondre avec la ligne de crête évoquée précédemment... La recherche se poursuit, en tout cas... ;-)
Yyr Wrote:Peut-être Silmo et Hyarion pourraient-ils essayer de passer par l'humour pour nous partager les choses qui fâchent ?
Silmo Wrote:pour ce qui est d'essayer de passer par l'humour, nul n'est en reste. Pas faute d'essayer, lourd ou léger, sans couleurs, fin ou non. Tantôt on fait rire, parfois on irrite.
En effet, s'il faut essayer de passer par l'humour pour évoquer les sujets qui fâchent, il suffit de demander... mais sait-on jamais comment autrui réagira ? ^^' Personnellement, et précisément, mes goûts en matière d'humour vont généralement du côté de l'ironie, mais au risque parfois d'être perçu comme grinçant dans ma propre expression. Il n'y a pas d'ironie sans joie — [emphase]« l'humour n'est pas sans l'amour, ni l'ironie sans joie »[/emphase], écrit Jankélévitch —, mais pas d'ironie non plus si l'humour est trop « mou », trop facile, trop superficiellement consensuel, trop prompt à ménager les illusions dont l'ironie doit précisément nous délivrer (du moins dans une certaine mesure). Dès lors, l'ironiste prend toujours un peu le risque d'être mal compris, et c'est en cela que l'ironie est un art difficile, délicat, notamment en des temps où parler à l'esprit des gens et à leur lucidité n'est pas toujours évident, loin s'en faut... C'est un problème de confiance, voire de complicité, notamment par exemple si autrui a tendance à ne pas s'impliquer dans les échanges comme on essaye de le faire soi-même : dans ce cas-là, l'éventuelle ironie d'autrui a toutes les chances de tomber à plat à mes yeux, notamment si je ne peux pas percevoir de la joie et de la bienveillance derrière, et ma propre ironie aura aussi toutes les chances d'être exprimée en pure perte si je ne sais pas, au fond, à qui je m'adresse, et <i>a fortiori</i> si autrui se révèle être mal intentionné, cynique, hypocrite. Ceci étant dit, même quand on connait les gens, l'humour ne se communique pas forcément partout avec tout le monde et de la même manière. Ici, par exemple, nous pouvons communiquer avec humour autour d'Astérix et Obélix, ou autour de Tintin et Haddock, parce que leurs références, communes ici à toutes et tous (du moins, je le suppose), tend à créer une connivence que même l'univers de Tolkien ne permettra pas toujours forcément (ou même l'humour anglais d'ailleurs, car tout le monde n'est pas toujours sensible au non-sense des Monty Python par exemple). Mais qu'en est-il quand on s'essaye vraiment à un ironie prenant le risque d'aller un peu au-delà des habitudes créant généralement la connivence ?
Bon, on peut toujours essayer... ^^'
Depuis quelque temps, Jérôme nous parle de ce qu'il appelle, chez Tolkien, la <i>partition conjugale</i>... et nous verrons bien jusqu'où pourra éventuellement aller le développement de ce paradigme de partition, notamment dans l'hypothèse où l'on tenterait de voir ce que cela pourrait signifier vis-à-vis des rapports entre hommes et femmes au sein de nos sociétés dites « modernes » (mais en fait surtout complexes, aujourd'hui comme hier) du Monde dit Primaire. ;-) En attendant que cela se produise (si ça doit se produire), associé avec d'autres divers échanges passés (pas seulement avec Jérôme) autour du « progrès », de la « modernité », des relations entre femmes et hommes, du mariage, de la famille, de la sexualité, etc., cela m'a fait (re)penser à un souvenir de lecture satirique, remontant au pontificat de Benoît XVI. En 2009, dans son édition du dimanche 8 mars, sortie la veille au soir, <i>L'Osservatore Romano</i>, le quotidien du Saint-Siège, avait célébré la journée du dimanche en question (journée internationale des droits des femmes) en présentant la machine à laver comme étant peut-être ce qui a « le plus participé à l'émancipation des femmes occidentales au XXe siècle »... ce qui avait inspiré au regretté Pétillon (disparu en septembre 2018) un savoureux dessin paru dans <i>Le Canard enchaîné</i> du mercredi suivant (11 mars 2009).
- Lien hypertexte direct vers le dessin satirique en question : https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1...s_2009.png
Caractéristique du talent de Pétillon, c'est à plusieurs degrés que ce dessin exprime et partage l'ironie qui en fait toute sa saveur.
Du moins est-ce là ce que je ressens...
Puisse-t-il en être de même pour vous. ^^
Or donc, concluons...
Silmo Wrote:Tous pareils et que ce qui nous unit l'emporte sur ce qui sépare, sans zizanie ;)
Que dire de plus ? ;-)
<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1600837836_obelix_farpaitement_-_asterix_lauriers_de_cesar.jpg" width="569" />
Amicalement, :-)
B.
<small>[EDIT (24/09/2020): suite à requête amicale, mise en lien hypertexte du dessin de Pétillon, précédemment directement affiché dans le présent message]</small>

